GENESIS
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De gauche à droite : Tony Banks, Mike Rutherford, Peter Gabriel (Vraiment pas sa meilleur!), Steve Hackett, Phil Collins

À vouloir tout dire sur Genesis, je crois que je me perdrais dans mes idées, et que vous ne réussiriez pas à comprendre grand chose! Mais je vais faire de mon mieux... C'est qu'à l'idée d'écrire quoi que ce soit sur ce groupe fabuleux (1967 à environ 1977-78 pour ma part...) j'ai bien peur d'en oublier, ou de mal m'exprimer! Mais bon... il faut ce qu'il faut! C'est que Genesis est sans aucun doute mon groupe préféré, qui créait (et qui réussit encore quand il le veut) du rock progressif hors de toute comparaison! On peut dire "Ce groupe a un son inspiré de Genesis" mais pas "Genesis a un son inspiré par...", je ne crois pas que l'on puisse dire cela... Les mises en situation, les histoires complètement fantaisistes, les déguisements et les éclairages théatraux ahurissants, et bien entendu, cette musique puissante, pas trop pompeuse ( à la Emerson Lake and Palmer), tout fait de Genesis le seul et unique groupe qui réussit à émouvoir un public attentif d'une façon si particulière. Il n'est pas rare d'entendre quelques notes bien enchaînées dans une chanson, d'y rester accroché, et de n'avoir aucune objection à les réentendre pour les 4 ou 5 prochaines minutes, en se laissant bercer par des couplets qui laissent pénétrer cette suite musicale revenant toujours vous transpercer. Seulement Genesis pourra me faire dire une chose pareille!

Le groupe s'est créé en Angleterre (comme une très grande partie des groupes Progressifs!) en 1967. À Charterhouse, Peter Gabriel et Tony Banks font parti d'un groupe, Mike Rutherford et Anthony Phillips font parti d'un autre, et c'est de cette fusion entre "The Garden Wall" et "Anon" qu'apparaît Genesis. Les débuts du groupe sont très modestes, ils écrivent plusieurs demos et chansons (plusieurs de celles-ci sont des petites parties de grandes chansons qui seront complétées plus tard), assez pour attirer l'attention d'un producteur, Jonathan King. Les vestiges de cette époque sont plutôt rares, je connais le style unique par le box set "Archives 1967-1975 : The Gabriel Years" qui possède un CD entier dédier à ces anciennes oeuvres. Le premier album, qui ne ressemble en rien à ce que Genesis deviendra, s'intitule "From Genesis to Revelation" et sort en 1969. Le groupe a écrit des chanson impressionante, mais King, pour des raisons assez nébuleuses, décidera d'introduire des sons d'instruments à cordes telles violons et contrebasses sur l'album, ce qui ruine un peu le son... De plus, le titre "From Genesis to Revelation" se traduit "De la genèse à la révélation" ... Résultat? L'album se retrouve dans les rayons "religieux" et vend à peine 500 copies... Adieu Jonathan King! C'est en 1970 que commence réellement le Genesis tel qu'on le connaît à cet époque, les 5 albums suivants sont de vraies perles, et Genesis gagnera vite une réputation solide! Gabriel se déguise, se maquille, émeut les audiences par sa présence timide mais en même temps si cinglante. Sa voix semble toujours demander pitié, mais les paroles qu'elle prononce sont une véritable mélodie... Plus tard on dira "Phil Collins chantait peut-être mieux que Gabriel, mais jamais il ne chantera COMME lui". There's only one Peter. Il m'est inutile maintenant de décrire chacun des albums qui suivent, car c'est justement le rôle des articles sont qui présentés ci-bas. Ma petite allusion à "From Genesis to Revelation" apparaît car je ne possède pas encore cet album. Je me passerai de plus de commentaires sur ces années de Genesis, car je ne ferai que tourner en rond, si vous voulez vraiment savoir de quoi je parle, attardez vous à un de leur album, n'ayez pas peur de l'écouter 3 ou 4 fois par jour pendant les premiers jours (Ils ne durent que 40-50 minutes après tout, technologie vinyl...) et vous verrez ce que je veux dire!

Entre temps, aprés la sortie de Trespass en 1970, John Mayhew, le batteur du groupe quitte et disparaît pour travailler sur une ferme! Mais le plus difficile à avaler pour Genesis, c'est le départ de Anthony Phillips, je crois que ce premier départ important fût le plus dur pour eux, même plus dur que celui de Peter Gabriel! De voir le leader du groupe de cette époque quitter parce qu'il ne se sent pas assez confiant, et plein de trac, est très inquiétant pour les recrues... C'était aussi le compagnon de Charterhouse de Mike Rutherford, il était ni plus ni moins la structure de Genesis, toute la charpente, et voici qu'il s'en va... Mais heureusement, nos amis décident de continuer, et créent 4 albums extraordinaire dans la formation classique entre 1971 et 1975.

C'est en 1975 que Peter Gabriel quitte le groupe. Après la tournée de "The Lamb Lies down on Broadway" (un vrai chef d'oeuvre! J'ai eu l'occasion de voir cela en spectacle, par le groupe hommage, ou plutôt le groupe "réplique" "The musical Box", un groupe québécois époustoufflant, j'en reparlerai, c'est en show que toute la puissance de Genesis explose). Les raisons du départ du Gabe sont assez claires : le fait que Peter porte des costumes et danse partout sur scène attire l'attention des journalistes, et trop souvent on attribuera toutes les créations de Genesis à Peter, cette position le rendra mal à l'aise... De plus, il est le premier à avoir un enfant, une fille en fait, et les autres ne semblent pas comprendre que son attention se détourne tranquilement. Mais bon, ce qui devait arriver arriva, il quitta, laissant le champs libre à un autre chanteur. On croyait que c'était la fin de Genesis, mais non! Après avoir auditionné une centaine de chanteurs, on finit par accepter que le meilleur chanteur fait déja parti du groupe! Phil Collins prend la relève! Sa voix est totalement différente de celle de Gabriel, mais elle réussit quand même à faire vivre les vieux succès, et à instaurer un nouveau style. Les albums de 1976 et 1977 garde une belle touche progressive adorable, "A trick of the tail" demeure un classique de Genesis, et il vend plus que tous les albums prédécents! La tournée de "The Lamb" a réellement éveillé le marché je crois bien... En 1977, c'est au tour du magnifique guitariste Steve Hackett de laisser tomber Genesis, ses idées ne passent pas assez, et c'est malheureux, car sa musique est plus qu'extraordinaire! (voir "Voyages of the Acolytes" de Hackett) Gabriel connaît une carrière fulgurante, qu'on peut un peu retracer sur ce site, qui n'a pas entendu le nom "Peter Gabriel"? Hackett est plus discret, mais aux yeux des amateurs de rock progressif, il reste un guitariste impressionant et plus qu'important.

C'est à partir de cette époque que Genesis, sous le succès solo de Collins, (encore plus d'entre vous ont entendu "Phil Collins"...) commence à se populariser, et c'est l'image éronnée de ce groupe des années 80 que bien des gens ont lorsque que je prononce le mot "Genesis" ... "Invisible Touch" (86) "I can't dance" (92) demeure des hits, mais pas des représentations du groupe à mon avis... Cette période m'intéresse moins, quoique parfois, Banks, Rutherford et Collins sont capable de revenir un peu vers leurs racines (l'album Duke, Home by The Sea, Domino, Driving the Last Spike, Fading Lights...). C'est en 1996 que Collins finalement quitte le groupe "It's a sad day" qu'il dira... en effet, c'est la fin d'un monde extraordinaire. Mais tout a une fin. Par contre, Banks et Rutherford engageront par la suite un nouveau chanteur d'une vingtaine d'années, Ray Wilson, avec qui on retrouve le bon vieux son rauque de Gabriel! Il n'aura fait qu'un album avec Genesis, et il sera malheureusement mal reçu en Amérique. Cet insuccès sur le continent des richesses commence à implanter un doute dans l'esprit de Banks, et pour ce qui est de la suite, tout reste à déterminer, qu'adviendra-t-il de Genesis? Je ne m'avance pas dans les hypothèses, seul le temps nous l'apprendra... Mais nous devons admettre que jamais plus nous ne verrons ce que des chanceux ont vu dans les années 70...

Simon L. 21 mars 2001

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Une autre photo de Genesis, j'ai décidé de laisser une chance au pauvre Peter qui avait pas sa meilleur en haut! Ici on voit beaucoup plus son style un peu spécial et son "aura" magique. Je crois qu'il interprète "The Musical Box" mais je ne sais pas pourquoi j'affirme cela! En haut à gauche Steve Hackett, en bas à gauche Tony Banks, en haut à droite Mike Rutherford et au sud est Phil Collins!

 

1970
Trespass

Note: 7+

1) Looking For Someone 2) White Mountain 3) Visions of Angels 4) Stagnation 5) Dusk 6) The Knife

Portez une attention particulière à Stagnation, The Knife... Un album dont le bleu de la couverture évoque le sentiment pastoral qui est émit par la musique... Mais le tout est déchiré soudainement par un couteau... The Knife, prédisant le futur du Genesis.
Meilleure pièce: The Knife

"Moon, my long lost friend, is smiling from above, smiling at my tears"

La lune, ma vieille amie, sourit d'en haut, sourit à mes larmes

De Stagnation

Le deuxième album du groupe... Bien qu'il soit plus souvent considéré comme le premier. En fait, le véritable premier ressemble très peu à ce que Genesis allait devenir. D'ailleurs, je ne le possède pas encore (en date du 21 mars 2001). Trespass date même de l'époque précédent la période de la formation "classique" (Gabriel - Banks - Rutherford - Hackett - Collins (voir photo du groupe en haut de cette page). En effet, le batteur est John Mayhew et le guitariste est Anthony Phillips. Bien que Mayhew ait plus ou moins disparu dans le brouillard (je crois qu'il travaille sur une ferme en Angleterre!) Phillips lui, fait toujours de la musique, et il était le pilier du groupe au début de celui-ci!

On remarque que, comparé aux autres albums, celui-ci possède plus de guitare acoustique et des sons moins "électriques" ou "électroniques". Ce qui n'est pas mauvais en soi! Ma copie du CD est de marque MCA, et non Atlantic, comme tous les autres. Atlantic n'a pas les droits en Amérique du Nord? Je n'en sais rien, mais la qualité sonore en souffre un tout petit peu. Il est à noter que j'ai payé cet album 7$ canadien! Ce qui équivaut à environ 4,20$ américain! Je ne sais pas ce que cela fait en francs, environ 35 francs? Peu importe! Peut-être que la relation compagnie - prix - qualité s'explique ainsi... Mais franchement, cet album est si envoûtant que quelques "kshh" ou "tic!" occasionnels ne réussissent pas à en faire un navet!

