YES
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C'est une photo datant d'une ancienne époque!
De
gauche à droite : Peter Banks (si je ne me trompe pas...), Chris
Squire, Jon Anderson, Tony Kaye (encore la la photo n'est pas
très clair), Bill Bruford (beaux souliers)...
Les plus grands absents : Steve Howe, Alan White, Rick Wakeman et
tant d'autres!
J'ai eu toutes les misères du monde à trouver une photo du
groupe en entier, je crois qu'ils n'aimaient pas les photos
promotionelles!
Yes est un mythe du rock progressif, un des plus gros représentants, avec Genesis, Emerson Lake and Palmer, et pour plusieurs c'est LE plus grand et représentatif des groupes progressifs. Il serait extrêmement fastidieux de se construire une argumentation pouvant réfuter ceux qui prônent cet opinion, parce qu'en effet, Yes est, pour la plus grande partie de son existence du moins, un des groupes qui a su le plus garder sa liberté d'écriture, donc, de créer de la musique progressive. Le groupe a connu de nombreux changements dans son alignement, mais il a su toujours se doter de musiciens extrêment conscients des possibilités de leurs instruments, et très perfectionnés dans l'art de manier ceux-ci...
Le groupe a une collection impressionnante de disques à son palmarès, dans la trentaine au moins... Yes est extrêment productif, et à l'opposé de certains autres groupes, on est toujours sur le point de recevoir un nouveau CD de Yes dans nos magasins... Malgré certaines divagations dans leur style, principalement dans les années 80 (encore...), on peut toujours reconnaître Yes, bien sûr entre autre grâce à l'unique voix de Jon Anderson que personne ne peut imiter. Il a une voix des plus hautes, mais elle coule bien et ne vient pas seulement vous rendre fou comme un grincement de porte continu.
Les débuts de Yes n'ont pas été trop longs, disons que le succès leur est venu très vite grâce aux mouvements musicaux qui éclataient dans la fin des années 60. Une période humble à faire quelques spectacles au "Marquee" en Angleterre et après un album et 1/2 on se retrouve déjà dans le succès! Le premier album éponyme n'a pas bouleversé énormément, les premières chansons attirant l'attention viennent avec le deuxième Time and a Word et les premiers succès avec The Yes Album. Ce dernier contient Yours is no Disgrace, une de mes favorites, Starship Trooper encore une autre, un succès en spectacle I've Seen All Good People et la prestigieuse prestation du nouveau guitariste remplaçant Peter Banks nommé Steve Howe dans The Clap, une pièce qu'il a composé et interprète avec brio.
Débute l'époque folle pour le groupe, la carrière et l'argent vient enfin! Fragile, l'album qui suit, est un succès instantané appuyé de leur méga-hit des année 70 Roundabout et le très beau Heart of the Sunrise. À ce moment, l'Amérique et l'Europe connaît bien Yes, les pas de danse du bassiste Chris Squire, les paroles poétiquement insensées mais si belles de Jon Anderson, les capes magiques du nouveau claviériste (un homme important dans l'histoire de la musique) Rick Wakeman (il a même travailler avec Ozzy Osbourne, bizarre! et il est l'inventeur de "l'empilage" de claviers, très utile pour les claviéristes progressifs), ils connaissent aussi bien les figures de Alan White et de Bill Bruford (qui quittera le groupe pour revenir plus tard, entretemps il jouera avec tous les musiciens et groupes renommés dont Genesis (Seconds Out) et King Crimson (Red...)) Yes commence à sortir les albums les plus "progs" de sa collection, Close to the Edge contient trois chansons dont la pièce titre qui s'étend sur 20 minutes, Tales From Topographic Oceans qui est un album double audacieux de quatre chansons de 20 minutes (une chanson par face de vinyl!). Ce dernier sera très controversé, la moitié des fans l'adorent et l'autre le répugne. Trop prétentieux? Aucun sens? Mais c'est du progressif! Ce moment sèmera un peu de bisbille dans le groupe, les membres interchangent encore, et on a droit à Relayer, un autre album de la même structure que Close to the Edge, c'est-à-dire, une chanson de 20 minutes! Rick Wakeman n'y est plus, et on a pour un seul album un Suisse (un musicien Suisse? Rareté!) du nom de Patrick Moraz qui donnera un des albums les plus "heavy" de la collection de Yes. Par la suite, c'est le retour de Wakeman, et le groupe reprend de plus belle avec Going For The One qui contient la chanson préférée (avec cause) d'Anderson Awaken. Suit un album encore un peu controversé qui met Yes dans une position plus où moins confortable, c'est la rupture, Anderson quitte ainsi que Wakeman.
