TRIUMVIRAT
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De gauche à droite: JÜrgen Fritz, Barry Palmer, Matthias Holtmann, David Hanselmann

Ahh... Triumvirat... Triumvirat Triumvirat Triumvirat... Ahhhhh, tant de choses à dire sur... Triumvirat. Ahhhhh... Quel groupe... quel groupe... Euh... sans histoire! Enfin, ils ont peut-être une histoire intéressante, mais de mon point de vue, rien de très excitant est à l'horizon.

Triumvirat était un groupe allemand (de Cologne) à l'origine, qui reste plus ou moins inconnu. Il est d'ailleurs voué à disparaître définitivement dans les 20 prochaines années, ayant comme seul témoin de son existence, des vieux vinyles en décomposition dans quelques sous-sols. Triumvirat a connu un certain succès ici au Québec, je dirais même un très grand succès. Comme d'habitude, le Québec a le don pour trouver les groupes inconnus et acheter leurs disques comme des fous! Plusieurs vinyles du groupe son en circulation. Pourtant, il y a tellement d'autres groupes allemands qui auraient dû prendre cette place! Amon Duul II, Tangerine Dream, Kraftwerk... etc.

Alors vous pensez peut-être que je n'aime pas Triumvirat? Ce n'est pas vrai. En fait, disons simplement qu'ils ne m'impressionnent pas. On les traite souvent comme des copies de Emerson Lake and Palmer, et laissez moi vous dire qu'ils méritent ce traitement au moins un petit peu. Le groupe est majoritairement mené par Jürgen Fritz, le claviériste, qui est finalement un pianiste classique, et il étale sa sonorité par-dessus tout le reste. Cela donne parfois de bons résultats, parfois cela devient endormant.

Vraiment, je crois que je devrais terminer ici. Triumvirat en passant, je crois que c'est un mot romain, ou grecque, qui signifie un groupe de trois personnes; c'est ce que Triumvirat était au début, mais rapidement, le groupe a pris de l'expansion, et voilà que Triumvirat a mis l'accent sur la partie "rat" du mot, et ont mis des rats partout sur leurs pochettes. D'après le site du groupe, Triumvirat is back... in 2002. Je vous donne une mission, si vous me voyez acheter le nouvel album de Triumvirat, attrapez moi et lancez-moi en bas d'une falaise avec les mains et les pieds attachés ensembles. Avant, regardez s'il y a de la végétation en bas qui pourrait me sauver la vie, il faudrait quand même pas que je survive! Merci d'avance! (Bien entendu, cette phrase ne peut pas être retenue comme pièce à conviction si jamais je suis assassiné).

Baaaah, vous voyez bien que je n'ai rien à dire sur Triumvirat, pourquoi est-ce qu'il faut que j'écrive des introductions pour tous les artistes hein!? Il y en a des très obscures comme Triumvirat qui n'ont pas une histoire fracassante disons! Merci bonsoir!

Simon L. 19 juin 2004

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1972
Mediterranean Tales (Across the Waters)

Note: 5

*** = Bonus
1) Across the Waters
2) Eleven Kids 3) E Minor 5/9 Minor /5 4) Broken Mirror 5) *** Be Home For Tea 6) *** Broken Morror (Edit) 7) *** Ride In the Night 8) *** Sing Me a Song

Contrairement à ce qu'on pourrait vous faire croire, du Mozart transformé en rock, ce n'est pas toujours "cool". Donnez-nous de la personnalité je vous en pris!
Meilleure pièce: Across the Waters

"I thought of you as my woman with eleven kids, I'll bet if I tried it wouldn't fit"

J'ai pensé à toi comme étant ma femme avec onze enfants, je vais gager que si j'essayais, il n'y aurait pas assez de place.

De Eleven Kids

Côté originalité, on repassera. Triumvirat débute sa carrière avec cet album un peu fade. Le rythme et l'énergie semblent être au rendez-vous, mais c'est vraiment le manque blasant de personnalité qui tue 'Mediterannean Tales'. En fait, si ce n'était pas de ce côté vif, enfantin, et un peu rythmé, cet album descendrait encore plus bas vers les entrailles de la Terre. Triumvirat nous offre cette galette complètement oubliable. Ne vous en faites pas, il y a des points positifs ici. Plusieurs sources nomment le premier album comme étant le meilleur du groupe, je ne comprends pas, mais ces sources ont quand même des raisons. Une des choses que j'aime beaucoup de 'Mediterranean Tales', c'est sa pochette! C'est une ancienne carte de la méditerranée, imprécise, mais belle.

