PETER
GABRIEL
Retour à la
page d'accueil
![]() |
![]() |
Peter Gabriel est définitivement quelqu'un qui a eu beaucoup d'influence sur moi. Je ne sais pas s'il s'en rend compte mais il a eu beaucoup d'influence sur plein de gens aussi! Ce qu'il créer, ce n'est pas simplement que des paroles sur de la musique, c'est une façon d'être et de se sentir lorsqu'on entend ses chansons si uniques qui nous donnent le goût de devenir quelqu'un "d'universel" (c'est un terme que j'aime bien mais que je sens inexplicable!). Attention, il y a plusieurs façons d'être un fan de quelqu'un, et plusieurs sont nocives! (Vouloir se marier avec un membre de N'Sync, c'est dangereux!). Heureusement, il y a cette façon d'admirer quelqu'un sans l'idolâtrer ; en tant qu'être humain à part qu'on ne pourra peut-être jamais rencontrer, mais dont on apprécie le travail acharné pour un art. Pour Peter, cet art est un peu celui de l'engagement social, de la musique pénétrante, qui fait plonger dans nous-mêmes...
Peter est né dans une famille quand même assez aisée d'Angleterre le 13 février 1950. Ses parents l'ont d'ailleurs envoyé dans un collège de haute renommée (Charterhouse), où la crème de la société se retrouve... En voyant des images de l'endroit, on voit bien que c'est très "british". À Charterhouse on empêchait de jouer de la guitare, car c'était le symbole de la révolution. Par contre, tous les étudiants voulaient faire partie de cette nouvelle jeunesse qui animait la vie de Londres! C'était l'époque juste avant les Beatles, tout explosait. Enfin, c'est là que Peter Gabriel rencontrera les premiers membres de Genesis, et malgré l'opposition de leurs parents (qui les voyaient notaires et avocats), ils se lanceront dans la musique. L'histoire de Genesis est relatée ailleurs sur ce site, ce fût une histoire très spéciale et remplie de succès. Peter quittera le groupe en 1975, après la tournée de The Lamb Lies Down on Broadway, pour poursuivre une carrière solo... Peter a donné plusieurs raisons différentes à son départ, les principales sont : 1) C'en était rendu à un point où l'image de Genesis n'était que Peter Gabriel, ni lui, ni les autres membres du groupe ne voulaient cela 2) Il venait d'avoir son premier enfant, il était le premier du groupe à qui cela arrivait, de plus, la petite a failli ne pas survivre et l'attention de Peter s'est tourné vers sa famille alors que le groupe en était à stade de "tout ou rien". Mais je crois qu'il avait vraiment le goût de faire de la musique seul à ce moment. Et cette musique qu'il fera en solo, ce n'est vraiment pas ce qu'on peut appeler du rock progressif.
Ce n'est que deux ans plus tard que viendra son premier album solo : Peter Gabriel 1 (Car). La chanson Solsbury Hill lui donnera son premier succès et lui assurera en quelque sorte qu'il ne serait pas oublié après la vie avec Genesis. Pendant sa longue carrière qui n'est d'ailleurs pas encore terminée, Peter a fait énormément de choses différentes. Il a fait des trames sonores de films, il a collaboré avec beaucoup d'artistes, il s'est engagé dans plusieurs causes... Sa musique unique et ses réalisations ont fait de lui une des personnalités les plus respectés de tout les univers artistiques, politiques et humanitaires de la planète. Vous voulez une preuve? Sur Peter Gabriel 3 (Melt), il y a une chanson qui s'appelle Biko ; elle est dédiée à Steven Biko, une personnalité importante d'Afrique lors de l'Apartheid, qui est mort brutalement et sauvagement assassiné (je crois qu'il a été traîné derrière un véhicule...). L'interprétation de cette chanson à caractère très spéciale lors d'événements humanitaires a grandement contribué en faveur de la fin de cet épisode sombre de notre histoire (la chanson se termine par un hymne que la foule peut continuer à chanter et crier fortement avec le poing dans les airs en l'honneur de Steven Biko).