Les trois membres restant du groupe ne peuvent pas concevoir la fin du groupe et finissent par engager des personnes qui enregistraient dans le même studio qu'eux dans un groupe appelé The Buggles (vous connaissez sûrement Video Killed the Radio Stars...), il s'agit du claviériste Geoff Downes et du chanteur Trevor Horn qui, bien humblement, a bien de la difficulté à se voir chanter les chansons de Jon Anderson. De plus, il a de belles lunettes (si vous voyiez!). Les deux nouveaux ne feront pas l'unanimité, mais leur travail avec Yes semble considérable, je ne peux me prononcer car je n'en connais rien encore. Ils ne resteront pas bien longtemps avec le groupe, et quitteront aussitôt pour laisser la place aux deux déserteurs, Anderson et Wakeman, mais bizarrement, c'est au tour de Steve Howe de quitter, il s'en va rejoindre les plus grands noms du progressifs dans un groupe éphémère "prog commercial" avec des gens de King Crimson, Emerson Lake and Palmer et d'autres dans Asia (on dit que Steve avait au dessus de 50 guitares, c'est vraiment commercial non?) et pendant ce temps sort 90125 en 1983. Bref, depuis ce temps, les formations du groupe semblent ne jamais stagner! Surtout avec le nouveau guitariste Trevor Rabin, une bête de scène qui fait crier les demoiselles et donnent le plus gros hit commercial à jamais de Yes Owner of a Lonely Heart dans Big Generator ; un album de 1987. Soudain un groupe se forme à partir du Yes orginial, il est innocemment nommé ABWH pour "Anderson Bruford Wakeman Howe" (retour de Bruford un très ancien batteur!). Les autres membres de Yes voyant cet nouvelle partie de Yes jouer leurs succès proposent une réunion définitive dans Union (1991, Wakeman l'appelle "Onion" tellement il est à pleurer) qui ne serait pas une grande réalisation musical, mais qui rapprochera les membres une fois pour tout. Les années 90 ne sont pas très productives pour Yes, Talk (1994) et Open Your Eyes (1997) sortent sans grandes histoires (je n'en connais rien).
Mais en cette fin des années 90, on sent un retour aux racines pour le groupe ; enfin! The Ladder sort en 1999 et vient rassurer tous les fans du groupe : oui! malgré la cinquantaine, les Anderson et compagnie peuvent encore pousser à fond la caisse! On attend encore un album qui sortira bientôt en Octobre : Magnification. Yes est présentement en tournée dans un spectacle accompagné d'un orchestre, et ils retrouvent leur ancien publique en interprétant leur vieux matériel des années 70! Le progressif ne sera pas mort tant que Yes vivra, et comme disait Wakeman, Yes est comme un orchestre, on en sort et entre comme on le veut et on le peut, et même après notre mort, un orchestre continue à vivre.
Simon L. 1er Septembre 2001
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1973 Note: 4+ (Mais ce pourrait être n'importe où entre 3 et 7 franchement!) 1) The Revealing Science of God - Dance of the Dawn 2) The Remembering - High the Memory 3) 'The Ancient' - Giants Under the Sun 4) Ritual - Nous Sommes du Soleil Super pompeux, super production, super
sérieux, super admiration de son propre nombril! Je
pense que nous venons tout juste de dépasser une
certaine limite! Tout semble long. |
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"What happened to this song we once knew so well"
Qu'est-t-il arrivé à cette chanson que nous connaissions si bien.
De The Revealing Science of God - Dance of the Dawn
Je n'ai pas choisi ces paroles de The Revealing... au hasard! Non non non... Moi aussi, chers membres de Yes, je me le demande : QU'EST-T-IL ARRIVÉ À CES CHANSONS QUE VOUS CONNAISSIEZ SI BIEN!!! Je m'apprête à faire ma première revue moins positive, je sens que je vais le regretter un peu mais bon, il faut bien commencer quelque part. Tales From Topographic Oceans est l'album dont tous les critiques commencent par "c'est un album mitigé, certains l'adulent et les autres l'haissent", c'est assez vrai, mais je n'irais pas jusqu'à dire que je le déteste à en vomir. Après Close to the Edge et ses fabuleuses critiques, Yes pousse la complexité encore plus loin avec cet album vraiment, mais vraiment difficile à digérer. Très facile à "indigérer" par contre. Il est dit assez clairement dans les notes du livret que l'album a été majoritairement écrit et conceptualisé par Jon Anderson (le rêveur de l'espace) et Steve Howe. "Chris, Rick and Alan made very important contributions of their own...". Avez-vous déjà lu le terme "masturbation musicale"? Et bien moi oui, souvent dans des critiques qui démolissent le rock progressif en général en disant que l'on pousse la complexité et l'instrumentation au maximum pour prouver je ne sais quoi. Je ne suis pas d'accord, bien sûr, avec cette expression, mais ici, elle peut presque s'appliquer. L'album a ceci de bon : le concept. Il semble être très intéressant, inspiré d'une idéologie ou religion asiatique. Anderson dit avoir reçu l'idée en lisant "Autobiographie d'un Yogi" de Paramhansa Yoganada. Un passage décrivait les quatre parties du shastrick qui contient tous les aspects de la religion, de la vie sociale et de tous les domaines. Les quatre pièces (longs mouvements) décrivent ces quatres parties du shastrick. Assez peu tangible, mais assez intéressant. Mais cela peut être déplaisant pour ceux qui n'aiment pas se sentir trop "intellectuels"!