La pièce titre ouvre avec une citation de Mozart qui se répète et dure trop longtemps. Le tout sonne un peu "cheap". Reste que Fritz dû travailler fort pour faire cela. Cela ne change rien, ce n'est pas très original. Ceci est l'ouverture de la pièce titre (la meilleure de l'album) Across the Waters. Ce qui est VRAIMENT dommage, c'est qu'ils rejouent EXACTEMENT la même chose à la fin de cette longue chanson (la partie f) "underture"). Entre ces deux moments qui, ensembles, sont un peu désagréables, il y a du bon matériel. La pièce raconte la traversée difficile qu'était la traversée de la méditérranée pendant l'antiquité. Le tout est très énergétique. J'aime beaucoup les parties "b" à "e". C'est ici que la composition est la plus claire, et l'énergie est présente. Pendant la partie "Taxident" on entend vite l'accent allemand du chanteur... Rares sont les groupes qui chantent dans leur langue! *sons d'applaudissements pour Amon Duul II*. La partie "Mind Tripper" a un relativement puissant riff de clavier. Les rythmes sont aussi intéressants de temps en temps. Le problème est dans le stéréotype "changement de tempo"; il y en a beaucoup, et on se demande parfois: pourquoi! La partie "5 O'clock Tea" est une mini-chanson en soit, bien composée, avec des chants en faussets divertissants. Le problème, c'est le reste de l'album. Rien n'est vraiment désagréable, mais le tout est relativement ennuyant. Vraiment, Across the Waters vole la vedette. Les trois autres pièces sombrent dans l'oublie le plus total. Ce ne sont sûrement pas des pièces comme Eleven Kids qui marquent l'histoire. Par contre, les rythmes un peu plus allemands sont entendus pour la première fois. Les simples rythmes lourds et lignes de basses sont ce dont je parle. Par contre, Jürgen Fritz se sent encore obligé d'insérer ses citations classiques un peu partout, et ils me font grincer des dents. Je n'ai pas grand chose à dire sur Eleven Kids, c'est un rock assez simple, avec des changements de rythme de temps en temps. Rien d'ahurissant. J'aime mieux les sections instrumentales, mais au moins, il y a cette phrase drôle (citée en tête de cet article). En plus, je dois m'exprimer: quel est le rapport entre une chanson d'amour et ce rythme? La suivante est E Minor 5/9 Minor 5/, ce qu'il y a de mieux à l'exception de la pièce titre. C'est ici que le fait que Triumvirat est Allemand se fait le plus sentir. Un genre de son Wah Wah Wah Wah sur un rythme pesant vous écrase tranquillement, bien que le tout soit encore une fois assez inoffensif. Un pouce en l'air bien faible pour cette pièce instrumentale trop longue, mais intéressante. Mon moment favori est lorsque le tout devient très silencieux, et tranquillement, le son revient, avec le piano qui joue ses petites touches, et que soudainement, le rythme attaque, et on revient au riff principal. Quand même bien. S'il y a un moment d'originalité et de personnalité, c'est ici que Fritz le créer. Un morceau très germanique. La chanson qui ferme l'album, Broken Mirror, ouvre sur des accords de piano. C'est le seul endroit sur l'album que le classique est beau et intéressant, mais rapidement le morceau se transforme en chanson assez médiocre. Encore une fois, seuls les passages musicaux sont bons, mais les parties chantées sont particulièrement agaçantes. On a ce sentiment de déception lorsque la mélodie se prépare à l'entrée du chant. Par contre, les dernières paroles sont chantées superbement, avec un air du genre Beatles. Il y a aussi ces moments étranges lorsque le rythme "casse" et change à peu près dix fois en autant de secondes... Intéressant, mais stéréotypé. Les pièces en boni (mis à part les simples "edit" des pièces sur l'album) sont meilleures que certains moments sur l'album. Il n'y a pas grand chose à dire à leur sujet, à par le fait que le groupe aurait du taillé un peu leur album et faire un place à Sing Me a Song, qui est une ballade chanson assez simple, mais agréable au moins. Ride in the Night est un "rocker" typique qui se retrouve rapidement dans la boîte à recyclage de mon cerveau (sauf pour ce moment entre 2:18 et 2:30 se répétant entre 2:39 et 2:50).