Les premières notes du disque proviennet de la voix a capella désespérée de Peter Gabriel s'écriant "Looking for Someone!" qui est le titre de la pièce. Personnellement, je trouve qu'elle a une saveur rock sombre, peut-être même jazz-blues-rock. "Trying to find a mem'ry in a dark room..." le rythme et la mélodie de la guitare créent une certaine lourdeur bien appréciée! Je crois que c'est le morceau sous-estimé de l'album, du moins, "la bonne chanson dont on n'entend pas parler...". Je ne crois pas que "Looking for Someone" ait une histoire après 1970 malheureusement, et je ne pense pas que le groupe l'ait jouée en spectacle... Dommage! La prochaine chanson est "White Mountain", c'est à peu près le seul moment de toute la durée de l'album, avec "Dusk" pendant lequel il m'arrive de devenir lunatique. Il est vrai que cette pièce peut sembler un peu faible comparée aux autres, mais son histoire, bien que peu déchiffrable, est très intéressante. En gros, c'est l'histoire d'un loup qui se bat pour réussir à garder une couronne d'or, si mon souvenir est bon. Mais le refrain et le couplet ne semblent pas vouloir coïncider ensemble. Mais déjà je regrette d'avoir dit cela car bizarrement, c'était ma chanson préférée sur l'album au tout début! Ensuite vient "Visions of Angel", c'est une chanson douce, qui pousse une belle ascension lors du refrain "Visions of Angels, all around, dance in the sky, forever goodbye", et ensuite on retombe dans une douce mélodie riche en flûte et en moments relaxants. Et puis vient la chanson que je trouve la plus extraordinaire sur le disque! "Stagnation", elle a une durée de presque 10 minutes. C'est l'histoire d'un homme riche qui fût le seul assez intelligent pour s'enterrer très creux sous la Terre avant un cataclysme nucléaire. Tous sont morts, et il ressort de son trou, unique propriétaire de la Terre entière. Quelle solitude! La mélodie, et le thème musical que l'on retrouve vers les 2/3 de la chanson nous offrent une mélancolie qui peut amener une larme à votre oeil! Des paroles comme celles au haut de cet article "Moon..." noient votre esprit dans une sensation très spéciale. J'espère sincèrement qu'en écoutant cette pièce, vous ressentirez la même chose! Retenez le titre "Stagnation"! Suit "Dusk", la plus courte du disque, elle est intéressante, j'aime bien le petit déchaînement de flûte et guitare acoustique au milieu de la chanson, mais j'oublie souvent le reste, pas assez "accrocheur" je suppose... Mais la version de "Archives 1967-1975" m'interpelle plus. Je crois que pour bien apprécier "Dusk", mieux vaut cette dernière version. Sur Trespass, il ne faut pas oublier qu'elle est prise au piège entre deux géants musicaux! "Stagnation" et la dernière pièce, la plus retenue par le public de cet album "The Knife"! Et pour cause... C'est avec cette chanson qu'on voit venir un peu le nouveau style de Genesis, avouons que "The Knife" ressemble plus à "The Return of Giant Hogweed" qu'à "Visions of Angel" ou "Looking for Someone"! "The Knife" parle littéralement d'une révolution! "Some of you are going to die, martyrs of course to the freedom that I shall provide!" cela évoque bien le climat de la chanson, elle a un son rude, dur, mais accrocheur! À un moment précis, on peut sentir la montée de la révolte, et on entend les policiers crier "Things are going out of control here, fire over their heads!" et vers la fin, le retour des sons lourds de basse et de guitare donne une pésanteur révolutionnaire très claire à la pièce! En spectacle, Peter regarde son auditoire avec un visage effrayant et menaçant en chantant ces lignes! Un bijou!

Le tout me donne une impression de froid, de beau froid, d'hivers. Est-ce la pochette de l'album? Elle représente quelques titres de l'album je crois, un ange (Visions of Angels), une montagne (White Mountain), un couteau déchirant la pochette (The Knife). Je crois que ce sentiment de fraîcheur provient du bleu pâle que l'on voit partout, sur la pochette, et dans les chansons. L'album ressemble à de l'eau pure, à du vent, aux sons de la solitude, c'est très relaxant. Bien sur il y a cette fin quelque peu paradoxale, mais qui semble pourtant bien se marier à toute l'allegresse...

En somme, à ceux qui négligent Trespass, sachez que souvent, il m'arrive de douter de ma préférence envers Foxtrot! Heureusement que ce dernier possède "Supper's Ready"! Ce n'est pas parce que ni Phil Collins, ni Steve Hackett ne sont encore présents, que le groupe ne peut pas pondre quelque chose d'émouvant! Trespass est la preuve définitive que Phillips aura construit Genesis, et l'aura soutenu, jusqu'à ce que celui-ci puisse voler par lui-même. Et heureusement, car sans Trespass, il n'y aurait pas eu le reste...

Simon L. 21 mars 2001

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1971
Nursery Cryme

Note: 10

1) The Musical Box 2) For Absent Friends 3) The Return of the Giant Hogweed 4) Seven Stones 5) Harold the Barrel 6) Harlequin 7) The Fountain of Salmacis

La naïveté, le classicisme, l'énergie... Quel album! The Musical Box... THE MUSICAL BOX.
Meilleure pièce: The Musical Box (comment avez-vous deviné?)

"And all this time that passed me by, It doesn't seem to matter now"

Et tout ce temps qui m'a dépassé, il semble que ça n'ait plus d'importance maintenant

De The Musical Box

Le premier album que j'ai acheté de Genesis est "The Lamb Lies Down on Broadway" (assez étonnant...) et il est un peu "classe à part", par la suite j'ai acheté celui-ci : Nursery Cryme. Je l'ai écouté la première fois dans l'auto avec un "discman" ce qui n'est pas conseillé du tout car de cette façon on manque toutes les subtilités d'un album au profit d'un grondement monotone et de quelques aboiements de radio, donc j'ai eu une impression amer suite à l'écoute (de toute façon, l'album n'a pas une très bonne qualité sonore... C'est vraiment mais vraiment dommage!). Je ne savais pas encore à cette époque que les albums progressifs sont en général très durs d'approche, mais comme je trouvais stupide d'avoir dépensé de l'argent pour rien j'ai continué à écouter cet album et ce qui devait arriver arriva, je l'adore! Suite au premier album, Anthony Phillips et John Mayhew ont quitté le groupe, et Genesis cherche désespérément un batteur et un guitariste. Ceux-ci viendront sous les noms respectivement de Phil Collins et de Steve Hackett. Ce devait être la formation "classique" de Genesis, et la meilleur à mon avis (photo en haut). J'aborde brièvement Steve Hackett ici (une section sur lui s'en vient) en disant qu'il n'est peut-être pas un grand technicien (plus que moi en tout cas...) mais que son talent de composition et la vie qu'il donne à son instrument sont gradioses, un peu comme Tony Banks (même si je soupçonne ces deux la de ne pas s'être parlés beaucoup... Genesis semble avoir été une lutte Synthétiseur contre Guitare pendant quelques temps). Et Phil Collins, mais quel batteur! Je pense que sa place est belle et bien derrière la batterie! Je ne sais pas quelle sorte de metronome il a dans sa tête, mais c'est incroyable de voir qu'un être humain peut suivre un rythme aussi "arythme"!. Bref, nous avons ici regroupés cinq des plus grands musiciens, compositeurs (surtout) du monde (à mon humble avis comme d'habitude), et on le sent!

"Nursery Cryme" représente le son que Genesis aura pour les quelques prochains albums (jusqu'en 75, 76 à la limite), on perd un peu d'acoustique, et Tony Banks prend plus de place avec ses claviers, ce que certains ont en aversion, personnellement, cela me plaît très bien, Tony Banks est peut-être mortellement sérieux, mais je crois qu'il est le principal compositeur du groupe, je devrais acheter un album de Banks pour approfondir. L'album contient 7 pièces, 3 longues une moyenne et 3 courtes tout à fait biens placées.

Le tout commence avec le classique "The Musical Box" une de mes chansons favorites de Genesis, ma préférée sur l'album, bien que je n'aime pas dire cela, car les autres n'ont pas grand chose à envier. La pièce débute doucement "Play me old king Cole..." accompagné d'une guitare très calme. En fait, c'est une atmosphère difficile à décrire, et la pièce prend un tournant très spécial lorsque le passage musical commence, une vraie bombarde de batterie et de guitare distortionée qui prennent des virages abruptes, Peter chante encore un petit peu dans un moment de calme "And I want, and I feel, and I know, and I touch... THE WALL!" et sur ces derniers mots les musiciens se déchainent à nouveau. Le vrai classique de cette chanson demeure la fin (C'est pourquoi sur "Seconds Out", on n'en entend que la "closing section"). L'histoire est celle d'une petite fille (Cynthia) qui joue au croquet (voir pochette) avec une petit garçon (Henry) ils ont 8 et 9 ans, Cynthia, sans le vouloir, donne un coup de baton à la tête de Henry et celle-ci tombe au sol. Il pousse des ailes à Henry qui va au paradis, mais il se fait retourner bien vite sur Terre, et il sort d'une boîte à musique que Cynthia fait jouer. Henry vieillit à vu d'oeil, et ses "pulsions" d'adultes semblent surgir tout à coup, (voir les paroles écrites au haut de cette section), c'est cette fin qui est le classique, lorsque Gabriel crie avec tant de désespoir "why don't you touch me, touch me why don't you, touch me, touch me, touch me now now now now NOW!". Bref tout cela est envoûtant. Sachez que le vieux Henry est abattu par une gardienne (nurse) qui entre et démollit la boîte à musique.

Ensuite vient "For Absent Friends" une très courte pièce chantée (une grande première) par Phil Collins, on reconnaît tout de suite sa voix aigüe qui coule. Par contre, il n'y a pas grand chose à dire de cette chanson (désolé pour les fans de Phil), elle reste quand même très belle. Suit "The Return of the Giant Hogweed". Ce morceau est l'histoire complètement bizarre d'une lutte entre des humains et une plante dangereuse (Heracleum Mantegazziani, elle existe pour vrai, famille des Apiaceae; la même famille que les carottes!) qui les "attaque". On dit qu'il est impressionant de voir Peter courir d'un côté et de l'autre pendant cette pièce en spectacle pendant la section "The Dance of the Giant Hogweed". C'est une chanson qui démarre vigoureusement avec un duo parfaitement syncro de mellotron et de guitare, et qui finit tout aussi vigoureusement avec un des passages musicaux qui est peut-être le plus violent et bruillant de Genesis, et c'est à mon avis dans cette pièce (y compris tout album) que les talents de batteur de Phil Collins sont le plus à l'oeuvre, il faut même être en forme pour finir les 8 minutes de cette chanson à la batterie! Par la suite, le morceau "Seven Stones" retentit, à vrai dire, je l'oublie souvent, il semble être le moins populaire de l'album même si Genesis a fait beaucoup de "singles" avec. Le refrain résume bien le message "The changes of no consequences pick up the reins from nowhere" en d'autres mots, les changements que l'on croyait sans conséquences prennent de l'importance sans qu'on s'y attende, enfin, je crois que c'est cela... Le refrain est aussi la partie la plus intéressante de la douce pièce. Après, il y a "Harold the Barrel", Gabriel chante si vite qu'il est presqu'impossible de comprendre ce qu'il dit! C'est l'histoire (encore complètement insensée!) d'un propriétaire de restaurant qui a coupé ses orteilles et les a servies dans le thé, alors tout le monde le trouve fou, et il veut se lancer en bas d'une fenêtre, peut-être que Genesis (probablement Gabriel...) voulait parler de déséquilibres mentaux et de la façon dont on agit envers les gens qui en sont affectés. Bref, cette pièce, elle est tellement abracadabrante, qu'il est dur de la décrire, j'ai déjà lu quelque part que c'était comme si on prenait "Supper's Ready" (Foxtrot, pièce en 7 actes de 23 minutes) et qu'on la comprimait en 3 minutes ; je suis d'accord. Ensuite il y a une petite gemme, "Harlequin", on entend jamais, mais absolument jamais parler de cette pièce, pourtant elle peut toucher facilement quelqu'un, elle est très douce, le duo des voix dans le refrain est charmant, et on peut voir les paroles comme on veut, mais probablement comme un message d'espoir "And light appears in the shades of dawning, though your eyes are dim" (la lumière apparaît dans l'ombre du lever de soleil, même si tes yeux sont faibles). Finalement, il y a "The Fountain Of Salmacis" qui a longuement été ma préférée, mais j'ai du admettre que "The Musical Box" était un chef-d'oeuvre! Cette histoire s'inspire de la mythologie grecque, Hermaphrodite, fils d'une honteuse affaire entre Hermès et Aphrodite, a été élevé par les nymphes dans le mont Ida, il rencontre un jour une nymphe des eaux appelée Salmacis qui se fond à lui contre son gré, il maudit les eaux du lac et une légende veut que tous ceux qui touchent à ce lac deviennent des Hermaphrodites. Le partie instrumentale de la chanson m'enchante, la voix de Peter semble très musical, et j'ai même un souvenir d'une chanson des Beatles lorsqu'il chante "The waters are disturbed" ou "Where are you my father", ces lignes sonnent un peu comme (je dois être le seul à entendre cela) "I wanna hold your hand". La pièce est le mélange parfait entre le calme et l'action d'après moi.