The Revealing... est à mon avis la meilleure pièce ici, et en plus c'est la première. J'étais assez content au début, je pensais que j'allais devenir une des personnes qui "adulent" l'album, mais il allait en être autrement. Cette première pièce est la plus structurée. Peut-être est-ce simplement une illusion, dûe au fait que nous sommes plus attentif au début. Enfin, la plupart des passages musicaux sont bons ici, même l'ensorcelante incantation du début. Et on dirait presqu'avoir droit à du rock quand Anderson chante "What happened, to wonders, we once knew so well" et "What happened, to this song...". C'est la partie "Shrutis" du shastrick, dont la description est, selon mon opinion, la plus belle et intéressante. "La science de Dieu peut être vue comme une fleur qui s'ouvre à l'infini, les simples vérités émergent" et "Le savoir de Dieu est une recherche, constante et claire". Ensuite The Remembering... est Suritis. Le début de la chanson est intéressant et doux, mais vraiment trop long, cette mélodie pourrait être agréable si elle ne durait pas huit minutes. Le reste, pour être franc, je ne m'en souviens pas très bien. Un des problèmes importants sur cet album, c'est que la complexité est un obstacle majeur à notre capacité de mémorisation! Au moins, nous nous devons de les féliciter pour leur capacité de mémorisation à eux! Il est dit, dans le texte sur ce mouvement, que les claviers de Wakeman jouent un rôle important dans la création de "l'océan topographique". On les entend oui, mais pas vraiment de solo ici, seulement un espèce de "mur de son" en arrière-plan qui cache le silence. Pas vraiment désagréable, mais vraiment long. On change de CD... oui après deux mouvements... On tombe sur 'The Ancient' qui débute avec les "guitares types" de Yes. Je m'explique... Moi, je n'aime pas vraiment ce genre de guitare qui semble aller nul part. Il est dit dans le texte sur ce mouvement (Puranas), qui concerne l'héritage des civilisations qui nous ont précédés, que les guitares symbolisent ces dons de nos ancêtres. J'aurais voulu entendre des mélodies nous rappelant des cultures étrangères, de la musique égyptienne... sud-africaine... non? À la place, nous avons une guitare qui se promène de façon tout à fait dissonante, cela semble arriver souvent avec Yes, comme dans Sound Chaser sur Relayer. Et encore là, vous vous devez d'endurer cela pendant une dizaine de minutes durant lesquelles vous vous retenez pour ne pas foutre votre poing sur la gueule d'Anderson pendant qu'il vous lance, de façon très laide, le mot "soleil" dans onze ou douze langues. La chose qui vous retient, c'est le prix du système de son vraiment, alors n'écouter pas cela sur un radio "cheap", car vous risquez de vous faire mal aux jointures soudainement. C'est bien dommage que la pièce débute comme cela, car la fin est quand même très belle. On a enfin droit à PEU d'instruments : la guitare acoustique et la voix d'Anderson. Ici, la guitare est vraiment agréable, c'est bien! Le dernier mouvement, Ritual... est Tantras. "Sept notes que nous devons apprendre pour connaître le rituel de la vie"... En tout cas... "La vie est une bataille entre des sources de méchanceté et l'amour pur". La bataille est supposée être symbolisée par le combat entre les percussions et la basse (Squire contre White). Oui, cela semble être perceptible. Je dis que je préfère The Revealing, mais Ritual est sûrement la deuxième meilleure. C'est la seule pièce de l'album que le groupe s'acharne à produire de temps en temps en concert si je ne me trompe pas, car c'est habituellement la préférée des fans sur l'album. Peut-être est-ce vrai que c'est la meilleure, en effet, je suis sûrement en train de ronfler trop fort sur mon lit à ce moment pour m'en apercevoir! J'avoue qu'il y a du bon matériel ici. Plus d'énergie. Oui oui, finalement, c'est quand même assez bien. Mais là, je n'ai plus rien à dire, mis à part que nous, les francophones, on se souvient bien de celle-là, car Anderson chante en Français "Nous sommes du soleil...".