Mediterranean Tales est un album inégal, mais ceci n'est pas entièrement vrai car les sonorités de clavier utilisés par Fritz rendent le tout très uniforme lorsqu'on considère l'album d'un point de vu "sonique". Je trouve que le tout est un peu juvénile. Il y a des albums où l'innocence et la jeunesse donne à un album quelque chose de charmant, grandiose, et frappant, mais ici, rien de tout cela n'existe; ce n'est qu'un album juvénile et trop simple (ceci est accentué par l'accent allemand du chanteur qui peut devenir ridicule). Regardez la pochette, elle est belle. J'aime beaucoup l'antiquité, probablement l'époque de l'histoire humaine qui me fascine le plus... BON! C'est tout! Allez jouer dehors en écoutant Across the Waters!

Simon L. 19 juin 2004

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1975
Spartacus

Note: 8-

1) The Capital of Power 2) The School of Instant Pain 3) The Walls of Doom 4) The Deadly Dream of Freedom 5) The Hazy Shades of Dawn 6) Burning Sword of Capua 7) The Sweetest Sound of Liberty 8) March to the Eternal City 9) Spartacus

Triumvirat ont eux aussi une étrange fascination pour l'antiquité! Rien de très fracassant sur 'Spartacus', mais le concept et les mélodies sont efficaces.
Meilleure pièce: March to the Eternal City

"It was all in vain, there'll be more blood and pain"

C'était en vain, il y aura encore du sang et de la douleur.

De Spartacus

Trouver une belle phrase représentative de l'album à mettre en tête d'article, c'est habituellement un choix difficile. Avec Triumvirat, ce n'est pas un "choix" difficile, c'est difficile POINT. Les paroles auraient pu être composées par un adolescent de 14 ans lisant trop de romans "fantastiques" en rabais et composés par des auteurs médiocres. Je répète; très juvénile. 'Spartacus' est un album concept relatant l'histoire du gladiateur grecque Spartacus (duh!), qui a réussi à s'élever contre les Romains et mené une révolution, qui a fini en défaite accablante. Pour les intéressés, il y a un film culte nommé "Spartacus". Les paroles ci-hautes sont les dernières de l'album. Pour ce qui est de la musique, elle est divertissante du moins! La chose qui me frappe est l'intensité de certains des riffs de synthétiseur créés par Fritz. Les quelques ballades sont un peu médiocres, mais acceptables. Le reste possède assez d'énergie pour vous tenir occupés. Cet album a connu beaucoup de succès au Québec. Il est à noter que le Québec est aussi un grand fan d'Emerson Lake and Palmer... Spartacus, encore une fois, n'est pas du grand art, c'est un peu comme du bonbon, du plaisir coupable.