Bref, cette revue me semble longue un peu, je vais arrêter ici. L'album prend du temps pour être bien apprécié, la qualité sonore laisse encore à désirer un tout petit peu (moins pire que sur Trespass par contre!), mais comme tout album de Genesis, après 6 écoutes, on devient dépendant. Il ne dur que 39 minutes, alors il ne coûte pas grand chose de l'écouter! (Je n'aime pas le format CD de 75 minutes qui deviennent interminables à la fin... "We Can't Dance") La pochette est très belle, c'est ma préférée de Genesis, il est rare de voir une pochette si jaune! De plus, cette image pourrait être vue comme provoquante ou choquante, une jeune dame jouant au croquet avec des têtes... Mais Paul Whitehead s'est dépassé ici! (J'ai vu cet homme en vrai au mois de décembre passé! il est dessinateur des pochettes de Genesis de 70 à 72, mais bon, je l'ai plutôt "entrevu" ). De plus, le jaune cadre très bien encore avec l'atmosphère du disque, il est plus chaud que Trespass, le jaune semble exprimer une certaine expérience ici ; le groupe commence à en avoir un peu, et l'addition de Collins et Hackett vient faire éclater le talent de tous les membres, longue vie à Genesis classique!

(addition le 30 novembre 2001: Nursery Cryme a connu une grande croissance dans mon estime, il est en quelque sorte le compromis entre la naïveté des débuts du groupe, et la complexité musicale qui suivra... De plus, l'album contient "The Musical Box" (LA... chanson) et d'autres superbes bijoux comme "The Return of the Giant Hogweed" et "The Fountain of Salmacis")

Simon L. 28 mai 2001 (mise à jour le 30 novembre 2001)

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1972
Foxtrot

Note: 8+

1) Watcher of the Skies 2) Time Table 3) Get'em Out by Friday 4) Can-utility and the Coastliners 5) Horizons 6) Supper's Ready

Un album très complet et dense. Souvent le préféré des fans de musique progressive. Ne passez pas à côté de "Can-Utility and the Coastliners".
Meilleure pièce: Supper's Ready

"There's an angel standing in the sun"

Un ange se tient dans le soleil

De Supper's Ready (as sure as eggs is eggs)

Le fameux Foxtrot, les fans de progressifs (particulièrement ceux qui sont restés très accrochés au début des années 70) vont souvent choisir cet album comme étant leur préféré, je voudrais tellement pouvoir en dire autant mais j'en suis incapable. L'album est en effet un pas majeur dans la carrière de Genesis et dans l'histoire du Progressif. L'année 1972 est d'ailleurs à mon avis l'année la plus prolifique pour le Prog. L'époque dorée de Genesis débute. Cette oeuvre est construite d'une façon très particulière : les chansons 1 à 4 sont sur la première face du vinyl et la deuxième face est entièrement consacrée (où presque, regardez la longueur de "Horizon's"...) à "Supper's Ready", l'avis populaire veut que cette chanson, étant la seule pièce dépassant le 20 minutes de Genesis, soit la plus grande la plus belle et la plus extraordinaire du groupe, cela pourrait très bien être vrai...

À mon avis par contre, le début de l'album est très long... L'introduction de "Watcher of the Skies", une longue complainte de mellotron ou d'orgue, est justement très longue, en spectacle, c'est beau, en CD, 2 minutes à attendre le début de "Watcher of the Skies", cela devient lassant. (addition du 30 novembre 2001 : Je raconte n'importe quoi ici! Quelle début! "Watcher of the Skies" prend vraiment tout son sens en spectacle, la chanson est vraiment frappante et émouvante "live"...) La pièce en tant que telle est très bien, quand le rythme résonne enfin, on est bien content, c'est un rythme un peu spécial. C'est l'histoire d'extra terrestres qui observent la terre d'en haut, les membres du groupe ont eu l'inspiration lorsqu'ils étaient assis sur le toit d'un bâtiment. Sur Archives 1967-1975, il y a une version radio de cette chanson qui ne dur que 3 minutes si je me souviens bien, je la préfère de beaucoup, en plus la fin est plus envoûtante (Elle est aussi bien ici)... La fin sur Foxtrot n'est qu'un retour à la complainte du début. Cette chanson a ses fans mais je n'en suis pas un, alors je me contenterai de dire que j'aime beaucoup cette chanson, au lieu de "j'aime énormément cette chanson"(elle est super!!!, 30 novembre 2001). Ensuite il y a "Time Table", la pièce oubliée de l'album, elle n'est pas marquante en effet, mais je l'aime plus que la précédente (il faut que je réécrive cette critique! 22 janvier 2004!), les paroles semblent plus claires que pour les autres chansons, elle n'est pas longue, mais je crois que si elle tombe dans l'oubli, c'est que les fans de Foxtrot voient l'oeuvre comme un tout, et non comme un amas de chansons. Pour ma part, c'est après cette chanson que l'album débute vraiment, "Get 'em Out by Friday" a été reproduite en spectacle et pour cause, elle fait un peu figure de "The Return of the Giant Hogweed" mais sur Foxtrot... "Hogweed" 2. Peter y raconte une histoire à la "1984", dans laquelle les gens sont déménagés de leur appartements en vu d'une expérience génétique qui réduira de moitié la taille des humains. De cette façon, on pourra faire des étages 2 fois moins hauts et faire vivre 2 fois plus de gens dans le même espace. Les passages musicaux sont très énergétiques, et j'aime beaucoup la mélodie lorsque les répliques de madame Barrow sont entendues.

La chanson qui suit est pour moi la gemme de cet album, elle est extraordinaire et ne dur que 5:43. Pour plusieurs dont moi, c'est la pièce courte la plus représentative du progressif. Quelqu'un possédant un modem 56k me demande "qu'est-ce que le progressif?", c'est cette chanson que je vais lui envoyer sur le champs. Pas trop long comme transfert, et très représentatif. On a droit à à peu près tout, c'est doux au début, on a une montée superbe, un point culminant plus que superbe, et une retombée aussi superbe. Le point culminant est juste après le la ligne "His hopes lay dashed where offering fell", si vous ne pouvez détecter ce moment sans cet indice, vous avez une défaillance musicale! Quand j'ai écouté cette chanson pour la première fois, j'ai fait "rewind" et j'ai réécouté ces quelques secondes 5 ou 6 fois de suite en me disant "pas croyable"... Suit "Horizon's" un très court morceau entièrement à la guitare, Steve Hackett à son meilleur, il vous charmera avec ce son un peu médiéval, et vous préparera pour ce qui suit...

Vous vous retrouvez soudainement face à "Supper's Ready", préparez vous à la réécouter plusieurs fois. Ne me demandez pas ce que les paroles veulent dire, je ne le sais pas, on parle de religion, de guerre entre des bons et des méchants, on parle de Pythagore, d'anges, de bacon, de Winston Churchill, d'oeufs de papa et maman, de tout. Elle commence par une réunion entre deux amoureux, un doux moment, pour moi, la meilleur partie est "The Guaranteed eternal..." et "Ikhnaton and Itsacon...", on a droit aux solos les plus bien pensées et aux compositions musicales les plus progressives de la pièce épique. Je pourrais par contre faire sans "How dare I be so beautiful?" qui semble s'étirer un peu, la personnalité de Peter Gabriel sauve ce moment : un sérieux pas possible en disant "He's been stamped, human bacon..." il faut le faire (Il a été étiqueté "Bacon humain"). "Willow Farm" est un moment amusant, avez vous déjà espéré voir un homme-fleur sautiller dans les prés, oui? Allez voir un groupe hommage à Genesis interpréter ce moment. Peter se déguise en fleur et saute partout en chantant des paroles humoristiques sur une mélodie tout autant humoristique. J'aime bien la puissance soudaine du "We've got some wild things floating about" et du "And the real stars are still to appear" deux lignes de textes bien placées. "Apocalypse in 9/8" vient après. 9/8, c'est le rythme à la batterie de cette partie, croyez moi, ce n'est pas moi qui a assez de coordination pour jouer cela, pourtant je ne suis pas si mauvais en coordination habituellement! (Bien que j'aie parfois de la difficulté à tenir le carton de lait et fermer la porte du frigo). C'est juste avant cette partie que Peter nous offre un de ses plus beaux solos de flûtes. La fin de la chanson sonne comme elle le devrait, c'est comme la fin d'un long livre, d'un long film... mon seul regret, cela fini par un "fade out", j'aimerais bien entendre le reste de la musique qui semble vouloir continuer!

En gros, j'ai un peu de regret à ne pas être du même avis que tous, mais je ne peu pas dire que cet album est le plus extraordinaire de Genesis, le fait est que je n'écoute pas souvent l'album, même si je pense qu'il est excellent... J'aime beaucoup la couverture de celui-ci, probablement parce que je n'y comprends pas grand chose! Ceux qui observent bien pourront remarquer au loin dans le décor de la face arrière, un scénario qui est celui de la couverture de "Nursery Cryme" : bien pensé, j'aime bien ces allusions au passé, à la transition... On voit sur le dessus une femme en robe rouge avec une tête de renard, c'est le premier déguisement que Peter a enfilé, je crois qu'ils ont bien voulu immortaliser cela avec une pochette. D'ailleurs, Foxtrot, c'est une danse, "Fox" cela veut dire "renard". En fait, c'est la dernière pochette dessinée par Paul Whitehead, dommage parce que cet artiste présente très bien l'esprit de Genesis. Bref, cet album est techniquement, dans la production, bien meilleur que tous les précédents, Genesis commence à se faire un nom, un gros nom, "Foxtrot", c'est le début de la plus grande aventure musical qui ne durera que 5 ou 6 ans...

(ajout du 22 janvier 2004 : Je me suis fais prendre à "dénigrer" une chanson de Genesis, soit "Watcher of the Skies", en fait, je l'aime vraiment cette chanson!!! Après avoir vu quatre fois le début en spectacle, et avoir vu le tout avec mes yeux, et bien, tout a soudainement changé, la mélodie, les images que la chanson apporte, un autre 100% pour Genesis. Je ne peux plus jamais dire qu'une chanson est minimalement moins bonne, car je finis par le regretter! Surveiller cette revue, elle risque de changer, mais la note de 8 restera probablement...)

Simon L. 6 août 2001 (mise à jour le 22 janvier 2004)

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1973
Live

Note: 8

1) Watcher of the Skies 2) Get'em Out by Friday 3) The Return of the Giant Hogweed 4) The Musical Box 5) The Knife

C'est un ordre croissant pour moi, plus l'album avance, plus vous êtes envoûtés, malgré un début plus ou moins prometteur. La fin de "Giant Hogweed" : Hogweed Dance, est... frappante?
Meilleure pièce: The Return of the Giant Hogweed

L'album Live mitigé, un très bon spectacle, seulement, Genesis n'a jamais voulu que cet album existe. Les compagnies de disques l'ont fait sans leur accord, Genesis ne reconnaît que "Seconds Out" et tous les suivants. Je crois qu'ils devraient plutôt s'en vanter, malgré un enregistrement plus ou moins bon, cet album réussi au moins un tout petit peu à nous faire vivre Genesis en spectacle dans le début des années 70.