Monsieur Gabriel a exploré énormément de domaines (multimédia, films, musique...), il a une carrière accomplie qui se continue encore aujourd'hui. J'espère vraiment que des événements futurs (autre que la médiatisation de sa mort!) feront réaliser aux gens qui ne connaissent pas cette personne qu'il est plus qu'un musicien ; il est universel.
Derrière ma copie de Security il y a un petit texte intéressant... Une des phrases, écrite par un critique, a retenu mon attention : "You don't listen to a Peter Gabriel LP (CD maintenant!) as much as live it". Ce qui pourrait se traduire par "Vous n'écoutez pas un CD de Peter Gabriel autant que vous le vivez".
Simon L. 9 août 2002
Laissez vos commentaires concernant cet artiste!
![]()
1977 Note: 7 1) Moribund the Burgermeister 2) Solsbury Hill 3) Modern Love 4) Excuse Me 5) Humdrum 6) Slowburn 7) Waiting for the Big One 8) Down the Dolce Vita 9) Here Comes the Flood Peter expérimente! Vraiment, Car
va dans toutes les directions. Il n'y a pas grand chose
qu'il n'essaie pas ici... Eh! Cet album contient Solsbury
Hill après tout! J'ai une affection
incompréhensible pour Down the Dolce Vita... |
|
"Watched by empty silhouettes who close their eyes but still can see"
Je suis regardé par des silhouettes vides qui ferment leurs yeux mais peuvent encore voir
De Solsbury Hill
Car est définitivement une tentative de trouver un style! Une chose est certaine, c'est que le style de Peter solo est plus sombre que le style de Peter avec Genesis. On a vraiment l'impression qu'on a mis plusieurs albums dans un même lecteur et qu'on a fait "random" jusqu'à ce qu'on s'habitue. Ce n'est pas vraiment un problème. En tout cas, Peter peut compter sur la présence de plusieurs personnalités assez connues pour l'aider dans sa quête d'identité! Notamment Robert Fripp LE guitariste de King Crimson et Tony Levin, un des bassistes les plus réputés de la planète (qui était lui aussi avec King Crimson à cette époque si je ne me trompe pas). Vu de cet angle, on peut avoir peur que l'album "sente" un peu le King Crimson, mais non, pas du tout ; Peter a tout sous contrôle... On peut peut-être un tout petit peu reconnaître le style de Fripp à certains endroits mais sans plus ; la compositien est Gabriel.
Pour un premier album solo, Peter est assez audacieux avec la pièce qui ouvre l'album Moribund The Burgermeister (Moribund le maître du château???). En tout cas, une chose est sûre : c'est vraiment originale et plaisant! Les passages musicaux sont assez amusants, Peter prend joue encore le rôle de certains personnages comme dans le temps de Genesis... Une des choses les plus étranges de la chanson est sûrement le "I will find out" accompagné de la petite musique qui rend un peu la situation comique. Solsbury Hill est sûrement le grand classique de Peter Gabriel (si on élimine Sledgehammer, qui est un autre genre de classique). La chanson est une grande métaphore peu subtile sur les raisons qui ont poussé Peter à quitter Genesis. Il est fort probable que vous ayez déjà entendue cette pièce à la radio, sauf si vous vivez... (je vais laisser tomber ce commentaire!). Le thème principal de guitare acoustique ne peut qu'accrocher quelqu'un. En tout cas, il m'a accroché moi, car c'est à cause de cette seule chanson que je suis maintenant un passionné de la musique. Oui, c'est Solbury Hill qui m'a donné le goût d'écouter de la musique, le thème, l'énergie subtile de la chanson est sublime. On dirait que ça a en même temps un sentiment de nostalgie et d'espoir. C'est ici que Peter essaie pour la première fois ce qu'on finira par appelé les "Gabrieleses" (en anglais), ce sont des chants sans paroles. Les "Gabrieleses" ici présentes sont plutôt bizarre, mais il y en aura des plus fortes plus tard. Modern Love est une tentative de faire du rock plus "hard" un peu, la guitare de Fripp nous en prévient. Le "riff" est bon, mais je trouve que certains passages vocales sont un peu... moyens? En tout cas, il y a sûrement de quoi à rire lorsqu'on constate le titre de la chanson et qu'on entend : "She leaves me in the rain with