The Capital of Power vous donne le ton tout de suite; les synthétiseurs vont dominer les 45 prochaines minutes de votre vie encore une fois. Les synthétiseurs de 'Spartacus' n'adoptent pas des millions de sonorités différentes sur l'album, ils demeurent dans ce registre probablement nouveau à l'époque, avec en arrière plan les sons d'orgue à la ELP. C'est avec The School of Instant Pain que les premiers moments vraiment intéressants arrivent (parce que The Capital est finalement, bien peu mémorable). Les premières paroles sont chantées sur du piano bien composé par Fritz. Köllen a une belle voix, et l'accent allemand n'est plus un problème. La pièce est très représentative de l'album car elle possède à peu près tous les "moods"; ballade, riff the synthé, etc. D'ailleurs, le riff de synthétiseur qui arrive plus tard dans The School of Instant Pain est le premier moment classique de cet album. The Walls of Doom est un autre moment instrumental simple au rythme qui n'offre pas un gros "challenge" disons, jusqu'à ce que le clavier revienne avec un riff intéressant; moment classique numéro 2. Le style du groupe ne permet pas de moments classiques en dehors de ces riffs! C'est l'impression que j'ai. The Deadly Dream of Freedom est une ballade pour la liberté, pour ce qui est bon. Seulement, John Lennon fait cela beaucoup mieux. Ok, John Lennon n'a jamais eu à écrire une ballade sur la liberté autour d'un concept idiot et ringard comme celui là, j'avoue... Köllen fait un bon travail de composition, et Fritz vous assomme avec un autre moment "jeu vidéo". Les accords simples de guitare acoustique (12 cordes?) sont au centre. The Hazy Shades of Dawn... Non, The Hazy Shades of YAWN (bâillement). Un autre instrumental qui a cette fois la sonorité d'un "maching band" (je ne sais pas comment appeler ça, vous savez, des cuivres et des batteries et des musiciens en habits étranges qui marchent en cadence sur la rue Tadadada Tralalalala!). The Burning Sword of Capua est un autre de ces moments peu mémorables. Un peu plus de rythme, roulements de percussion, etc. C'est le rythme qui peut devenir bon vers la deuxième moitié, mais bon, passons. Et nous voilà dans la ballade de guitare numéro 2, encore Köllen en vedette; The Sweetest Sound of Liberty. La guitare sonne mieux, la composition en général est plus belle est accrocheuse. Si vous voulez faire de la pop, faites la plus dans cette direction messieurs. Rien de très distinct, seulement bien écrit. Finalement, le prologue est terminé, et les deux gros morceaux arrivent. March to the Eternal City décrit l'avancée vers Rome, et enfin on reconnaÎt l'origine allemande du groupe. Rythme lent et sinistre, nous avançons tranquillement, jusqu'à ce que Köllen nous explique le sentiment général sur une belle mélodie de piano. Vers le milieu, le tout renaît avec une nouvelle énergie acquise je ne sais pas où. La basse et la batterie s'accompagnent sur un rythme tribal et donne de temps à autre la chance aux claviers de faire des envolées spectaculaires vers les plus hautes notes du registre. Moment classique numéro 3! L'intensité est ici, et enfin le concept semble ne plus être aussi idiot. Et nous revenons au lent rythme... Le tout se termine en arrivant à Rome, sur un autre moment du style ballade sur piano. Réussi. Spartacus ne laisse pas sa place non plus. Elle décrit la fin; l'échec. Le tout commence avec espoir, bien que la mélodie n'est encore une fois pas très originale, mais rendu à ce point, nous nous en foutons royalement (il faut finir par accepter non!?). Moment classique numéro 4 s'en vient lorsque que Fritz sort ses synthétiseurs de nouveau. Le seul problème ici est vraiment la façon un peu étrange dont on traite le combat final; je n'ai pas un sentiment d'urgence du tout; le tout semble anodin, mais bon... Le chant "Spartacus stands, sword in his hand..." est aussi un moment semi-classique, car on sent Spartacus seul au milieu de toute cette bataille, et il se dit "Ouais, ben... ça n'a pas marché! Et je vais crever!", mais encore une fois, le tout n'est pas très dramatique... Jusqu'à CETTE FIN. Moment classique numéro 5 ferme l'album avec gloire. Fritz devient soudainent le maître du riff de clavier. Le tout a une sonorité très "jeu vidéo cheap" encore une fois, mais HEY! Je suis un nerd moi aussi! Après les paroles "All was in vain", cette mélodie vient nous dire "peut-être pas, ça a peut-être servi à quelque chose, au moins, il y a de la gloire!"; moment frisson (bien que j'ai un peu honte de l'admettre). Vous voilà remplis d'énergie.

Je n'ai jamais compris le rapport entre la pochette et le concept. Amusant, oui encore une fois un rat, mais quel est le rapport de l'ampoule électrique? Ah oui, très "Romain" l'ampoule électrique... 'Spartacus' n'a rien de très excitant, mais au moins certains moments vous feront jouer du synthétiseur dans les airs (air-piano), et du air-drum aussi... Certains riffs vont se coller à vous pour quelques instants, et la fin pourrait vous donner la chaire de poule si vous n'avez pas trop honte de l'admettre (et de vous le permettre!) et que vous aimez les synthétiseurs. On distingue enfin bien le style du groupe de celui de ELP ici; Triumvirat se veut moins sérieux je suppose, le groupe se tient plus dans les histoires faciles et bonbons, et les compositions, bien que parfois intéressantes, ne tentent pas de vous mêler complètement. De plus, j'ai l'impression que Fritz n'essaie pas de vous faire alluciner avec ses claviers, mais il a quand même un certain talent. Le seul problème finalement, c'est qu'on peut avoir l'impression que tout ce qui n'est pas un moment de clavier intense n'est finalement qu'une musique pour attendre le climax... Bah, ceci est définitivement un des albums les plus divertissants du groupe, mais il ne requiert pas beaucoup de cerveau.