Je crois sincèrement que Tales From Topographic Oceans serait déjà BEAUCOUP plus intéressant s'il était plus divisé. Comme pour The Lamb Lies Down on Broadway de Genesis, qui est lui aussi un album double, mais rien ne dépasse les sept ou huit minutes. S'il y avait eu plus de divisions, nous aurions eu plus de points de références, et l'album serait plus mémorable. Bien sûr, le tout concerne quelque chose qui est divisé en quatre... Enfin, ils n'avaient qu'à mettre des sous-titres! Comme "Evil Against Love" quelque part dans Ritual... Non?... Détrompez-vous, l'album n'est pas tout à fait désagréable, il est simplement long. J'ai lu quelque part le texte de quelqu'un qui disait qu'il avait pris une cassette, et enregistré les meilleures parties seulement de Tales..., il avait obtenu un enregistrement de trente minutes! Je me devais absolument de posséder cet album, surtout lorsqu'on considère toutes les batailles qu'il occasionne dans la communauté du rock progressif... Il est dispendieux, mais si vous êtes bien plongé dans le prog, c'est un achat que vous vous sentirez obligé de faire. Rick Wakeman a quitté le groupe après cet album (il reviendra plus tard), et c'est tout à fait compréhensible, surtout lorsqu'on considère le matériel qu'il produisait à ce moment! Son album solo The Six Wives of Henry VIII, paru lui aussi en 1973 (et sur lequel tous les membres de Yes sont présents excepté Anderson), contient beaucoup plus d'énergie. Dans un documentaire, j'ai appris qu'au départ, Anderson voulait enregistré cet album dans la nature pour être en contact avec la Terre! Finalement, il s'est contenté de faire "entrer la Terre" dans le studio! Wakeman s'est plaint que son instrument ne fonctionnait pas parce qu'il y avait de la paille dans les circuits! Et il y avait une immense vache en carton dans le studio ; tout à fait ridicule. Peut-être que Wakeman commençait à trouver Jon un peu fou... Finalement, un dernier conseil, si vous débutez dans le monde du progressif et que voyez cet album et ressentez une certaine tentation, voici ce que vous devez faire : courez en fou vers la sortie la plus près en agitant les bras.
(Addition du 24 janvier 2004: J'ai réécouté Tales aujourd'hui, après plusieurs mois. J'aimerais bien lui donner une meilleure note, mais je crois que je devrai m'abstenir. Que c'est difficile! L'album est toujours aussi interminable, mais vraiment, il y a de très bons moments dans cet album! Notamment dans The Revealing Science of God et vraiment la fin de The Ancient est superbe... Mais le DÉBUT de The Ancient est peut-être le pire moment musical que je connaisse. Les 10 premières minutes sont médiocres et m'irritent vraiment, je sens de la distorsion dans mon cerveau qui me fait serrer les dents. Je pense maintenant que Ritual n'est vraiment pas si extraordinaire, je pense même que je préfère The Remembering par moments... Cela dépend vraiment. Bref, la prétention de cet album, et sa longueur, ne me permettent pas de lui donner un 5, surtout qu'à 5, il y a Wind and Wuthering de Genesis, qui est plus concis, et répond mieux à la description de ce pointage. Je suis toujours dans un dilemme face à cet album! Je veux reconnaître l'effort, mais en même temps j'ai le goût de la prétention sur la langue. Un grand POINT D'INTERROGATION, voilà ce que Tales représente pour moi.)
Simon L. 12 juillet 2002 (mise à jour le 24 janvier 2004)
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1974 Note: 7+ 1) The Gates of Delirium 2) Sound Chaser 3) To Be Over Définitivement très
"métallique". Un des albums les plus
"durs" de Yes. Il a une sonorité unique pour
le groupe. The Gates of Delirium est vraiment
forte. |
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"Listen, should we fight forever, knowing as we do know fear destroys"
Écoutez, devrions nous combattre à jamais, sachant comme nous le savons bien que la peur détruit.