my telescopic Umbrella (hum hum) ohhhh the pain!". Excuse Me se doit d'être une blague vraiment! Le tout ouvre avec des vocales, de l'a capella! Un espèce de "Doo-wop", la dernière chose qu'on s'attend à entendre sur une chanson de Peter, et le rythme est enfantin! Est-ce la trame sonore des Tele-Tubbies? Non sûrement pas, certains disent que c'est la pire chanson de Peter... Moi je la considère comme une blague, elle me fait sourire... En tout cas, c'est vraiment la preuve que Peter essaie pleins de choses ici. Humdrum est étrange... Je ne sais pas trop quoi en dire, elle est douce et a attiré mon attention, il y a, on doit l'avouer, des moments qui ne semblent pas coller ensemble, mais la douceur dans "I saw the man in JFK" et la superbe mélodie simple lors du "In the Humdrum..." me servent bien, pas vous? Slowburn retourne au "hard" mais d'une façon un peu plus inspiré que lors de Modern Love à mon avis... C'est vraiment un des bons moments de l'album pour moi, plus ou moins original, mais cela marche pour moi. Peut-être que je dis "hard" seulement à cause de la guitare forte de Fripp, mais je ne crois pas. En tout cas, cela bouge plus que la plupart des autres chansons sur l'album, mise à part la fin de la chanson qui est vraiment mystérieuse. Waiting for the Big One, et bien, elle "overstays its welcome" comme on dit en anglais... Enfin, elle est un peu trop longue pour la quantité d'idée qui se trouve dedans. Encore là, Peter explore ; on dirait un blues ce coup-ci! Oui oui! Je vous le jure, un blues! Il reste qu'au milieu de la pièce, il y a une transformation et on entend un chorale chanter "Waiting for the Big One" sur un thème que j'ose dire plus "progressif" que le reste. En plus, il y a un gros solo de Robert Fripp, c'est vraiment un blues typique. La chanson a au moins la qualité d'être un témoignage du blues à la Gabriel. Un peu controversé pour moi ; je l'aime, mais au fond, le blues est long un peu! Par contre, ce thème principale est hallucinant. Ensuite, et bien voilà Peter qui se met à écrire des chansons digne de la série de film mettant en vedette Rocky Balboa! C'est ce que j'ai pensé tout de suite en entendant Down the Dolce Vita, et j'aime cela! Et en plus, Peter crie "You guys are crazy!" cela vaut bien une bonne revue! Non mais sérieusement, avec l'orchestre symphonique et le rythme fort et constant à la rocky, et bien on a beaucoup d'énergie ici. De plus, il y a cet orchestre qui crée des moments originaux pour un album rock, en tout cas, je ne vois pas comment on peut ne pas aimer cette chanson. J'avoue qu'elle me rappelle peut-être un peu le progressif... Here Comes the Flood est vraiment à son avantage sur cet album (la version sur le best of de 1990 est plus faible à mon avis). La chanson demeure un classique dans le répertoire de Gabriel, parce que c'est une "power ballad" belle. La douceur de cette chanson dans ses moments calmes est difficile à rivaliser, ainsi que sa puissance lors des moments forts. Les paroles sont vraiment belles, le thème est plus ou moins en relation avec une inondation (métaphore)... "If again the seas are silent and any still alive, it will be those who gave their islands to survive" (Si les mers redeviennent silencieuses et qu'il y a des survivants, ce seront ceux qui ont donné leur île pour survivre...). En plus, elle donne à l'album une SUPERBE ligne de texte finale : "Drink up dreamers you're running dry" (Buvez rêveurs, vous vous asséchez...).
Les pochettes des albums de Peter sont toutes superbes (peut-être à part So...). Celle-ci est sûrement une de mes favorites sinon ma favorite. J'aime le bleu, l'auto a une belle couleur et la pluie donne bien le ton! Qui n'aime pas être dans une voiture arrêtée lorsqu'il pleut? À titre de conclusion, on se doit de répéter que Car représente Peter qui cours dans toutes les directions. En tout cas, l'album marche bien en tant que témoin des différents styles de Gabriel. À aucun autre endroit dans le catalogue vous retrouverez Peter Gabriel qui fait en même temps : étrange, doux, hard, doo-wop, trame sonore, blues!