Simon L. 20 juin 2004

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1976
Old Loves Die Hard

Note: 9-

*** = Bonus
1) I Believe 2) A Day In a Life 3) The History of Mystery - Part One 4) The History of Mystery - Part Two 5) A Cold Old Worried Lady 6) Panic On Fifth Avenue 7) Old Loves Die Hard 8) *** Take a Break Today

Enfin, Fritz se laisse aller, ou acquiert une certaine maturité qui lui permet d'avoir une personnalité! Un album injustement catégorisé dans l'époque "post-Spartacus" qu'on essaie d'oublier...
Meilleure pièce: A Day in a Life

"I sold my soul to Rock and Roll and never got it back"

J'ai vendu mon âme au rock and roll et je ne l'ai jamais revue.

De I Believe

À mon avis, si on veut parler négativement d'une époque pour Triumvirat, cela devrait être sous le nom "post-Old Loves..." et non "post-Spartacus", parce que 'Old Loves Die Hard' est non seulement de la tranche du matériel précédent, mais plus sophistiqué et personnalisé. Par contre ce qui suivra... ugh... Bon, revenons au sujet principal... J'ai décidé de mettre la pochette américaine sur ce site, mais si vous allez sur allmusic.com, vous verrez la version européenne de la pochette, qui, à mon avis, est un peu plus terne (toute blanche avec des écritures noires stylisées à la germanique). Il semble que le "rat" est une tentative de coup de publicité (3ème album de suite avec un rat sur la pochette, et le groupe tente de se faire connaître comme "the rat", et les fans sont des "rat-fans": c'est raté!). J'ai entendu cet album pour la première fois il y a un an et demi, et il avait définitivement été placé dans l'ombre de 'Spartacus' pour moi, ce dernier est effectivement plus évident. Mais lorsque j'ai réentendu 'Old Loves Die Hard' récemment, j'ai été surpris. Avant, les pianos de Fritz m'endormaient, maintenant, je les trouve très bien; rien de fracassant, mais de superbes mélodies bien écrites. Si on accuse le groupe d'être un clone d'Emerson Lake and Palmer, cet album devrait les distinguer "à peu près définitivement" (haha). Je sens un Fritz moins "restreint", il utilise son piano, et créer certains moments uniques, suivis d'envolées à la 'Spartacus' mais un peu plus subtiles. L'album me semble moins artificiel quoi! Il n'y a pas un moment de cet album qui me déplaît, et seulement quelques plaintes mineures sont à noter. Bien sur, ce groupe est toujours Triumvirat, et un album de Triumvirat est étrangement voué à ne pas être pris au sérieux, et je dois avouer que j'ai bien de la difficulté à le prendre au sérieux moi même. Le fait est que c'est sur 'Old Loves Die Hard' que cette tentation de prendre Triumvirat au sérieux est la plus forte. Dernière note; on a un nouveau batteur, et un autre membre qui n'est là que pour chanter. Barry Palmer est un chanteur "acceptable"...

I Believe ouvre sur une petite mélodie typique du groupe pour ensuite tomber dans une chanson plus "pop". Par contre, c'est la pièce "pop" du groupe la moins ennuyante (elle bas toutes ces ballades de 'Spartacus' et les autres de 'Pompeii'). Encore une fois, le groupe écrit simplement TROP de paroles, les chansons sont un peu longues, mais c'est un problème constant avec Triumvirat, et c'est ici que je le sens le moins à date. Bien sur, la chorale est ringarde, mais bon... Moins pire que sur Hymn et For You. Ahhh, j'aime beaucoup l'atmosphère qui ouvre et ferme I Believe... J'oubliais presque de dire que ce n'est pas une chanson rapide! La pièce suivante est instrumentale et divisée en trois. A Day in a Life est en nomination comme meilleure pièce du groupe. Uranus' Dawn n'est pas tellement originale, mais elle prépare leeeentement au solo de piano que Frtiz s'est écrit avec passion il semble. Le morceau tente de faire un contraste entre les synthétiseurs du début et de la fin en mettant ce long morceau de grand piano au centre. Pisces at Noon est très belle. Moins abracadabrante que du Keith Emerson, mais peut-être plus belle... En fait, sûrement plus belle. Écoutez vers la fin! Je suis au paradis. Et la fin vous dérange brusquement avec un riff synthétisé et rythmé très Triumvirat, mais avec 10 fois plus de compétence et d'honnêteté. À date, mon moment Triumvirat de prédiléction! Et cela frappe encore plus parce que vous étiez, il y a de cela une minute, en train d'entendre les doux sons du piano... BADADADA DADADA DADAM! Et on retourne au piano pour les autres mélodies angéliques qui forment le début de The History of a Mystery...