En gros, on peut dire que, côté son, vous pourrez facilement vous plaindre en disant que Genesis joue les cinq pièces à la lettre, sans extravagance, et on n'a même pas droit à une seule petite histoire légendaire de Peter Gabriel entre 2 chansons... Seulement une petite blague à propos de Mike Rutherford qui s'amuse avec son instrument entre 2 chansons. Par contre, il y a un petit quelque chose qui nous fait sentir une nouvelle énergie, ces versions des chansons sont toutes meilleures que les originales. Les instruments semblent cracher une puissance inédite, et Peter joue encore plus de la voix, sans trop avoir à se soucier du fait que c'est un enregistrement immortel.

"Watcher of the Skies" est tout à fait exactement parfaitement pareille à l'originale, où presque, pas très impressionant, mais dès le début de "Get 'em Out by Friday" on sent le petit quelque chose de plus, Peter est plus relâché que sur le disque officiel. Pour moi, "Hogweed" est le point fort du spectacle, le rythme semble plus rapide et plus fort, la fin nommée "Hogweed Dance" est particulièrement sauvage, tellement sauvage que l'enregistrement défailli et qu'on entend de la distortion, mais cela importe peu, c'est une énergie à vif qui fait tressaillir. Tony Banks a dit que cette version de la chanson est mauvaise, je suis en complet désaccord! The Musical Box aussi profite d'une fin encore plus enlevante, cette fin qui est déjà un classique à l'avance... The Knife bénéficie d'avantages, elle a beaucoup évolué depuis Trespass, elle a des paroles un peu différentes, et les solos sont aussi différents, surtout de la part de Hackett.

La pochette est plutôt simple, c'est Genesis Live... pendant "Supper's Ready" (Apocalypse in 9/8 pour être précis) qui n'est pas sur l'album, il y a des rumeurs qui disent qu'au départ, la chanson devait y être, mais étant une chanson de 23 minutes, le groupe aurait trouvé incohérent de mettre ce marathon sur 2 albums qui se suivent. En ouvrant le livret, on découvre une petite histoire TOTALEMENT DÉPOURVUE DE SENS. En gros, c'est une femme dans un train qui commence à enlever des vêtements et se retrouve nue, elle enlève sa peau et sa chair et tombe sur le sol, quelqu'un dit "Digusting!" et on retrouve une petite étiquette pour écrire son nom et son adresse sur laquelle rien n'est écrit. Y'a-t-il un lien avec une chanson? Je ne comprends pas, mais on aime ça! L'album est dédié à Richard Macphail, je ne connais pas trop cet homme, on en parle dans le livre qui vient avec "Archives", il a suivi le groupe et se retrouve sur beaucoup de photos avec eux, si vous voulez en savoir plus lisez le...

Pourquoi se priver de "Live"?. Avant, LIVE était le seul album qui pouvait nous faire vivre Genesis de Peter en spectacle, bien sur on a maintenant Archives, mais aucune des chansons ci-haut ne s'y retrouve même si elles sont des classiques. Que Genesis le nie ou pas, il faut se procurer cet album. De plus, il joue quand même aussi bien son rôle en tant que "Best of Genesis 70-72" non? Bon c'est un court laps de temps, mais pour Genesis, il faudrait un "Best Of" à chaque 2 ans! Vous ne savez pas quel album prêter à votre ami? Celui-ci est quand même un bon choix...

Simon L. 6 août 2001

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1973
Selling England by the Pound

Note: 9

1) Dancing With the Moonlit Knight 2) I Know What I Like (In Your Wardrobe) 3) Firth of Fifth 4) More Fool Me 5) The Battle of Epping Forest 6) After the Ordeal 7) The Cinema Show 8) Aisle of Plenty

Selling England by the Pound est probablement l'album le plus marquant de Genesis dans l'histoire de la musique. Tout est parfait, "The Cinema Show" est pour moi une des meilleurs.
Meilleure pièce: The Cinema Show

 

"Can you tell me where my country lies?"

Peux-tu me dire où se trouve mon pays?

De Dancing With the Moonlit Knight

Que peut-on dire sur "Selling England by the Pound"? Trop de choses... Introduisons le premièrement en disant qu'il se tient facilement aux côtés de "Dark Side of the Moon" (Pink Floyd), "Sergeant Pepper's..."(Beatles) et biens d'autres en tant qu'album d'importance maximale dans l'histoire de la musique (rock du moins...). Du début à la fin, c'est un son révolutionnaire avec des paroles humoristiques, sarcastiques ou ironiques (à la Genesis) qui entre dans vos oreilles. L'album a bien passé malgré la longueur des pièces bien associée au courant progressif. De plus, il est quand même accessible, Peter n'a pas écrit n'importe quoi (à la Yes...). L'enregistrement est de haute qualité et les instruments sonnent parfaitement, on sent vraiment que les musiciens se sont tout à coup perfectionnés dans leur arts respectifs...

L'album commence sur la voix totalement nue de Peter qui nous demande où se trouve son pays, le fameux "Can you tell me where my country lies, said the unifaun to his true love's eyes..." reste gravé très profondément dans la tête de ceux qui l'entendent (et lui porte une vraie attention). La fragilité de sa voix marque, l'innocence, plusieurs ont découvert Genesis avec cette petite phrase. Le reste de "Dancing With the Moonlit Knight" a un rythme très difficile à suivre, bravo groupe, et la chanson se termine sur une petite mélodie tranquile qui n'est pas inclue en spectacle (pas sur Archives en tout cas). La chanson est une grande oeuvre. Suit le premier "hit" du groupe: "I Know What I like", elle est à peu près la seule chanson ayant fait un palmarès de toute l'époque Gabriel, elle a une durée propice, une mélodie assez simple et des paroles amusantes. À part une chanson de "The Lamb" que le groupe a décidé de refaire parce qu'ils l'aimaient bien, c'est la seule pièce de l'époque de Gabriel qui se retrouve sur le "Turn it on Again : The Hits" (Best Of sorti en 99)... L'effet "encore celle là" me frappe quand c'est à son tour sur l'album, j'ai eu la compilation bien avant "Selling..." et j'ai entendu "I Know What I Like" bien des fois avant de l'entendre sur "Selling..." ce qui donne l'impression qu'elle est hors contexte, bien qu'en se concentrant un peu, on comprend qu'elle est bien placée! Puis après, il y a "Firth of Fifth", un autre des grands classiques qui se retrouvent toujours dans les medley en quelque part, la mélodie de celle-ci me plaît moins (me plaît moins??? Mais qu'est-ce que je dis!!!), mais le solo de Hackett en plein milieu est déchirant, j'ai d'ailleurs une version en MP3 d'un spectacle de Hackett dans laquelle il ne joue que cette partie : fabuleux. L'introduction au piano de Banks est aussi impressionnante et dur à peu près une minute et demi, ce qui fait que les solos de Hackett et de Banks additionnés prennent beaucoup d'espace sur la durée de la chanson, et le restant est moins "fastidieux", en fait, la chanson est très bonne en général, le "mix" est parfait. Par la suite, Phil Collins pour une deuxième fois derrière le micro dans "More Fool Me", une petite ballade bien simple qui réussi à entrer dans le cadre progressif facilement avec sa différence "Refrain - Couplet", Phil accomplit un magnifique boulot, de plus, la pièce ne prend pas une trop grosse envergure et reste bien discrète, mais tous aimaient bien voir le batteur se lever pour chanter en spectacle! Le refrain me captive particulièrement ici.

Hop! On tourne le disque vinyl de côté (mentalement bien sûr, j'ai la version CD), et on se trouve en face de la chanson la plus longue de l'album, Tony Banks avoue ne pas l'aimer tant que cela (encore!?) parce que les paroles sont longues et semblent aller nul part, c'est vrai qu'elles sont longues, et c'est vrai qu'elles semblent aller nul part, mais on aime cela! (presque 2 pages et demi dans le livret). L'histoire ressemble à une petite guerre pour les droits de protections d'une terre à l'est (à l'est de quoi? cela reste à voir). La chanson a plusieurs mouvements, le début est musicalement très difficile à suivre, la fin aussi (c'est la même chose) mais les passages musicaux sont beaucoup plus clairs dans ma tête, à un moment donné, on jurerait entendre le début d'une chanson Techno-Dance des temps modernes, je vous le jure, c'est flagrant, j'aime bien la chanson, mais pour les paroles... j'ai bien de la misère à me les rappeler. Ce qui suit est dur à suivre : dans "The Battle of the Epping Forest" il y a une partie nommée "After the Ordeal" ( mise à jour du 29 avril 2002 : En fait, je pense finalement que ceci est une erreur d'impression, en effet, j'ai lu quelque part que le titre "After The Ordeal" présent dans le livre dans la chanson "The Battle of the Epping Forest" aurait du être "The Reverend". Cela serait justifié, car "After the Ordeal" irait bien avec cet après guerre qu'est la pièce qui suit...) dans laquelle un prêtre raconte ses mésaventures avec un bordel, une erreur dans sa vie, majoritairement de la guitare accoustique, un beau moment, mais il y a aussi une PIÈCE au complet, instrumentale, nommée "After the Ordeal" qui se trouve juste après "The Battle...". Beaucoup de guitares de Steve Hackett, il n'y a pas grand chose à dire, pas parce qu'elle est mauvaise, au contraire, parce qu'elle ne semble prendre racine nul part, venir de nul part, je l'aime bien, particulièrement quand la batterie arrive dans le décor (si je me souviens bien...). Ensuite, c'est "The Cinema Show", elle a été longtemps ma chanson préférée de Genesis, elle l'est peut-être encore, je ne sais plus, une préférée de Genesis, c'est difficile à nommer... le début semble bien normal, une histoire de "Romeo et Juliette" que je ne comprends pas vraiment, mais la puissance de la pièce réside principalement dans la mélodie, le début semble un peu conventionnel (pour Genesis), mais aussitôt que l'on commence à parler de "Father Tiresias" on sent que quelque chose s'en vient, un petit passage musical très joli... un autre couplet identique au précédent... et on est parti pour l'autre moitié de la chanson entièrement instrumentale où l'on entend principalement les claviers de Banks et la batterie de Collins, justement, ces deux musiciens sont très impressionnants à ce moment, tous leurs solos semblent combinés parfaitement, et Phil à la batterie se déchaîne littéralement sur la mélodie, c'est un moment magique, des hymnes musicaux qui donnent des sentiments inconnus, le coeur du "Prog". La chanson se termine sur un retour à des airs entendus précédemment sur le disque qui nous transportent sans un répit dans la dernière mini pièce de l'oeuvre d'art, "Aisle of Plenty". Elle est basée sur des mélodies composées pour "Dancing With the Moonlit Knight" ce qui donne une impression de boucle, de retour au départ, très apprécié, comme si ne on finissait jamais d'écouter "Selling England by the Pound". Bizarrement, l'album se termine rapidement sur un "Fade Out" dans lequel Peter énumère des prix pour acheter différents aliments... hum! original.

La pochette est une peinture sur laquelle on voit une personne couchée sur un banc avec une vieille tondeuse, des gens regardent par dessus son banc, c'est "I Know What I Like", voici des paroles de la chanson pour le prouver (le lien est précisé avant les paroles de toute façon, la chanson est basée sur cette peinture) : "When the sun beats down and I lie on a bench I can always hear them talk..." et "Me, I'm just a lawnmower (tondeur de gazon) you can tell me by the way I walk"... Le lien entre le titre de l'album et la pochette est à peu près inexistant, il semble que les amateurs de rock ne s'en soient pas souciés.