Simon L. 10 août 2002
Laissez vos commentaires concernant cet album!
1978 Note: 8 1) On the Air 2) D.I.Y. 3) Mother of Violence 4) A Wonderful Day in a One-Way World 5) White Shadow 6) Indigo 7) Animal Magic 8) Exposure 9) Flotsam and Jetsam 10) Perspective 11) Home Sweet Home L'album de Peter le plus sous-estimé par la
critique et par Peter lui-même! He Ho! La première
moitié Scratch est du matériel superbe et
classique à mon avis! White Shadow : Pourquoi
cette pièce est oubliée!?! |
|
"Fear , she's the mother of violence"
La peur, elle est la mère de la violence
De Mother of Violence
Il est vrai qu'une certaine partie de Scratch est plus ou moins intéressante... Mais quand même, il ne faut pas faire comme s'il n'existait pas ; il y a un paquet de bonnes chansons. Même Peter tente de l'oublier en s'y référant comme étant "ah... that one...". C'est le premier album des quatre albums éponymes de Peter que je me suis procuré, peut-être que cela biaise mon jugement, mais je ne crois pas, car je me souviens très bien que moi aussi, je n'étais pas très impressionné au début... L'influence Fripp se fait de plus en plus sentir. Fripp n'est pas mauvais, mais je pense que du matériel de Peter Gabriel influencé par du matériel de Robert Fripp, cela fait un peut... bizarre...
La première partie de l'album est vraiment bonne! Je dirais, jusqu'à Indigo peut-être... même si je peux apprécier cette dernière de temps en temps! J'aime même Animal Magic! La première chanson de l'album, On the Air, est une ouverture parfaite! Tout un "rock"! C'est bien de "brasser" un peu ses auditeurs pour éveiller leurs sens! Guitare forte, batterie insistante, voix méchante! Sûrement une des meilleurs de l'album. Je ne vois pas pourquoi une chanson comme ça n'a pas été un "hit", avec la parution de So, On the Air n'avait plus de chances! La chanson coule subitement et devient D.I.Y. (ce qui veut dire "do it yourself" (fait le toi-même). Un bon rythme, piano, et des paroles intéressantes "Don't tell me what I will do, 'cos I won't, don't tell me to believe in you, 'cos I don't", et le meilleurs est sûrement "Everyone want to be what he not, nobody happy with what he got" (Tout le monde veut être ce qu'ils ne sont pas, personne n'est heureux avec ce qu'il a (meilleurs en anglais!)). La répétition de "DIY" lors du "refrain" (si on peut dire ainsi) sur un rythme assez spécial renforcé par le piano donne un caractère à la chanson. Des sons de criquets et d'insectes nous font doucement tombés dans une gemme oubliée de l'album Mother of Violence. Les paroles sont un peu innocentes et disent des choses que nous savons déjà : La peur cause la violence. Mais, la chose est dit avec tant de douceur et d'originalité qu'on ne peut pas passer à côté! En plus, au début, Peter prend un bizarre d'accent (il zézaye). En fait : la pièce est dominée par les accords de piano et des plaintes subtiles de guitare... À la fin, le dernier mot est "fear" (peur), avec un son agressant de guitare, et reviennent les "gabrieleses" dans leur état normal : de belles paroles incompréhensibles. A Wonderful Day in a One-Way World pourrait facilement être une des chansons les plus énervantes de l'histoire... Suffit de s'y habituer par contre, savoir anticipé le refrain très intelligent musicalement et lyriquement. Cette chanson parle-t-elle des esprits fermés? C'est ce que je devine avec le titre... Maintenant il y a LA pièce injustement oubliée de cet album : White Shadow. Le début n'est qu'instrumental et tente de vous envoûter. C'est une ambiance difficile à décrire, mais moi, elle me rappelle un jeu qui avait une musique semblable! En tout cas, sans importance! White Shadow est sombre, incompréhensible, originale. On ne peut pas vraiment la décrire mais, le refrain "and she comes out like a white shadow" est accompagné d'un des meilleurs "riffs" de tous les temps je vous le jure! Tellement trop court! L'instrumental revient pour la fin de la chanson avec de la guitare forte de Fripp. Vraiment, la meilleur selon moi. Le début de Indigo est superbe, "when it ends, again I'll see my friend" est accompagné de flûte vraiment très belle, mais "Beyond the indigo..." est un peu hors du contexte à mon avis (je parle de la musique) et montre les premières failles de l'album. Heureusement, le meilleur du début de la chanson revient avec force et se termine bien finalement. Animal Magic nous rappelle un peu le rock plus "hard" qui se trouvait sur Car. J'aime bien le style de la chanson même si ce n'est sûrement pas quelque chose de très original : bien sûr, c'est original quand on pense que nous sommes en 1978! Le refrain est encore une fois très fort (Peter semble être le maître de la transition couplet-refrain!).