Je n'ai jamais compris le rapport entre la pochette et le concept. Amusant, oui encore une fois un rat, mais quel est le rapport de l'ampoule électrique? Ah oui, très "Romain" l'ampoule électrique... 'Spartacus' n'a rien de très excitant, mais au moins certains moments vous feront jouer du synthétiseur dans les airs (air-piano), et du air-drum aussi... Certains riffs vont se coller à vous pour quelques instants, et la fin pourrait vous donner la chaire de poule si vous n'avez pas trop honte de l'admettre (et de vous le permettre!) et que vous aimez les synthétiseurs. On distingue enfin bien le style du groupe de celui de ELP ici; Triumvirat se veut moins sérieux je suppose, le groupe se tient plus dans les histoires faciles et bonbons, et les compositions, bien que parfois intéressantes, ne tentent pas de vous mêler complètement. De plus, j'ai l'impression que Fritz n'essaie pas de vous faire alluciner avec ses claviers, mais il a quand même un certain talent. Le seul problème finalement, c'est qu'on peut avoir l'impression que tout ce qui n'est pas un moment de clavier intense n'est finalement qu'une musique pour attendre le climax... Bah, ceci est définitivement un des albums les plus divertissants du groupe, mais il ne requiert pas beaucoup de cerveau.

Simon L. 20 juin 2004

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1978
À la Carte

Note: 3

1) Waterfall 2) (Oh I'm) Late Again 3) Jo Ann Walker 4) For You 5) I Don't Even Know Your Name 6) A Bavarian In New York 7) Original Soundtrack From the Movie O.C.S.I.D. 8) Darlin' 9) Good Bye 10) Waterfall (edit) 11) Jo Ann Walker (edit)

J'ai le souffle coupé par la médiocrité de cet album. En plus, EMI le remasterise... À peine un an après 'Pompeii', Triumvirat nous offre du lisier de porc durci en forme de disque (ou presque).
Meilleure pièce: A Bavarian In New York

 

"Guns are no good when you're blind"

Les fusils ne sont pas très utiles lorsque vous êtes aveugle.

De A Bavarian In New York

Je veux vous dire d'avance, lecteur, que je n'ai définitivement pas l'intention d'écouter 'À la Carte' 10 fois avant de m'en faire une idée, parce qu'une fois, c'est déjà très long et franchement déplaisant. Je suis même assez découragé en ce moment; je suis en train d'entendre l'introduction de Waterfall, et je me dis "au moins, cet album ne s'étend pas sur une heure...". Il est impossible que le groupe ait décidé de passé de 'Pompeii' à 'À la Carte' sans raison. Il FAUT qu'il y ait eu des pressions! S'il n'y en a pas eu, je me demande ce que Fritz pensait. Voici un album sans aucun attrait. Vous n'avez AUCUNE raison de payer pour cela. Évitez cet album, sauf si vous êtes un "complétiste" fou. 'À la Carte' est présenté comme un menu, chacune des chansons étant un plat. Ce concept se lit bien, mais lorsqu'on l'entend, on se demande quel est le lien, on ne comprend pas, on l'ignore, et on s'endort.