Tout est calculé avec précision, mais la précision ici ne vient pas donner une limite, c'est de la "belle" précision, de la précision qui permet d'entendre la même chose toujours, mais de ressentir quelque chose de différent à chaque fois, un sentiment très précis et reconnaissable. Il n'est pas étonnant que sur les lignes du temps du Rock, on retrouve à peu près toujours le fameux "Selling England by the Pound", à part si cette ligne du temps est faite par un ignorant, un vraiment très ignorant...

Simon L. 8 août 2001 (mise à jour 29 avril 2002)

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1974
The Lamb Lies Down on Broadway

Note: 10 (Meilleur album)

DISC 1: 1) The Lamb Lies Down on Broadway 2) Fly On a Windshield 3) Broadway Melody of 1974 4) Cuckoo Cocoon 5) In the Cage 6) The Grand Parade of Lifeless Packaging 7) Back in N.Y.C. 8) Hairless Heart 9) Counting Out Time 10) Carpet Crawlers 11) The Chamber of 32 doors

DISC 2: 1) Lilywhite Lilith 2) The Waiting Room 3) Anyway 4) Here Comes the Supernatural Anaesthetist 5) The Lamia 6) Silent Sorrow in Empty Boats 7) The Colony of Slippermen 8) Ravine 9) The Light Dies Down on Broadway 10) Riding the Scree 11) In the Rapids 12) It

À mon avis, une des plus grandes oeuvres rock à avoir vu le jour. Un concept flou, mais une histoire vivante dont vous tirez vos propres conclusions. Un album complètement intemporel...
Meilleure pièce: Hahaha très drôle...

 

"And I'm hovering like a fly, waiting for the windshield on the freeway"

Et je flotte comme une mouche qui attend le pare-brise sur l'autoroute

De Fly on a Windshield

 

"Something's changed, that's not your face, it's mine! IT'S MINE!"

Quelque chose a changé, ce n'est pas ton visage, c'est le mien! C'EST LE MIEN!

De In The Rapids

Je ne sais tellement pas comment parler de cet album, qu'il a fallu un an pour que je me décide à le faire! (dernière revue de Genesis : Selling England by the Pound dans le mois d'août 2001). Je crois (j'en suis presque certain) que The Lamb Lies Down on Broadway est le premier album que j'ai acheté, ce qui aide au fait que je l'aime tant. Et je crois aussi qu'il est inexplicable qu'il m'ait pousser à en acheter d'autres! The Lamb est vraiment un album extrêmement difficile d'approche. Ne jamais conseiller The Lamb Lies Down on Broadway à un nouveau venu dans le monde du rock progressif. En fait, je crois que si je me suis acharné à apprécier l'album, c'est justement parce que c'était le premier de ma collection... J'avais innocemment choisi l'oeuvre parce que je voulais découvrir Genesis, et qu'elle semblait contenir beaucoup plus de chansons que les autres! Enfin, The Lamb est un album vraiment émouvant pour moi pour plusieurs raisons : c'est le dernier de Genesis avec Peter Gabriel, l'histoire est tellement impossible à atteindre et en même temps si facile à interpréter comme on le veut, c'est mon tout premier, et j'en passe...

Je ne me ferai vraiment pas prendre à essayer de vous résumer cette histoire, certains pourraient accuser Peter d'avoir abusé de substances illicites, pourtant j'ai la conviction que les membres de Genesis n'utilisaient pas ces substances, du moins, pendant qu'ils créaient... L'histoire est écrite de deux façons dans le livret : les paroles des chansons, et l'histoire originale écrite par Peter ; un long texte dont le narrateur est, semble-t-il, une autruche! En gros, c'est l'histoire de Rael, un jeune délinquant vivant à New York. Il traversera plusieurs épreuves et étapes assez incompréhensibles ; il meurt, magasine un nouveau corps, se fait emprisonner, abandonner par son frère John, se fait castrer, a une aventure avec une fille alors qu'il avait préalablement appris des "trucs" dans un "livre spécialisé" (I'll get my money back from the bookstore right away! Je vais me faire rembourser l'argent que j'ai dépensé pour ce livre maintenant!), il sauve son frère, résiste à des tentations et encore une fois, j'en passe : ces événements ne sont même pas dans le bon ordre. The Lamb Lies Down on Broadway semble avoir ceci de différent comparativement aux autres albums concepts : il raconte une histoire à la manière d'un livre. Rarement un album concept divulguera des informations telles que "Il est entré là" ou "il marcha vers cet endroit", c'est habituellement seulement orienté vers les sentiments des protagonistes. Pour ce qui est de l'interprétation du tout, et bien, je ne peux pas faire vraiment autrement que de vous dire celle que j'ose en faire. Il y a plusieurs passages qui peuvent être interprétés différemment, je ne m'y perdrai pas, pour moi, le fil conducteur est vraiment le fait qu'au début, Rael est un espèce de délinquant sans avenir qui empeste la société, et à la fin, il s'est enfin trouvé en s'ouvrant au monde extérieur. Au début, il fait des graffitis (The Lamb Lies Down on Broadway), il aime détruire (Back in N.Y.C.), il cherche le sexe facile (Counting Out Time), mais dans le deuxième disque, il aide une aveugle (Lilywhite Lilith), rencontre la mort en la personne de l'anesthésiste surnaturel (Here Comes the Supernatural Anaesthetist), il accepte d'offrir sa chair aux lamies (Lamia), il accepte même de se faire castrer pour revenir au monde normal (The Colony of Slippermen), et enfin, même si à plusieurs reprises lors de l'histoire, son frère John l'abandonne, Rael sauvera la vie de celui-ci vers la fin (Riding the Scree et In The Rapids). C'est alors que les paroles écrites au début de ce texte apparaissent, lorsque Rael regarde le visage du frère qu'il vient de sauver de la noyade, il voit son propre visage, il vient de se sauver en sacrifiant sa pseudo-liberté (à ce moment, il devait choisir entre revenir à New York ou sauver son frère), il vient de se trouver lui-même. Ce n'est que ma vision personnelle, je la changerai quand j'aurai d'autres idées. Certains voient des conflits religieux (un Lamb, c'est un agneau après tout!) et pleins d'autres idées intéressantes.

Pour ce qui est de la musique, The Lamb n'est certainement pas le plus virtuose des albums. On se doit d'avouer que certains passages peuvent être monotones. Mais, la musique peint si bien l'histoire qu'on la prend agréablement, on l'accepte, on la veut ainsi. Moi, mes moments préférés sont le début, en fait, la presque totalité du premier disque, et la fin du deuxième disque. Cette fin de l'album en entier est tellement extraordinaire pour moi, Riding The Scree/In the Rapids/It contiennent la meilleur musique, la plus représentative du sentiment général de l'album et de l'interprétation que j'en fais. Certains diront que la première partie du deuxième disque est ennuyeuse... Je ne suis pas tout à fait d'accord, elle prend plus d'attention, seulement, parfois on peut souffrir d'un peu de fatigue non? Liliwhite Lilith est un superbe "rock" non? Trop courte à mon goût! La pièce la plus étrange :The Waiting Room, est un peu longue au début, certains sons sont agressants, mais la fin est bien, on entend de la musique! Et elle est belle. Je ne peux pas vraiment plus vous décrire la musique de The Lamb, c'est un album complètement unique, rien dans le catalogue du groupe ne s'en approche, rien dans tout le rock progressif non plus. L'album est noir, et très ROCK à mon avis. The Lamb Lies Down on Broadway est un album sans temps, il est sorti d'une époque au hasard, mais il sonne tellement universel et intemporel...

Je crois que The Lamb Lies Down on Broadway est l'oeuvre des années 70 qui a le mieux vieillie dans sa catégorie. Il suffirait de le réenregistrer avec la technologie moderne pour faire croire aux jeunes que c'est sorti cette année... J'écoute The Lamb que très rarement, c'est un espèce de bijou que je sort peu de sa boîte. Il occupe une place spéciale... Je déteste penser que, comme tout ce qui est prog, The Lamb est méconnu de nos jours. Pourquoi The Wall de Pink Floyd connaît un tel succès? Parce que c'est Pink Floyd : la seule idée des années 70 qu'ont les jeunes d'aujourd'hui (pensée d'un jeune : j'écoute Pink Floyd et Led Zeppelin, je connais les années 70, je suis un éclectique : espèce de moron!) (attention : j'apprécie quand même Floyd et Zeppelin!). Cela fait mal de savoir que Jennifer Lopez, Britney Spears et Creed connaissent du succès quand des artistes extraordinaires des années 70 se sont arrachés le coeur pour créer un art quand même accessible, complexe, et émouvant. The Lamb peut sembler hors d'atteinte, mais c'est une oeuvre honnête, intègre, d'un groupe qui était au sommet de sa forme. Peter est parti après, il commençait à être exagérément le centre de l'attention, et en plus, il venait d'avoir son premier enfant qui avait à peine survécu. Cela a changé sa vie, il quitta, et sa carrière solo est superbe : souvent beaucoup plus intéressante que celle de Genesis, c'est triste à dire.

J'ai vu The Lamb Lies Down on Broadway en spectacle : gracieuseté du Genesis moderne : The Musical Box. Le spectacle était ahurissant et racontait l'historie de Rael extraordinairement bien. Du flash de magnésium de The Waiting Room au déguisement surréaliste du Slipperman, c'était... c'était point final... Et en plus, ils osent jouer The Musical Box et Watcher of the Skies en rappel ; assez pour nous faire faire une syncope.

Simon L. 4 août 2002

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Vos commentaires;

Godfather Angelo, 22 novembre 2004
salut,
fan de genesis époque gabriel depuis mes 15 ans, j'en ai 45 today.
allez tous voir le show the lamb interprété par the musical box (groupe canadien)
j'ai vu le show au canada en 2001 et je retourne le voir en belgique (2 représentations) tellement c'est allucinant!
les autres concerts de ce groupe valent d'être vus (je les ai bien sûr vus) mais the lamb reste cette pièce de théâtre à part entière et pour qui connait l'histoire, la "voir" est un must.
Allez-y !

 

 

1976
A Trick of the Tail

Note: 10

1) Dance On a Volcano 2) Entangled 3) Squonk 4) Mad Man Moon 5) Robbery, Assault and Battery 6) Ripples 7) A Trick of the Tail 8) Los Endos

Dance on a Volcano possède un des "riffs" les plus puissants qui existent! Bon, Peter est parti, mais nous devons avouer que Phil prend quand même bien le guidon! Un autre album important pour moi. Un grand classique au Québec du moins!
Meilleure pièce: Dance on a Volcano

 

"There beyond the bounds of your weak imagination, lie the noble towers of my city bright and gold"

Là, au-delà des frontières de votre faible imagination, se trouvent les nobles tours de ma cité, brillante et dorée

De A Trick of the Tail

Un autre album capital pour moi! Le premier album entier que j'ai écouté en me disant que cet album était hallucinant! Le thème dangereusement fort de Dance on a Volcano n'a pas pu faire autrement que de m'accrocher. Quand je dis que c'est le lien entre Genesis et Peter Gabriel qui m'a fait découvrir la musique, et bien A Trick of the Tail représente la partie Genesis de ce lien. "Quoi? Peter Gabriel a déjà été dans le groupe qui a produit A Trick... ?!?" et voilà! J'étais tombé dans le progressif...