C'est à partir d'ici que Scratch commence à pâlir un peu selon moi... Exposure a la possibilité d'être acceptable si on s'y concentre, mais cette pièce est, de façon trop évidente, le fruit de Robert Fripp! Les lignes de basse de Tony Levin sont superbes par contre! Quel "groove"! Exposure est la répétition continue d'un thème qui grandit et grandit et retombe à la fin. Flotsam and Jetsam est vraiment inutile! Elle ne m'a jamais vraiment accrochée... Peut-être que les paroles sont bonnes, mais je n'y ai pas vraiment porté attention : la musique n'est pas vraiment intéressante, un faux pas pour Peter... Je n'ai vraiment rien d'autre à dire la dessus, je suis peut-être mêlé, mais pour moi, on dirait que cette pièce est comme le pire de Indigo en une chanson! Perspective a du potentiel : en fait, elle est quand même bonne... Mais, c'est un peu la Animal Magic #2. Pas très originale, répétition totale de Animal Magic : plus hard un peu. Par contre, elle est le point fort de cette fin d'album, seulement, c'est du déjà-vu! Mais voici un autre point de vue : supposons que Peter ait inversé les chansons et ait placé Perspective à la place de Animal Magic et vice-versa... En inversant les titres de chansons dans cette critique, le tout serait encore vrai! Et il y a finalement la "torture" finale (pas vraiment une torture mais bon...) Home Sweet Home. C'est le pire moment de ce disque, et c'est dommage car c'est la fin : ne jamais placer une chanson mauvaise à la fin d'un album! Rien d'original, en plus, il y a du saxophone (je n'aime habituellement pas le saxophone, parfois je peux l'apprécier (sur Nude de Camel par exemple), mais habituellement, j'ai l'impression que cet instrument rempli un trou!). Il n'y a rien qui rappelle Peter sur cette pièce peut-être à part les complaintes... L'impression générale n'est pas très bonne, le tout sonne un peu nostalgique alors que les paroles sont morbides! Cela ne concorde pas vraiment... (La femme du protagoniste se suicide avec son enfant sur une mélodie qui n'a aucun rapport!)
Encore là, la pochette de cette album est l'une des meilleurs! Quel concept! Peter passe ses bras sous la feuille de papier où il se trouve et déchire cette feuille par en avant! Je n'aurais définitivement pas pensé à cela! Scratch n'est certainement pas le meilleur de Peter, mais il ne mérite sûrement pas que même son créateur le dénigre! Peter! Souviens toi qu'ici il y a On the Air et White Shadow en plus de Mother of Violence ainsi que plusieurs chansons dignes d'être jouées en spectacle! Si je me souviens bien, c'est le dernier album que Peter produira avec Robert Fripp... Peter dit que travailler avec un ami n'est pas toujours la meilleur chose à faire. Son premier album après celui-ci demeure, selon la critique, son chef-d'oeuvre...
Simon L. 13 août 2002
Laissez vos commentaires concernant cet album!
1980 Note: 10 (11? Meilleur album) 1) Intruder 2) No Self-Control 3) Start 4) I Don't Remember 5) Family Snapshot 6) And Through the Wire 7) Games Without Frontiers 8) Not One of Us 9) Lead a Normal life 10) Biko L'Album avec un grand A de Peter Gabriel.