Par exemple, Waterfall est décrite comme un "apéritif tempête servi sur glace dans un verre au rebord piano et avec un léger goût de basse" (bass, en anglais, c'est aussi un poisson). La vérité, c'est que Waterfall est l'un des moments les moins pires de l'album. Mais elle reste insipide. J'aime bien la mélodie. C'est une chanson soft-pop type dont je ne sais pas quoi dire! Rythme en 4, mais je répète, la mélodie est endurable. Après cette chanson par contre, on descend en première classe vers la médiocrité absolue. ARGH, je ne vous parlerai sûrement pas de chacune des chansons individuellement NON (on verra...)! Le jeu de clavier est à son plus livide... Il arrive de temps à autre que la mélodie puisse vous accrocher pendant un instant, mais à la fin de cet album, croyez-moi, vous n'aurez pas une grande envie de le réécouter. Je suis tellement content de ne pas avoir payer pour 'À la Carte'! Si au moins le soft-rock pouvait être plus imaginatif; non, c'est comme Electric Light Orchestra, mais avec la sensation qu'on écoute un groupe inconnu qui ne peut pas rendre le tout "épique". TOUTES les chansons sur cet album sont trop longues. Elles n'en finissent plus. D'ailleurs c'est l'un des problèmes de Triumvirat; les gars, vous n'êtes pas très doués pour la pop, alors pourquoi vous créez des chansons interminables? Beaucoup des pièces se terminent sur un "fade-out" lorsque Fritz réalise que ce serait peut-être le temps qu'on en finisse! Late Again a un "beat" intéressant mais deux minutes trente, j'en aurais eu assez. J'oublie presque de parler des paroles! Nous le savons tous, Triumvirat est l'un des groupes qui écrit les pires paroles de l'histoire, même peut-être pire que Rush. Sur un album simple comme celui-ci, on ne peut pas se permettre d'écrire de la merde, mais c'est exactement ce que fait Triumvirat. Les ballades comme For You sont particulièrement terribles, avec la chorale en arrière qui rend le tout extrêmement ringard (trame sonore de soap-opera) comme dans The Hymn sur 'Pompeii'. En plus, comme dans I Don't Even Know Your Name, le disco s'en mêle, d'une façon un peu ridicule je dois avouer, écoutez ces lignes de basse! Elles me rappellent certains cauchemars de danse moche du début des années 80 (wow, en avance sur votre temps!). Woooaaa, Fritz doit s'ennuyer à mourir derrière ses claviers. A Bavarian In New York est peut-être le seul moment qui me rappelle, et je dis bien "qui me rappelle", les gloires du passé. Le début nous ramène à 'Old Loves Die Hard', qui est un bien meilleur album! S'il y a un moment où je me sens coupable de donner une note si basse à cet album, c'est ici. De plus, les paroles sont assez comiques; "Quelque part au fond de ma tête, quelque chose me dit que si quelqu'un pointe un fusil dans ta direction, t'as des bonnes chances de mourir". Malheureusement, la partie chantée n'est pas vraiment SUPERBE, disons endurable... La basse est forte, les cuivres ("horns") pas trop agressants... Pas un chef-d'oeuvre, mais sûrement de qualité supérieure au reste. Et boom, on retourne dans le disco étrange avec Original Soundtrack... Presque la même chose que la #5. Ensuite le groupe se décide à démolir une chanson des Beach Boys (Darlin'), pour finir en toute putréfaction avec Good Bye, qui est peut-être le pire moment de l'album. La version de Darlin' n'est pas nécessairement pas si pire, mais c'est Triumvirat; quel est le rapport?! Triumvirat qui refait du Beach Boys!? What the ... C'est tout! Déjà assez. (Les Bonus sont des "edits" pour la radio, ce qui est assez pathétique... Radio? Triumvirat? HAHA).

La raison pour laquelle je rejète cet album du revers de la main, ce n'est pas parce que c'est du pop ou du disco, non, c'est parce que c'est du pop et du disco VRAIMENT INSIPIDE. De toute façon, si vous pensiez être gentil avec le groupe en "notant" cet album, vous changerez vite d'idée à la fin de l'album en entendant Good Bye; INSIPDE, je répète pour la 2000ème fois: INSIPIDE, ENDORMANT, MOCHE. Vous avez tellement de choses mieux à faire que de vous taper cet album. Si jamais vous voulez l'écouter, ce ne sera sûrement pas avec des écouteurs, avant de vous endormir... Ce pourrait être pour vous débarrasser de visiteurs que vous n'aviez pas invités. Je me retiens de ne pas lui donner encore plus bas, seulement à cause du fait que si je n'y pense pas trop, la plupart des pièces ne sont pas INSULTANTES, elles sont simplement "o.k.", mais toujours aussi insipide...Je me refuse à être plus indulgent; je ne veux pas finir par me convaincre que ceci est un album correct. Franchement, je vous dis, ne vous tracassez pas avec 'À la Carte'; je l'ai fait pour vous, et voilà mon verdict, maintenant passez à autre chose.

Simon L. 21 juin 2004

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