Bien entendu, Peter n'y est plus (D'ailleurs, c'est la première fois que le groupe saute une année! soit 1975 : rien!). On pourrait croire que cela enlève quelque chose au groupe, mais non... Quand Peter est partie, on se doit de penser, après A Trick of the Tail que c'était la seule chose qui pouvait arriver! Peter a fait de l'excellente musique, et Genesis a réussi à sortir A Trick of the Tail! Aussi, on est obligé d'avouer que Phil a une voix de cristal. Vraiment, sa prestation sur Dance on a Volcano et les pièces douces de l'album sont marquantes... Il y a un phénomène vraiment étrange ici, au Québec... Bizarrement, cet album de Genesis se retrouve dans tellement de sous-sol! Alors qu'à peu près rien des albums précédents n'est connu... C'en est même vraiment surprenant! Il arrive souvent d'entendre Squonk sortir d'une maison ou d'une automobile... Peut-être est-ce du au fait que Genesis a commencé la tournée pour A Trick of the Tail à London, Ontario... C'était la première fois que Phil était le chanteur dans un spectacle. Je vous le jure cousins français! Rarement vous verrez un Québecois possédant A Trick of the Tail et sachant en même temps que Peter Gabriel faisait partie du groupe avant... Vraiment, mais vraiment étrange! Il est vrai que cet album est vraiment plus accessible que les autres, avec ses ballades à la Ripples et Entangled qui ont pu se payer quelques tours à la radio. La qualité sonore est impressionnante aussi. Le son a vraiment évolué, il reste progressif, mais vraiment unique... Comme plus "clair", si je peux dire cela...

Dance on a Volcano : quelle pièce! Une de mes chansons favorites de tous les temps! Ce thème de sept notes à la guitare qui, poussé à fond, pourrait faire écrouler une maison par son énergie! Les paroles sont superbement accrochée à la musique, la musique... Le "You better start doing it right..." de Phil demeure vraiment un classique absolu. La chanson qui, avec Solsbury Hill de Peter Gabriel, m'a fait découvrir la musique. Une des choses les plus originales que j'ai entendus... En fait, je manque de mot, mais de toute façon, la plupart d'entre vous l'ont sûrement déjà entendue! Les lignes de son graves lors du thème principal vous prennent par les tripes! En plus, le groupe se déchaîne à la fin, en brisant la chanson, la transformant en un rythme effréné, accablé par la batterie! "Let the dance begin..." woa! Ce genre de pièce ne peut se permettre de durer moins de 6 minutes! Entangled vient nous calmer! Heureusement, nous en avions besoin... Le meilleur de la chanson se trouve dans le refrain, quel beau rythme! Quel "grattage" de guitare! Aussi, la fin est instrumentale. Les sons graves et le clavier de Banks sont vraiment langoureux et ensorcelants... Squonk est le morceau surestimé de l'album selon moi... Pourquoi les amateurs de progressifs s'entendent pour dire que c'est la meilleure de l'album quand il y a Dance on a Volcano au début?! Bon, c'est vrai que Squonk a un charme incontournable... Mais je trouve que certaines parties manquent d'âme... Le rythme me semble trop vide, et ce vide est prouvé, selon moi, avec la version live de la chanson sur Seconds Out : exactement pareille! J'aime bien en général, certaines lignes de basses sont accrocheuses, et des lignes de textes aussi : "But if you don't stand up you don't stand a chance"... Je trouve les couplets un peu trop longs... L'histoire est charmante par contre... La petite créature qui pleure lorsqu'elle est capturée, et se consume dans ses pleurs, disparaît : "Just a pool of tears!" C'est justement la fin qui est la meilleure selon moi "Placing trust upon our cruel world...". En général, agréable, mais surestimé! Mad Man Moon s'étire aussi. Bien entendu, encore là, les mélodies de Genesis sont vraiment agréables... En fait, ce sont les mélodies de Tony Banks devrais-je dire, car elle est écrite par lui et cela se ressent : piano fort et guitare lointaine, paroles furtives. Les paroles me semblent un peu... prétentieuses? Je ne sais pas, je n'ai jamais vraiment tenté de les regarder... Mais encore là, la chanson a ses moments! En particulier lorsqu'elle s'accélère vers le milieu et que Banks produit de superbes solos de "grand piano" rappelant du classique ; le meilleur de Mad Man Moon. Le sentiment donne l'impression que le moment est grave, les coups sur les notes graves des claviers et pianos sont forts. Et la fin est superbe encore, la batterie se met de la partie ; c'est ce que l'on attendait : de l'énergie! La pièce retombe ensuite dans la douceur, et reprend une autre souffle avant d'enfin reretombé : vraiment beaucoup de changements ce qui créer un sentiment mitigé : on aime? Cela dépend des jours! Robbery Assault and Battery est sûrement le morceau sous-estimé quant à lui! Phil tente de faire vivre des personnages comme Peter le faisait : et ce n'est pas vraiment un échec! C'est l'histoire d'un voleur qui se fait prendre et se fait tirer... En fait, peut-être que les couplets sont un peu "moyens" mais le refrain est vraiment bon : original pour Genesis en tout cas! Rarement la guitare devient elle aussi "hard" dans les chansons du groupe! Et en plus, il y a au moins un moment exquis progressivement dans la chanson (soit environ entre 2:30 et 3:50) et le plus fort vient à après "God always fights on the side of the bad man!" (4:20) : un des moments qui attiraient le plus mon attention au début de mon intérêt pour la musique, on voyait bien quel genre m'attirait... Ripples ressemble un peu à Entangled. Seulement, je suis capable de faire les accords à la guitare! Je suppose qu'elle est plus simple, mais cela ne lui enlève vraiment rien... C'est la chanson la plus longue de l'album. Le refrain est un autre classique, donc, la structure rappelle encore plus Entangled! Il n'y a pas grand chose à dire, on pourrait presque dire "référez-vous à la description de Entangled"... Différence : la fin envoûtante de Entangled se transforme en interlude au milieu de Ripples. Et cet interlude est plus centré sur la guitare il me semble... Je crois que j'aime mieux l'instrumental d'Entangled par contre. Il paraît que Ripples prend son envol en live (disponible sur Archives #2). Après l'interlude, la mélodie principale revient... Ripples est bonne, mais je ne crois pas qu'elle mérite son titre de "plus longue de l'album"! Ensuite vient A Trick of the Tail. La chanson titre... La plus courte et heureusement... Quelques lignes de textes sont accompagnés de bons passages musicaux, mais en général, cette chanson est la plus oubliée de l'album, et à juste titre... Elle ne m'excite pas beaucoup! Même le refrain n'a rien d'impressionnant pour moi. Seule la partie du "There beyond the bounds of your weak imagination" réussit à susciter un intérêt pour moi, ce qui suit rappelle presque les Beatles. Bref, on passe à la suivante! Los Endos le grand classique qui se trouve dans tellement de concerts de Genesis et qui termine si bien ces derniers! C'est un instrumental qui reprend un peu les thèmes des autres pièces, notamment Dance on a Volcano et Squonk. Après Dance on a Volcano, c'est le morceau qui dégage le plus d'énergie. Vraiment, le rythme de batterie est vraiment rapide à certains points! Il faut entendre pour comprendre... De plus, à la fin, lors du "Fade Out" Phil Collins chante un hommage à Peter Gabriel qui est à peine perceptible "There's an angel standing in the sun, freed to get back home"... Ce sont des paroles de la chanson Supper's Ready de Foxtrot que Peter a composées. "Il y a un ange dans le soleil, libre de s'en retourné chez lui". L'ange comme dans "l'ange Gabriel" après tout! En plus, Peter parle de chez lui aussi dans Solsbury Hill (Come! He said, grab your thing's I've come to take you home!).

A Trick of the Tail bénéficie d'une belle pochette montrant les personnages présents dans les paroles de l'album... Cette pochette est un classique au Québec! Il est à noter que A Trick of the Tail est le premier album où les chansons ne sont pas attribuées au groupe en entier (deux chansons complètement écrites par Banks seulement). Étrangement, les meilleures pour moi demeurent celles qui sont écrites par le groupe en entier! Tirons-en nos conclusions... Le départ de Peter n'a pas abattu Genesis, il lui a donné des ailes. Un autre classique!

Simon L. 19 août 2002

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1976
Wind and Wuthering

Note: 5

1) Eleventh Earl of Mar 2) One For the Vine 3) Your Own Special Way 4) Wot Gorilla? 5) All In a Mouse's Night 6) Blood On the Rooftops 7) 'Unquiet Slumbers For the Sleepers... 8) ... In That Quiet Earth' 9) Afterglow

Il faudrait être sourd pour ne pas voir les défauts de cet album. Quand même une atmosphère intéressante semi produite par la superbe pochette. L'évidente composition de Steve Hackett Blood on the Rooftops est l'une des meilleurs de Genesis. En somme, Banks prend trop de place.
Meilleure pièce: Blood on the Rooftops

 

"Then comes this monster mouse, he's ten feet tall"

C'est alors qu'arrive cette souris monstrueuse, elle a dix pieds de haut

De All in a Mouse's Night

Bon, pleurons tous la disparition de Steve Hackett, qui se fait définitivement enterré sous les claviers de Banks. En fait, il a son moment de gloire ici mais quand même. Moi aussi, à sa place, cela aurait été mon dernier album avec ce groupe. C'est le premier album de Genesis qui ne réussit pas toujours à soutenir mon attention. Lorsqu'on en est rendu à ce point, je crois qu'il est bien d'abandonné le chemin du progressif (... And Then There Were Three, l'album suivant, commence la série d'album pop-prog). Je n'ose pas imaginé ce qu'un autre album plus creux dans la direction de Wind and Wuthering aurait pu donner. Le titre de l'album (Vent et Murmure?) et la pochette sont tous deux superbes, probablement que l'image qu'ils projettent aide l'album dans un sens. Moi, quand je regarde la pochette de cet album, je vois une lande riche et verdoyante qui laisse maintenant l'hiver s'emparer d'elle. Nous pouvons toujours voir un arbre en feuille, mais lorsque l'on retourne l'album, on voit que les feuilles n'en étaient pas, mais qu'elles étaient des oiseaux, et que ces oiseaux quittent les lieux pour laisser l'arbre sans vie. Une grande nostalgie de ce qui vient de se terminer pour Genesis.

Un des grands problèmes de cet album est l'omniprésence des sonorités de Tony Banks, le claviériste sérieux. Nous sommes littéralement noyés dans ces mers et murs de sons constants. Eleventh Earl of Mar devrait retenir mon attention, mais elle ne réussit pas vraiment à bien le faire. Ais-je dis que les paroles ne m'intéressent pas vraiment sur Wind and Wuthering pour une raison que j'ignore? On dirait que le tout devient vraiment trop british pour moi, je ne comprends pas la plupart des allusions que les auteurs utilisent... One for the Vine est compréhensible, Your Own Special Way est une chanson d'amour un peu... très "moyenne". All in a Mouse's Night est aussi compréhensible, et peut-être la plus amusante de l'album. Blood on the Rooftops, bien que je ne la comprends pas vraiment, est définitivement la meilleur, et certaines des lignes de texte frappent. Afterglow, je pourrais peut-être la comprendre, mais elle me repousse trop... Une autre chanson d'amour? Revenons à Eleventh Earl of Mar, elle n'est pas mauvaise, certains des rythmes sont bons, mais encore une fois, Collins chante des paroles dont je ne me souviens jamais pendant que Tony Banks s'amuse sur son clavier. J'ai remarqué quelques lignes de basses originales. À un moment on reconnaît la guitare de Hackett, mais elle se cache rapidement jusqu'au plus beau moment de la pièce, le moment doux de guitare avec Phil qui chante doucement. One for the Vine était ma favorite avant, pour quelques bonnes raisons, mais encore là, c'est une composition 100% Banks. Le piano est calmant, le rythme berçant, Phil nous raconte l'histoire d'un leader qui mène une armée à sa mort, un leader qui n'a pas choisi de l'être, et qui voit à la fin, un autre homme devenir leader sans le vouloir. Oui, elle bonne en générale. La chanson s'endurcie avec un rythme insaisissable et énergique pour revenir à son thème de départ... Mais regardez le temps! 10 minutes! Il y a quelque chose qui cloche, un des moments doux s'éternise je suppose, et il y a beaucoup de répétition, la fin n'arrive pas... Mais quand elle finit par arriver, elle est bien. Après, il faut endurer une pièce moins longue "physiquement", mais beaucoup plus longue "mentalement". Your Own Special Way est une composition "quétaine" (traduction... "corny" un peu simplette et trop facile, un "throwaway", une chanson douce juste dans le but d'être douce, COMMENT TRADUIRE "QUÉTAINE" EN BON FRANÇAIS!? Disons que sa mélodie peut faire grincer des dents...). "You, you have your own special way, of holding my hand way above the water..." Tout cela sur une espèce de guitare un peu effrayante par sa stupidité, pauvre Hackett... Ouais ouais... Bon, je me passe de commentaires ("Never let go, no no no" Woa! Quelle rime Mike!). Et qu'est-ce que c'est que ce moment de petit piano solo tout à fait inutile? En fait, les moments où il n'y a pas de paroles sont les meilleurs je crois. Six minutes? What the...