Effrayant, sombre, profond, mais en même temps tellement
vivant et organique. |
|
"All you people in TV land, I will wake up your empty shells. Peak-time viewing blown in a flash as I burn into your memory cells"
Vous, habitants de la télévision, je vais réveiller vos coquilles vides. Les heures de grande écoute frappées en un instant alors que je brûle dans les cellules de votre mémoire
De Family Snapshot
En effet, il est difficile de contredire la critique sur ce point, Melt est un chef-d'oeuvre. Peter entre de plein front dans les années 80, en utilisant les rythmes continus et les batteries sans cymbales. Peter est d'ailleurs probablement le premier à avoir fait du rock avec des chansons rythmées à la batterie mais sans cymbales. Melt représente la direction que la musique aurait dû prendre pendant cette affreuse décennie. Une des raisons pourquoi la vent a tourné est peut-être la présence de Phil Collins qui, remarquant le succès musical de cet album, en a pris plusieurs points (dont les batteries sans cymbales ; voir In The Air Tonight... malgré que cette chanson soit quand même très bonne) et les a transformés en horreurs du pop. Aussi, c'est ici que le guitariste "permanent" de Peter se joint à la bande ; David Rhodes.
Sérieusement, Melt est un point marquant de l'histoire de la musique moderne, autant au point de vue musical qu'au point de vue lyrique. Il est étonnant de constater que cet album ait obtenu tant de succès, alors qu'il est si sombre et agressif. La plupart d'entre vous connaissez sûrement I Don't Remember, Games Without Frontiers, et Biko. Melt est un album profondément psychologique qui explore les recoins de l'esprit humain sans vraiment parler d'amour et d'amitié. La peur, la folie, l'esprit du meurtrier, la haine et le racisme... Et le tout marche à merveille, un succès prenant et passionnant.
Intruder viole le silence avec ses premiers sons effrayants et classiques. Elle décrit, sur un rythme lugubre, l'entrée par infraction d'un homme dans une chambre où semble sommeiller une dame. Le tout est vraiment dérangeant, alors que Peter parle de cet homme qui voit la vie de cette dame dans sa robe, qui l'entend respirer sur son lit, qui laisse sa trace et ouvre les fenêtres, rampe... C'est une métaphore, et elle décrit le mode d'action de la peur. C'est la façon dont la peur fonctionne, elle vous explore, se placarde dans les moindres recoins de votre âme, se fait sentir, subtile, et laisse sa marque... Alors le sujet de l'album devient la folie, probablement provoquée par la peur, No Self Control est très bien décrite par son titre. La musique est à un des ses summums ici, le xylophone de bois superbement enregistré (dois-je souligner la qualité sonore de Melt?) donne un ton rapide et envoûtant à ce qui me semble bien que trop court. La pièce représente une personne qui agit contre son propre gré, et ne sait plus comment contrôler ses désires, encore là, certaines paroles peuvent êtres dérangeantes : "You know I hate to hurt you, I hate to see your pain, but I don't know how to stop, I don't know how to stop..." (Tu sais que je hais te blesser, je hais voir ta douleur, mais je ne sais pas comment arrêter, je ne sais pas comment arrêter...)... Vraiment lugubre, mais organique et vivant, comme disait mon bref résumé. Start n'a pas vraiment d'utilité, c'est un bref segment orchestrale mettant en vedette un saxophone, et le tout vous amène à une autre chanson traitant d'une sorte de folie ; l'amnésie à ce qu'il paraît. I Don't Remember est un hit radiophonique. Son refrain est quand même bien connu. C'est encore là un morceau puissant (un des plus forts rythmiquement) qui traite d'un sujet psychologique. Après avoir perdue le contrôle, une personne perd peut-être la mémoire, car le thème de I Don't Remember est vraiment centré autour de ce sujet. La détresse est palbable, l'honnêteté de l'amnésique est étouffante : "Stop looking at me like a bird of prey, I'm all mixed up, I got nothing to say, I don't remember!" ("Arrête de me regarder comme un oiseau de proie, je suis mêlé, je n'ai rien à dire, je ne me souviens pas!". Suit