De The Gates of Delirium
Relayer ne m'enchante pas toujours. Comme toute la musique de Yes, on dirait qu'il me vient en "vagues". C'est d'ailleurs pour cela que je ne sais pas si je dois réécouter Tales From Topographic Oceans... Ce sont des plans qui pourraient me pousser à augmenter ma note. À l'origine, ma tête me disait d'être plus dur envers Relayer, mais avant, je l'ai réécouter dans le noir et dans un état un peu "fatigué", et je crois qu'il a grandi dans mon estime. Après tout, plusieurs personnes adulent cet album. Comme j'ai mentionné dans le commentaire en "mauve" ci-haut, c'est un album très "métallique". Je crois que le gris de la pochette y est pour quelque chose (elle est plus grise que ce que l'image laisse entendre). Mais plus important, Patrick Moraz, un claviériste Suisse, remplace Rick Wakeman, et il ne tente en rien d'être comme son prédécesseur. Il brille particulièrement sur The Gates of Delirium. L'album n'est pas subtil dans sa tentative de revenir à la formule gagnante de Close to the Edge, dont le 40 minutes étaient aussi environ 20-10-10. Le facteur "classique" appartient vraiment à Close to the Edge par contre...
Je crois qu'aucune des pièces de Relayer n'est mauvaise. Mais The Gates of Delirium supplante vraiment les autres; elle est complexe, et en même temps elle s'accroche plus à vos cellules de la mémoire. C'est une histoire assez stéréotype d'avant-durant-après guerre qui décrit les motifs et ambitions des gens impliqués je crois, mais encore là, déchiffrer du Jon Anderson, ce n'est pas mon hobby favori. La musique elle, est tellement bien attachée au titre "The Gates of Delirium". Nous franchissons vraiment les portes du délire lorsque nous écoutons la pièce. Pendant les 15 premières minutes, la pièce ne vous laisse pas beaucoup respirer avec son instrumentation pesante et "pleine" qui écrase. La basse et le clavier tentent de se supplanter l'un l'autre dans une bataille infernale. Patrick Moraz livre un combat extrême! La sonorité de son clavier est vraiment différente de celle de Wakeman, et c'est grâce à lui que la sensation métallique existe. À la fin, la partie souvent appelée "Soon", rend le tout superbement doux avec un message d'espoir. Une fin triomphante. Encore une fois, l'atmosphère est très importante, et il faut la comprendre avant d'approcher Relayer. La pochette et les images à l'intérieur aide vraiment à vous transporter dans le bon monde. Merci Roger Dean! Après The Gates of Delirium, l'autre moitié de l'album commence. L'album n'est pas handicapé par les deux autres pièces, mais ces dernières m'accrochent que très peu. Par contre, quand je les écoute, je les aime. Peut-être que si The Gates of Delirium était sur la deuxième face du disque, Sound Chaser et To Be Over prendraient leur place. Sound Chaser est remplie d'une énergie et d'un mur de son très similaire à celui de The Gates of Delirium. Il y a un passage de guitare de Steve Howe que je n'aime pas vraiment; un autre de ces moments ou la musique semble fuir au profit de vagabondage inutil. Heureusement, ce n'est pas trop long, ni trop accablant. La partie "Cha-Cha-Cha Cha-Cha", hmmmm... Je ne sais pas si c'est ridicule ou non, mais j'aimerais mieux, en général, qu'elle n'existe pas! Sound Chaser tente d'être comme The Gates of Delirium à sa façon, et ne réussit qu'à moitié. Elle est loin d'être désagréable par contre. Finalement, il y a To Be Over, qui elle, est vraiment le prototype de la chanson oubliable. C'est un rythme long et lent sur lequel Jon Anderson chante une mélodie loin d'être accrochante. Si vous écoutez cette chanson avant de vous endormir, elle est parfaitement à sa place. Il y a un passage musical très intéressant avant les dernières paroles qui nous rappelle soudainement l'ambiance de l'album; tant mieux! La fin est très majestueuse et belle. Malheureusement, le reste est vraiment une enclume sur le pied. 5 minutes au lieu de 10 auraient très bien fait l'affaire.
Je peux dire que toutes les pièces de Relayer me donne une impression positive, et que de temps en temps, je suis vraiment surpris par l'album. Je le répète; la perception de l'atmosphère est primordiale! Si vous ne comprenez pas le monde métallique du groupe et de Roger Dean, Relayer pourrait être un paquet de sons agressants. Il faut être un peu conditionné pour aimer le tout, mais il y a des jours où le conditionnement se fait par lui même, et c'est alors que Relayer prend de la valeur. Maintenant, il est vraiment temps que je m'achète des albums de Yes...
Simon L. 24 janvier 2004
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