C'est ici que commencent les bons morceaux de Wind and Wuthering. Après tout, un album de Genesis ne peut pas être ENTIÈREMENT ennuyeux (même We Can't Dance a... une bonne chanson... (Driving the Last Spike)). Les petits instrumentaux de Wind and Wuthering sauvent définitivement l'album. Wot Gorilla? est l'un d'eux. Bien énergique et structuré. Et même cette énergie réussit à entrer dans le cadre du thème mélancolique de l'album (un bon travail de Banks sur son choix de sonorité, il faut le souligner). Même si All in a Mouse's Night n'est pas vraiment mémorable et commence avec un autre mur de son synthétisé à la Banks, elle est un point fort. Collins essaie de reproduire les histoires avec plusieurs personnages comme sur Robbery Assault and Battery de A Trick of the Tail... Vive Peter Gabriel. Phil réussit quand même très bien à créer cette discussion de couple! Une souris sort de son trou au milieu de la nuit pour se nourrir, mais est surprise par un couple dont l'un des membres veut se débarrasser de la souris, alors elle se sauve et rencontre un chat qui, pauvre lui, s'aperçoit, il semble, que la souris mesure dix pieds... Bon, je vois votre réaction, et je la comprends! Mais il faut avouer que c'est amusant (plus vrai quand on voit les paroles en entier en fait). Les couplets ont un rythme de batterie étrange qui fait soulever le sourcil, les claviers sont d'ailleurs rendus plus subtil par ce rythme. "It's all in a mouse's night to take on all those who would fight" (c'est dans la nuit d'une souris, de combattre tous ceux qui veulent le combat). S'ensuit la pièce qui donne une raison d'acheter l'album: Blood on the Rooftops. Quel hasard qu'Hackett l'ait écrite en bonne partie avec Collins (probablement mes deux membres de Genesis favoris sur cet album!). On lui donne enfin la place dont il a besoin pour nous montrer le beau style classique qu'il possède; cela se fait au début de la pièce. Ensuite, Collins chante les paroles doucement sur la guitare envoûtante et complexe de Hackett, toujours en acoustique. Les changements d'accords sont hallucinants. Et quand Banks se pointe avec ses claviers, WOA! Quelle puissance et quelle mélodie berçante et douce. Voilà comment tu dois te servir de tes instruments Banks! Avec présence subtile! Et Rutherford est extravaguant ici, avec de superbes notes placées juste au bon moment. Rutherford et Banks font de ce refrain (écrit par Hackett bien sûr) un des moments les plus merveilleux de l'histoire de Genesis. Et quand ce refrain se répète deux fois à la fin; ahurissant. Les lignes "Arabs and jews boys, too much for me" ou "The Streets of San Francisco, a word from Peking" ou "Blood on the rooftops, Venice in the Spring" ont les bonnes notes qui feront vibrer vos entrailles, à moins qu'elles soit d'acier ces entrailles. Blood on the Rooftops; un CHEF-D'OEUVRE. Heureusement, le groupe ne détruit pas la magie, et suit avec le meilleur instrumental de l'album 'Unquiet Slumbers for the Sleepers..., où Banks, encore une fois, sait comment utiliser les synthétiseurs; SUBTIL ET MÉLODIQUE (la pièce est écrite par Hackett et Rutherford...). Le constant son de Rutherford et Hackett qui font aller leurs cordes est hypnotisant, encore une fois, l'image de la pochette vous inonde, et le vent et les murmures se font sentir dans votre entourage. La suite ...In That Quiet Earth amène le dernier soubresaut de puissance de l'album. Quelle rythme encore une fois! Rapide batterie, mélodie de Hackett superbe. Le tout s'appelle donc "Unquiet slumbers for the sleepers in that quiet Earth" (Repos non paisible pour les dormeurs sur cette paisible Terre). Malheureusement, la pièce "coule" dans Afterglow. Une chanson au rythme lent et ennuyeux, où la guitare de Hackett est enterrée sous un mur de claviers (composition de Banks). Rutherford baille en mettant le pied sur les pédales basses. Non, vraiment, pas une façon de terminer un album... C'est une "power-balade" qui a du potentiel pour le FM, mais qui a le potentiel pour définitivement m'endormir...

En fait, plus j'y pense, moins je comprends pourquoi j'aime moins cet album qu'un autre, après tout, en général, tout est bon... Bon, peut-être que Eleventh Earl of Mar ne m'accroche pas trop... Peut-être que Your Own Special Way est une stupide composition de Rutherford, peut-être qu'Afterglow n'aurait pas dû exister... Peut-être que l'album est simplement trop long pour les idées qu'il comprend! Un des gros problèmes de l'album est qu'il commence lentement et de façon peu convaincante, et se termine de façon nulle, mais le matériel au centre n'est pas si terrible je suppose (Rappelez-vous de Blood on the Rooftops, un morceau de musique vibrant d'émotion)... Achetez le quand même, certains l'adorent...

C'est après la tournée qui suit cet album (voir Seconds Out), qu'Hackette s'en ira... C'est après cet album que le chemin de Genesis prend un virage définitif... Après tout, sur le prochain album studio ...And Then There Were Three, il y a le premier méga-hit radio de Genesis: Follow You Follow Me.

Simon L. 26 juillet 2003

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1977
Seconds Out

Note: 6

Pas aussi bon qu'il aurait pu l'être cet album live. La sélection laisse à désirer pour le premier disque, mais le deuxième disque est superbe. Une bonne collection de chansons pour les débutants, mais n'oublions pas que ce n'est pas Peter qui chante... (Difficile à oublier)
Meilleure pièce: ??? The Cinema Show

Où est la foule?!? On l'entend à peine... Quelquefois elle frappe les mains au rythme de la musique, parfois elle applaudit, mais jamais avec grande passion. La production n'est pas mauvaise, mais je crois vraiment que Seconds Out devrait avoir plus de "ooooumf!" si vous voyez ce que je veux dire... Il y a un peu de lacune sur le côté basses fréquences... Pas toujours, mais le tout est évident lorsque l'album commence avec une version peu palpitante de Squonk.

Non mais... Regardez moi cette sélection sur le disque numéro 1!!! Squonk? Mais où sont Entangled et Ripples??? J'espère que le groupe jouait plus de chansons de Wind and Wuthering que ce que Seconds Out semble laisser entendre! Probablement que oui... Ils ne voulaient sûrement pas mettre trop de chansons de l'album qui vient tout juste avant... Supposition... Par contre, la seule chanson qu'ils choisissent de Wind and Wuthering est... *roulements de tambour"... AFTERGLOW!!! Nooooooooooooon!!! Pourquoi!!! Où est Blood on the Rooftops? Au moins, je peux dire avec beaucoup de conviction que cette version d'Afterglow est beaucoup mieux que la version originale de Wind and Wuthering. Je ne sais pas, on dirait que la fausse émotion de la version originale a plus d'intégrité ici... Mais la sélection est vraiment à pleurer... Pourquoi Carpet Crawlers au lieu de... In The Cage... ou Back in N.Y.C.... Surtout que cette version n'arrive pas à la cheville de l'originale. Pourquoi Firth of Fifth au lieu de Dancing with the Moonlit Knight? D'autant plus que Firth of Fifth n'a pas son solo de piano si unique au début... Elle commence soudainement et Phil ne réussit pas vraiment à bien passer les paroles. Les bouts instrumentaux sonnent un peu différemment, au moins... (Avez-vous remarqué la quantité de "..." (trois petits points) dans cette revue?). Bien entendu, on a jamais assez entendu le fabuleux solo de guitare de Hackett dans cette pièce... Sa marque de commerce dans Genesis. Firth of Fifth est peut-être la meilleure du premier disque, avec les étranges passages de batterie par Chester ou Bill Bruford (batteur de Yes!) et la basse qui prend soudainement des envolées... Robbery Assault and Battery n'a rien de bien différent de la version originale, certains solos ont une différente sonorité sur les mêmes notes... Rien de bien exaltant!

C'est avec Firth of Fifth que Seconds Out devient plus intéressant (mais l'album est commencé depuis 15 ou 20 minutes déjà!)... Après, le groupe se laisse aller à un espèce de Medley/Jam au milieu de I Know What I Like, dans lequel on peut entendre Phil dire "I love Paris in the spring time" (J'aime Paris au printemps) et on peut entendre aussi quelques notes de Stagnation (!!! woa, Collins et Hackett n'étaient même pas encore dans le groupe à cette époque!). Au moins, ils ont ajouté quelques passages instrumentaux très bons. Cette version de I Know What I Like, après un "Merci Paris" de Phil, laisse place à un The Lamb Lies Down on Broadway honnête. J'aime bien la façon dont, soit Chester Thompson ou Bill Bruford "shuffle" à la batterie dans cette version. Mais quand même, personne sur cette planète ne chante "RAEL IMPERIAL AEROSOL KID" comme Peter Gabriel. The Lamb fond dans les quelques dernières minutes du classique qu'est The Musical Box. Ce pourrais être bien pire que ça l'est réellement. Honnête encore une fois, et on ne perd pas nécessairement toute la puissance du moment en coupant tout le reste de la chanson (bien qu'on en perde un peu). Mais nous nous ennuyons toujours de notre Peter.

Le disque 2 sauve la face de Seconds Out vraiment. Supper's Ready est toujours aussi bonne (pas comme quand Peter la chante bien sûr (vais-je cesser de dire cela!?!)). Toutes les versions de cette pièce sont vouées à être riches et superbes. Mais le son s'est quand même un peu "plasitifé", mais moins qu'il aurait pu le faire. Les sons de Banks ne sont pas si loin de leurs origines sur Foxtrot. Un pouce dans les airs pour Phil qui réussit superbement à jouer les personnages de la partie Willow Farm de Supper's Ready... "A flower?!". Encore une fois, on peut se plaindre du fait que la pièce est jouée à la façon d'une copie carbone. C'est avec The Cinema Show que le groupe brille le plus. Enfin, nous pouvons dire qu'à l'origine, sur Selling England by the Pound, ce n'était pas vraiment grâce à Peter Gabriel que cette pièce était superbe. La mélodie et le rythme font de The Cinema Show le classique qu'elle est. Et ici, Genesis met en pratique le conseil suivant: en spectacle, donnez de l'énergie! Quelle énergie! La deuxième partie de la chanson est à couper le souffle. Bruford ou Thompson se fait superbement entendre, donne le ton à une version encore plus méticuleuse que l'originale. Banks, pas habituellement reconnu par la rapidité de ses doigts, sait ici faire voir ce dont il est capable. Je ne sais plus si je préfère celle-ci ou l'originale. Les deux se tiennent côte à côte, l'une domine par sa place dans une trame superbe, l'autre par son énergie qui vous soufflera sur le mur comme si vous étiez vulgaire morceau de carton. Dance on a Volcano est encore un classique, bien que j'aimais mieux l'originale, le son du clavier de Banks n'est pas au point, et les 7 notes puissantes du thème principal ne sont pas aussi frappantes. Le tout tombe un peu à plat. Et où est cette fin abracadabrante!?! Dance on a Volcano se transforme en Los Endos lorsque la fin bestiale devrait arriver. Los Endos termine toujours un spectacle à perfection. On dirait que toutes les versions de Los Endos n'ont pas autant en commun que les autres pièces à versions multiples du groupe. Encore une fois, la batterie met un peu de piquant. En gros, je remarque en ce moment même, que ce sont les chansons de A Trick of the Tail qui sont un peu mal traitées sur Seconds Out. Squonk? (ronflement), Robbery Assault and Battery? (ronflement), Dance on a Volcano? (ronflement), seule Los Endos ne fait pas honte à son originale. Dommage, car A trick of the Tail est définitivement un bon album. Gageons que Ripples ou Entangled étaient hallucinantes par leur beauté.