Family Snapshot, peut-être une des favorites parmi les amateurs de musiques et avec raison, c'est peut-être ma favorite aussi, je ne peut pas vraiment dire. Un autre sujet très troublant. Peut-être que la chanson a un sens plus profond que je ne comprends pas, mais le sens que j'y trouve me plaît entièrement. Le tout semble être la description de la journée ou un meurtrier tue un homme important, en direct à la télévision (du genre assassinat de J.F.K.). Le meurtrier attend, il voit les voitures arriver, et toute la parade, lorsqu'il voit la cible, il tire... On ne sait pas s'il le tue vraiment, mais on sait que le fait de tirer lui ramène à la mémoire des images de son enfance, alors qu'il est seul à la maison, qu'il voit un fusil jouet sur le sol, il se cache derrière la porte, et se sent seul, peut-être à cause de l'éloignement de tous les membres de sa famille. La chanson va de calme, lorsque le tout se prépare, à rapide mais toujours relativement doux lorsque le meurtre doit se produire, et a très silencieux lorsque les souvenirs reviennent. Voici des paroles qui sont parmi les plus touchantes de Peter Gabriel et qui figurent dans cette chanson (sans compter celles qui figurent juste au dessus de cet article, déjà traduites en Français, qui sont peut-être mes favorites) : "I don't really hate you, I don't care what you do, we were made for each other, me and you, I want to be somebody, you were like that too, if you don't get given you learn to take, and I will take you" ("Je ne te hais pas vraiment, je me fous de ce que tu fais, nous avons été faits l'un pour l'autre toi et moi, je veux être quelqu'un, tu étais comme ça toi aussi, si tu ne reçois pas, tu apprends à prendre, et je vais te prendre"), il y a aussi "Come back mom and dad, you're growing apart, you know that I'm growing up sad, I need some attention, I shoot into the light" ("Revenez maman et papa, vous grandissez dans l'éloignement et je grandis triste, j'ai besoin d'attention, je tire dans la lumière"). On arrive à And Through the Wire, qui personnellement, ne m'accroche pas beaucoup, même si elle a tout pour accrocher. Elle aurait fait un bon hit radio. Je ne me suis jamais penché sur son sens, et c'est peut-être le seul point un peut moins fort sur le tableau, même si elle est tout à fait agréable. Elle aurait décroché un trophé sur Scratch. Games Without Frontiers est probablement le plus gros hit de Melt. Vous avez tous déja entendu le répétitif "Jeux sans frontières" de Kate Bush avec les sifflements qui suivent donc rien à dire vraiment, autre que le fait que cette pièce est un autre classique. Vraiment, c'est un superbe cynisme (si je peux me permettre) envers les compétitions où les gens seraient supposés s'amuser, mais où ce n'est pas vraiment le cas ; "If looks could kill they probably will" ("Si les regards pouvaient tuer ils le feraient probablement"). Et cela ne compte pas la complexité musicale cachée et subtile de la pièce, dont chaque rythme est calculé. Not One of Us était la perle cachée pour moi. Je n'avais jamais entendu cette pièce avant d'acheter l'album et je l'ai trouvé superbe. Déjà, à partir de Games Without Frontiers, le thème du racisme avait déjà été abordé, mais ici on entre en plein dedans. C'est une vision du racisme explorée à partir de la perception des racistes "He's not one of us!" ("Il n'est pas l'un des nôtres!"). Encore là, le rythme est relativement rapide, et je crois que la chanson avait une sonorité bien en avant de son temps. Une autre phrase classique de cette chanson "It's only water, in a stranger's tear" ("Ce n'est que de l'eau, dans la larme d'un étranger"). En fait, sûrement que Not One of Us ne parle pas que du racisme basé sur la couleur de la peau. Il y a aussi le "racisme" envers les gens qui n'ont pas du tout le même mode de pensé, ou qui ont des opinions différentes. Au lieu de se détruire avec des opinions opposés, pourquoi ne pas utiliser ces différences pour se construire? Lead a Normal Life est un étrange morceau très doux et presqu'entièrement musical. Très relaxant après la frénésie de la pièce précédente. J'aime bien ces chansons qui ne possèdent qu'une quantité limitée de paroles, mais qui semblent en dire long. Voici la chanson au complet "It's nice here with a view of the trees, eating with a spoon? They don't give you knives? 