Eric Mortreuil Expérience à Blois

A Blois, j'étais "Directeur de l'Internat".
Près de 200 collégiens et lycéens, et 8 éducateurs. Je travaillais de 11h30 à 23h sur place, puis j'étais de permanence dans mon logement de fonction jusqu'au matin.
De 11h30 à 12h, je rencontrais le CPE pour faire le point. Je ne venais en général pas le matin, cest lui qui soccupait déventuels malades signalés le matin par les surveillants de nuit.
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Mon bureau, en juin 1998 |
Aux récréations, je recevais les internes à mon bureau, pour toutes sortes d'autorisations (sorties, activités, etc), de motifs (objets à emprunter, à récupérer, courrier, etc). Les élèves venaient aussi discuter, annoncer une note, etc. Mon bureau était ouvert aux internes à toutes récréations dès midi (sauf le temps du repas que je partageais avec les professeurs à midi, les éducateurs le soir). Une douzaine de sièges favorisait cet accueil spontané, face au bureau; derrière, des fauteuils permettaient d'accueillir pour des conversations plus approfondies. Je disposais de livres et revues à prêter, sur toutes sortes de sujets liés à léducation. |

Autour de mon bureau, trois pièces accueillaient les internes pour des jeux, de la lecture, du bricolage, un labo photo.

12h30 à 13h
, repas avec les professeurs. Occasion d'échanger sur les élèves et d'orienter l'aide à apporter à certains.Pendant les cours de l'après-midi, je rencontrais le CPE, les Directeurs des Etudes, l'Econome, le Directeur. Je préparais des animations, téléphonais à des parents, etc. Sajoutait la rédaction des billets de sanction, d'informations aux surveillants, etc. Je recevais aussi quelques élèves en entretien.
Conseil de Direction hebdomadaire.
Je disposais dun budget pour le foyer, le labo photo, etc. Avec un compte et un chéquier. Je faisais quelques courses, mais envoyais les élèves lorsquils pouvaient sen charger.
Chaque lundi de 16h à 16h45, je réunissais mon équipe de surveillants (bilan, informations, réflexions, formation, consignes, etc).
A partir de 16h45, je m'occupais des élèves. Entretiens d'accompagnement individuel, ou en petits groupes. Suivi du travail (organisation, méthode), du moral, d'activités, des délégués, des problèmes de comportement et de discipline, etc. Ce jusqu'à 21h45.
La dimension relationnelle est centrale, à mon point de vue. Je crois que la relation est lâme de léducation. Et pour cela il faut du temps, et des locaux adaptés. Javais la chance den disposer, nayant pas trop de questions administratives à régler, ni de surveillance à effectuer.
Je crois aussi que la relation éducative ne peut faire limpasse de la dimension autorité-responsabilité.
Je passais aussi dans les études et dans les dortoirs, de manière aléatoire.
Un dortoir (ici, Terminales), 40/45 élèves
Extinction des feux entre 21h et 22h selon les niveaux : je restais à mon bureau jusquà 23h (diverses paperasses) afin que les surveillants nhésitent pas à me téléphoner en cas de besoin.
Le mercredi, nous gardions les collégiens sur place. Certains étaient inscrits dans des clubs à lextérieur (nous gérions ces inscriptions en lien avec les parents), mais beaucoup restaient. Jencadrais le travail des quelques surveillants rémunérés pour assurer des heures danimation : modélisme, sport, informatique, piscine, foyer.
Je préparais les Terminales internes aux épreuves dentretien et aux lettres de motivation.
Je proposais aux élèves quelques temps de formation et réflexion sur des questions comme la Personne Humaine, le Sens de la Vie. Sous forme denseignement ou de vidéo-débats.
Jétais chargé de recruter les surveillants (annonce, contacts avec agences de reclassement, tri des candidatures, entretien avant présentation éventuelle au Directeur), de les former, de les suivre, de les accompagner dans leur travail (passages dans les études, les dortoirs, les cours), de définir leurs responsabilités et leurs horaires de travail dans le respect du droit du travail.
En plus de la réunion du lundi, javais conçu une semaine de formation avant la rentrée des élèves : psychologie des adolescents, relation dautorité, divers points plus précis : toxicomanie, intervention/ incendie, etc. Jassurais une partie des enseignements, et faisais venir quelques intervenants (commissariat, extincteurs, etc).
Je rédigeais aussi un bilan annuel avant lattribution des primes de Noël.
Cela m'occupait du dimanche soir au vendredi soir (mais je ne venais que très rarement le matin : jour de départ en vacances). Il m'arrivait parfois de remplacer un surveillant malade. Mais je ne faisais pas de surveillance habituellement. Une fois par mois, il y avait une séance de retenue pour les internes, du vendredi 17h au samedi 10h. Un surveillant les prenait en charge, jétais donc de permanence également.
Photo prise à l'occasion de l'ouverture du labo photo Noir et Blanc, au printemps 1994.
Chaque année, en juin, j'organisais un grand jeu en ville. Les internes du collège partaient en équipes, déguisés, dans une sorte de rallye, avec des épreuves animées par des élèves de Seconde. Une bonne centaine de garçons passait ainsi quelques heures à se détendre dans le centre ville de Blois.

Mon logement de fonction, dans un bâtiment tout proche de l'établissement, maison hébergeant aussi les 6è et 5è, à l'étage:
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