Quand on reproduit des chansons en spectacle à la façon des groupes progressifs, c'est-à-dire presque intégralement sans variations, il faut quand même faire quelque chose de spécial: mettre de l'énergie, plus de passion, faire trembler les instruments etc. etc... Seconds Out ne fait rien de tout cela 75% du temps. Même si la sélection me fait un peut frémir de temps à autre quand je commence à imaginer d'autres sélections qui auraient pu être faites, le tout constitue quand même une bonne collection pour un novice. Mais pour moins cher, on peut vivre l'expérience live avec Genesis Live... Avec Peter Gabriel... Tout de même, après s'être endormi sur les 15 ou 20 premières minutes de cet album, le tout s'éclaire un peu, et rend Seconds Out pas tout à fait inutile dans une collection.

Simon L. 27 juillet 2003

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1980
Duke

Note: 4

1) Behind the Lines 2) Duchess 3) Guide Vocal 4) Man of Our Times 5) Misunderstanding 6) Heathaze 7) Turn It on Again 8) Alone Tonight 9) Cul-de-Sac 10) Please Don't Ask 11) Duke's Travels 12) Duke's End

Un style unique, mais vraiment, qui veut être unique comme ça? C'est vide. J'ai rarement la motivation pour écouter cet album. Un album de doute: "dit Tony, on prend quelle direction maintenant?" Le POP s'il-vous plaît!
Meilleure pièce: Turn it on Again

 

"And then there was the time that she performed, when nobody called for more"

Et puis est arrivé le temps où elle chantait, et personne ne criait pour en avoir plus.

De Duchess

Je n'aime pas vraiment Duke, mais je trouve quand même qu'il a un charme, comme s'il était vraiment ancré à son époque. Un peu comme pour Rain Dances de Camel. Par contre, Rain Dances de Camel était un changement de style, une recherche, vers quelque chose de qui mènerait vers d'autres accomplissements. Pour Duke de Genesis, c'est un peu comme deux styles qui se battent l'un contre l'autre, et les deux styles finissent mous et peu intéressants. C'est le point de rupture pour Genesis; ils doivent choisir entre essayer de cacher leur progressif, où le montrer. Sur Duke, le progressif se pointe le nez et espère n'être reconnu que par ceux qui connaissent le progressif (à l'exception des deux dernières pistes). Certains disent que Duke est supposé être un concept... Comment peut-on faire un concept avec une mixture de chansons d'amour et de prog sérieux? Je ne sais pas trop. Je crois que le concept n'a du sens que si nous enlevons la moitié des pièces.

Les 3 premières pièces sont définitivement un concept; l'histoire se suit, et elles sont habituellement jouées ensemble en spectacle... Les 2 premières pièces, soient Behind the Lines et Duchess sont un de mes moments préférés de l'album. Ce sont aussi les classiques retenus par les fans. Behind the Lines a un "riff" accrocheur et puissant, et la partie chantée ne tente pas d'être trop sérieuse et a un petit rythme pop intéressant. Behind the Lines par contre bénéficie probablement de sa position sur l'album; on est attentif. Duchess est sûrement le point culminant de Duke (déjà?). C'est une pièce semi-lente avec de forts synthétiseurs de Banks. C'est l'histoire d'une chanteuse (style diva je suppose) qui connaît le succès et finit par pâlir et disparaître. Tony Banks y réfère encore aujourd'hui pour décrire le futur de Genesis; c'est le temps que le groupe s'éteigne. Guide Vocal termine la trilogie d'une façon très douce et silencieuse, mais aussi très oubliable. Man of Our Times est juste mauvaise. Une autre de ces "power-ballade" avec un rythme vigoureux et lent, mais elle se répète sans arrêt et le refrain regorgeant (ou vomissant) de claviers à la Banks avec la ligne "Maaaaaan of our times"; pourri, mauvais; oubliable. N'oublions pas que c'est une composition de mon ami Mike Rutherford... Misunderstanding est un hit radio, vous la connaissez sûrement, elle est de Phil Collins et cela se sent. Pourquoi Genesis ont-ils acceptés de prendre des chansons de Phil et de simplement les coller sur Duke au hasard? Cela prouve que l'inspiration de Genesis n'était vraiment pas là. Si j'aime Misunderstanding? Pas vraiment. C'est le genre de chanson qui s'accroche à votre tête pour le reste de la journée; NOOON! Heathaze est la répétition quasi exact de Man of Our Times, mais en un peu meilleur. C'est une composition évidente de Banks; elle commence au piano avec la voix de Phil. Au moins, les mélodies sont belles, et le refrain est vraiment extraordinaire: positif chef! Reste que c'est encore une "power-ballade"; il faut être ouvert à cela. Heathaze semble avoir une énergie plus honnête dans sa lenteur. Turn It on Again est le plus gros hit de l'album; le public savait encore choisir à cette époque; deuxième point culminant! C'est de cette façon exact que Genesis doit combiner son progressif et sa pop. Le rythme n'est pas simple, mais en même temps accessible. Plusieurs choses font de cette pièce un superbe classique: 1) le rythme constant, fort, au rythme des pas 2) les changements d'accords originaux de Banks, 3) la fin avec le "Turn it oooooooon turn it on turn it on again!", etc. Une courte mais superbe pièce. Elle semble parler de la relation que l'on a avec les médias, je ne me suis pas trop attardé aux paroles, j'ai découvert cette pièce il y a longtemps. Alone Tonight est encore une foutue "power-ballade", encore une fois, meilleure que Man of Our Times, mais sans plus. Elle a un contrast plus élevé entre le refrain et le couplet; le couplet est silencieux, le refrain explose mais est vraiment rose bonbon. Alone Tonight met encore en vedette les superbes talents de Mike Rutherford pour la composition en solo (sarcasme). Cul-de-Sac semble commencer superbement, encore une fois avec les pianos de Banks, mais aussitôt qu'il tente de rendre le tout orchestral avec des synthétiseurs, je n'aime pas du tout. Les couplets et leur rythme sont biens, et Banks enchaîne les accords originaux. Si seulement il n'y avait pas de refrain à synthétiseur pourri. Quand même positif en général. Please Don't Ask est l'autre composition évidente de Collins; je crois que cela dit tout. J'aime mieux Please Don't Ask que Misunderstanding par contre. Les paroles sont plus honnêtes et moins évidentes. De la pop, de la bonne pop, presque touchante. Pour terminer, le groupe a décidé de fermer le tout avec ce qu'ils devaient considérer comme du bon progressif renouvelé pour leurs anciens fans; Duke's Travels. J'ai des mauvaises nouvelles pour vous messieurs: c'est de la merde! Banks, jette ces claviers par la fenêtre, je t'en prie, ils sonnent affreusement plastiques! Le tout essaie d'avoir de l'énergie et ne réussit qu'une minute vers la fin. En plus, c'est interminable! Plus de 8 minutes d'un style qui aurait pu se résumer. Pour améliorer la fin de Duke, qui est VRAIMENT LONG de toute façon,, transformez les 6 premières minutes de Duke's Travels en quelque chose de plus court, gardez la bonne fin, et gardez Duke's End, qui semble bien résumer la tonalité de l'album... De plus Duke's End a quand même de l'énergie, et on entend des choses qui nous rappellent Turn in on Again, à la façon de Los Endos pour les pièces de A Trick of the Tail. Et voici enfin la fin! Ouash! Je n'aime pas cette revue, la structure est absente... Je m'en fou! Notez que Duke a une longueur de 55 minutes, ce qui est extrêmement long pour un album qui est sorti en vinyl au départ. "Cut the crap out!"

En somme, les bonnes pièces semblent être 1) les pièces pop honnêtes et pensées, ou recherchées, 2) les pièces pop relevées de prog de façon intelligente. Elles sont: Behind the Lines, Duchess, Turn it On Again, Please Don't Ask et peut-être Heathaze ou Cul-de-Sac dépendamment de la journée, mais pas les deux le même jour!. Les mauvaises: 1) Les composition de Rutherford (Mike and the Mechanics! Ouash!), soit Man of Our Times et Alone Tonight, 2) les pièces progressives ratées (Duke's Travel), 3) les pièces oubliables comme Guide Vocal, et les Rutherford encore...

Genesis était sur le point d'enfin abandonner ces mur de claviers, de se réinventer, et de marquer la musique pop. Une chose est certaine, si le groupe avait continué sur le chemin de Duke, la décénnie aurait été terrible. J'ai récemment obtenu le coffret Archives #2 1976-1992, qui présente plusieurs pièces jamais parues sur les albums officiels. Le coffret est superbe et offre des bijoux qui auraient dûs être sur leurs albums respectifs, mais les pièces jamais parues qui ont été enregistrées à l'époque de Duke sont à mon avis les moins intéressantes. Ceci est encore une fois une preuve que l'inspiration des membres de Genesis était plus ou moins absente à cette époque creuse. En relisant ma revue, je considère que j'ai été généreux envers cet album...

Simon L. 31 janvier 2004

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Vos commentaires;

Miss Banks, 11 novembre 2005
Je ne suis pas du tout d accord avec toi sur ta facon de critiquer l'album Duke. Tu ne fais que de le descendre et tu n arrete pas de critiquer Tony Banks. Alors etant donné que:
- c'est de mes albums préférés
- je suis une + qu'admiratrice de Tony
je me permets de te corriger.
Certes, je ne vais pas mentir en disant que la musique de genesis a beaucoup changé au fil des années, mais est ce une raison pour les descendre a ce point? certes, l album n a rien a voir avec The Lamb, mais il est quand même tres beau a ecouter, & personnellement je neme lasse pas de l'écouter, & particulierement Duke's travel, que tu descend negligement. Je trouve scandaleux tes propos suivants : "Duke's Travels. J'ai des mauvaises nouvelles pour vous messieurs: c'est de la merde! Banks, jette ces claviers par la fenêtre, je t'en prie, ils sonnent affreusement plastiques" Si tu crois si malin de les critiquer, compose, ecrit et apres on parlera. le jour ou tu sauras aussi bien jouer que les musiciens & aussi bien chanter que Phil Collins on en rediscutera...
Enfin tout ca pour dire que je ne suis pas d accord du tout avec toi.
(Ajout de SImon; je ne prétend pas être meilleur musicien que ces gens, mais cela n'a rien à voir avec le débat. Toi, chantes tu aussi bien que Céline Dion? Non? Alors tu te dois de l'aimer, selon ton argument... Mais bon, je crois que j'ai été un peu dur avec Duke... Maintenant je lui donnerais bien un... 5)

 

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