'Spect you watch those trees blowing in the breeze. We want to see you lead a normal life" ("C'est beau ici avec cette vue sur les arbres, tu manges avec une cuillère? Ils ne donnent pas de couteaux? Je m'attends à ce que tu regardes ces arbres flotter dans la brise. Nous voulons te voir mener une vie normale"). Sarcasme ou non? Je ne saurais trop dire. J'ai lu qu'elle traitait de l'emprisonnement, ce qui aurait beaucoup de sens (relisez les paroles pour le constater). Biko, dont j'ai parlé dans l'introduction sur Peter Gabriel, parle de Steven Biko, mort pour la cause des persécutés de l'apartheid (il est mort très violemment). Ce fût probablement la première implication de Peter, et c'en fût toute une. Quel impact a eu cet article dans le journal rapportant la mort de l'homme pour Peter Gabriel, et quel impact a eu cette chanson dans la cause! Rien de plus puissant qu'une foule à la fin d'un spectacle qui cri cet hymne final pour la sagesse, la compassion et l'intelligence en générale "Oh! Oh! Ooooooooooh!" avec le poing vers le ciel. À ce moment, les problèmes persistaient toujours, et la fin de l'album (et donc, de Biko), touche tout le monde, en faisant réaliser aux gens l'horreurs devant l'impuissance, et en même temps, en transformant cette impuissance en puissance extrêmement forte : "The man is dead, and the eyes of the world are watching now... watching now..." ("l'homme est mort, et les yeux du monde regardent maintenant, ils regardent..."). Nos yeux regardent-ils vers l'Irak? En ce qui concerne la puissance des hommes en général, Peter a écrit un superbe poème pour Fourteen Black Paintings qui représente très bien ce sujet, et il est écrit au haut de la page d'accueil de ce site, il se traduit ainsi : "De la douleur vient le rêve, du rêve vient la vision, de la vision viennent les gens, des gens vient le pouvoir, du pouvoir vient le changement" (extraordinaire).
J'ai dit de Not One of Us qu'elle avait une sonorité bien en avant de son temps, la vérité est que ceci s'applique à tout l'album. Cet album a voulu donner une direction aux artistes qui semblaient tranquillement se perdre, seulement, ils ne l'ont pas suivie. Ce qui fait que, Melt se retrouve devant tout ce qui a suivi, jusqu'à ce que certains artistes s'aperçoivent qu'ils se sont trompés de chemin. Aussi, encore une fois, Peter nous arrive avec une pochette incroyable. Une autre perspective d'un visage, de l'homme. Il fond (melt=fondre). Les trois premières pochettes de Peter Gabriel sont tous des classiques, malgré que la pochette de Up soit quand même très intéressante. Je crois que j'ai déjà tout dit ce qu'il m'est possible de dire à propos de Melt. Le reste de vos songes viendra en écoutant l'album. Si vous devez n'avoir qu'un album de Peter Gabriel, c'est celui-ci. Il va plus loin que Peter Gabriel, il est plus grand que nature. Chaque ligne de texte a la possibilité de vous donner des frissons dans le dos ou de vous émouvoir. Un grand album qui est peut-être à lui seul la décénnie 80-89 pour moi.
Simon L. 28 mars 2003
Laissez vos commentaires concernant cet album!
Vos commentaires;
Claude L'., 26 août 2005
Je n'ais jamais écouté Melt mais je trouve qu'il a l'air vraiment extraordinaire. Je ne te connais pas mais tu m'en apprend beaucoup sur tout ses albums. J'ai déja Car(Peter Gabriel 1), le prochain c'est surement Melt que je vais acheter. J'ai déja entendu Family Snapshot sur le site de progarchives. Vraivent magnifique et nous mait vraiment dans la chanson. Aussi je connaissait déja Game whithout frontiers que j'ai entendu 30 secondes aujourd'hui. Peter Gabriel fait un art magnifique dans la musique. Je n'ai que 12 ans. Personne aime ce que j'aime.Merci encore pour tout. J'ai lu beaucoup de textes sur les groupes. On dirait que tu penses comme moi. Bon ben aurevoir, je vais certainement acheter Melt.
PS:je suis un véritable fan de Genesis.