VAN
DER GRAAF GENERATOR
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De gauche à droite, Hugh Banton, Peter Hammill, Guy Evans et David Jackson
Au sein du mouvement du rock progressif, peu de groupes suscitent une polémique aussi grande que Van Der Graaf Generator. On ne peut pas rester indifférent devant cet ensemble qui a définitivement de grands admirateurs, et de persistants ennemis. Lorsque l'on parle de Van Der Graaf Generator, c'est tout comme si l'on parlait de Peter Hammill, point final. Hammill utilise son groupe pour ajouter les éléments de saxophone et de synthétiseurs, mais il est évident que Hammill est le compositeur majeur du groupe, et les paroles sont toutes de lui. D'ailleurs, sa manière de voir la vie semble très sombre dans un sens, mais non dans l'autre. L'existentialisme est à son plus fort; la vie à le potentiel pour être vraiment nulle, mais c'est à chacun de nous de trouver le secret en nous...
Mais là où le groupe entraîne vraiment une controverse, c'est sur son style musical. C'est un style très discutable, et souvent vraiment difficile, sinon impossible, à apprécier. Particulièrement pendant la "phase 1" du groupe, les sons évasifs, la musique insensée, "bizarre dans le seul but d'être bizarre", tout cela est au rendez-vous. Parfois, l'instrumentation peut laisser perplexe même le plus propice à aimer le rock progressif (moi inclus!). Mais, contrairement à ce que vous pouvez penser en ce moment, je ne déteste pas Van Der Graaf Generator; je me suis procuré 3 albums très rapidement, un à la suite de l'autre. La musique est tellement intrigante que l'on veut savoir ce qu'il en advient plus tard... Honnêtement, insérer un album de Van Der Graaf Generator dans son lecteur CD, c'est prendre un pari... Le pari existe parce que nous ne savons jamais quand nous sommes disposés à écouter la musique de ce groupe... Il faut prendre une chance, parfois on reste indifférent, parfois les poils de nos bras se dressent.
Il faut aussi noter que Van Der Graaf Generator est prématuré. Pour la critique, ce groupe progressif aura culminé en 1970 ou 1971. Déjà à ce moment, l'ensemble avait fixé sa sonorité progressive. Les débuts du groupe se font en 1967-68. Le premier batteur, Chris Judge-Smith, aura trouvé le nom du groupe... Van Der Graaf Generator... Générateur Van Der Graaf. Vous en avez tous déjà vu un, vous ne saviez tout simplement pas que cela s'appelait ainsi... Si vous allez dans un exposition sur la physique, et voyez cette boule de vitre(?) dans laquelle on voit de la lumière provoquée par des courants d'électricité statiques, et que lorsque vous mettez les mains dessus, vos cheveux se dressent sur votre tête, vous venez alors de toucher à un "Van Der Graaf Generator"... Ce nom étant un peu lassant à écrire (mais franchement original je suppose), je vais me plaire à nommer le groupe VDGG très souvent! Alors, notre batteur se joint à Peter Hammill et au claviériste Nick Peame. Ironiquement, le membre du groupe ayant donné le nom à celui-ci part l'année suivante, soit en 1968... Et peu de temps après, le "groupe" (qui est sur les ailes de Peter Hammill) est constitué de Hammill, Hugh Banton aux claviers qui remplace Peame, Guy Evans à la batterie et Keith Ellis à la basse. Mais tout alla très mal, et le groupe se sépara, Hammill commença à écrire son album solo, sur lequel la plupart des membres du groupe sont présents, car il aura demandé leur aide après tout... L'album, The Aerosol Grey Machine, devient le premier album de Van Der Graaf Generator parce que OUI, il possède cette étiquette. Alors le bassiste est remplacé par Nic Potter, et l'addition du saxophoniste (il joue de plusieurs instruments à vent) David Jackson marque un pas important pour le groupe, qui solidifie sa formation. L'album The Least We Can Do Is Wave to Each Other sort en 1969. H to He Who Am the Only One sort en 1970, après quoi le bassiste s'en va, et Hugh Banton, le claviériste, prendra sa place en jouant des deux instruments. H to He est l'album que les fans de progressifs qui aiment plus ou moins VDGG respectent le plus... Pawn Hearts en 1971 par contre, est définitivement l'album le plus controversé du groupe, et c'est ici que les fans "occasionnels" renient l'ensemble. Peter Hammill démantèlera le groupe après cet album, pendant 4 années, le groupe est en pause, mais la carrière solo de Hammill est en feu. Beaucoup aiment mieux Hammill solo que Hammill avec VDGG, je ne suis pas encore familier avec Hammill solo... Je sais qu'il est plus connu sous son nom, que sous le nom Van Der Graaf Generator (au Québec du moins). En 1975, Peter Hammill reforme le groupe avec les mêmes membres, et la phase 2 est en branle, avec un style plus constant, et moins évasif. Quelques albums verront le jour Godbluff et Still Life, ensuite Banton et Jackson quitte et le groupe sort The Quiet Zone et Vital sous l'étiquette "Van Der Graaf" avec le violoniste Graham Smith. C'est en 1978 que l'aventure prend fin, lorsque Hammill décide finalement de ne faire que du solo... Mais souvent, les anciens membres de VDGG apparaissent sur ses efforts.
Un groupe culte très étrange et difficile d'accès, parfois trop, mais qui vaut sûrement la peine d'être étudié, et apprécié si cela est possible. Et l'existentialisme sous la voix soignée de Hammill, ce peut être intéressant.
Simon L. 2 août 2003
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Vos commentaires;
Kamal T., 8
octobre 2005
JE PENSE QUE LE NOM DE VDGG ET EMPRUNTER DU NOM DU PHYSICIEN
HOLLANDAIS VANDER GRAAF MAIS QUEL PRÉNOM?
MAIS LE STYLE DU GROUPE POSSÈDE UNE FORCE ASSEZ ORIGINAL POUR
TRANSMETTRE UNE AMBIANCE PROPRE COMME AU MILIEU DE LEURS
CARRIÈRE IL ÉGALENT
TOUT LES GROUPES DE ROCK PROGRESSIF,MALGRÉ
UNE APPARENCE PESSIMISTE DANS LE DEVELLOPEMENT.
POUR MOI TRÈS MATURE,CAR IL POSSÈDENT TOUT DE MÊME UNE
ORIGINALITÉ, IL A INFLUENCER A MON AVIS PAR EXEMPLE UN GROUPE
ALLEMAND COMME VERSUS X.
ROBERT FPP A FAIT PARTIE DU GROUPE PENDANT UN
TEMPS COURT!
(Ajout de Simon: Kamal, le "Caps Lock" c'est pas
bien! mehehe, j'ai l'impression de me faire crier dans le globe
oculaire)
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