EMERSON
LAKE AND PALMER
Retour à la
page d'accueil

De gauche à droite : Keith Emerson, Greg Lake, Carl Palmer
Le (The, Ze) super-groupe des années 70. Par "super-groupe", je veux dire un groupe formé de musiciens connus provenant d'autres groupes à succès... Le pianiste-claviériste Emerson nous provient de The Nice, Greg Lake le bassite-guitariste-chanteur arrive directement de King Crimson (il apparaît sur In The Court of the Crimson King) tandis que le préposé aux caisses, Greg Lake, nous vient de Atomic Rooster (malgré qu'auparavant, il "battait" pour The Crazy World of Arthur Brown).
La vérité est qu'il n'y a pas grand chose à dire sur Emerson Lake and Palmer que vous ne savez probablement pas (dans cette introduction du moins). Le trio a obtenu un succès immédiat avec son premier album éponyme qui, plus sobre (relativement...), contient la ballade archi-connue Lucky Man (oooooh, what a lucky man... he was!). C'est en effet un album révolutionnaire qui amènera le groupe vers une gloire bien méritée. Les "vrais" du rock pourront par contre facilement reprocher à Emerson Lake et Palmer de jouer dans l'excès. En effet, on peut souvent avoir l'impression que les trois hommes ne jouent que pour démontrer leur talent avec leurs instruments... Et parfois, les mélodies semblent manquer, au profit de passages musicaux extrêmement compliqués (presque ridicules). Une chose est sûre, si le trio aime bien montrer son talent, on ne peut pas lui reprocher de ne pas en avoir... Certaines pièces comme Tarkus et Karn Evil 9 sont des classiques définitifs du genre.
Le groupe s'est démantelé en 1979 avec la vague disco-punk, et après Love Beach, un album dont la couverture dit tout (ouash!). Tous les membres du groupe ont trouvé des emplois... Palmer s'est retrouvé avec Asia (super-super-groupe néo-pop-progressif des années 80) et Emerson s'est mis à écrire des trames sonores pendant que Lake se battait pour avoir une carrière solo. À un moment, Emerson et Lake se sont regroupés pour former ELP avec le batteur Cozy Powell (le fait d'avoir un nom de famille qui commence par "P" était-il un pré-requis?). Un seul album éponyme est apparu et ce fût tout, jusqu'aux années 90, où les trois membres originaux se sont remis à écrire de la musique qui obtenue du succès modéré... Maintenant, Lake a perdu cette voix qui a fait de lui probablement l'un des meilleurs chanteurs de rock et Emerson souffre d'une main qui ne suit plus toujours ses ordres... Par contre, gageons que tous leurs concerts sont pleins à craquer.
ELP, c'était le groupe d'aréna par excellence, avec son puissant son. Souvent, le groupe s'inspira de compositions classiques déjà existantes et les transforma en "rock". Parfois avec succès (Hoedown, Jerusalem), et parfois avec un succès mitigé (Pictures at an Exhibition). Ce groupe a été si populaire qu'on en vient à se dire que c'est peut-être un des problèmes de la bande... Les albums vinyls d'Emerson Lake and Palmer ramassent en ce moment de la poussière dans tellement de sous-sols québécois! Où est la différence entre les autres groupes progressifs et Emerson Lake and Palmer, pourquoi ELP a eu tant de succès? On pourrait sentir un goût plastique dans notre bouche en écoutant Brain Salad Surgery et en se disant qu'à l'époque, c'était presque du "pop". Pour ma part, je n'étais pas là à cette époque, et je ne sens pas les effets de ceci ; pour les jeunes qui m'entourent, cela reste en général de la musique extraterrestre.
Bref, il est difficile de comprendre ce phénomène qu'est ELP. Je dis ceci ; ne nier pas Emerson Lake and Palmer parce qu'ils étaient peut-être un peu prétentieux par moments, mais surtout, ne les surestimez pas. Oui, il y a un juste milieu, et ELP mérite notre respect.
Simon L. 21 mars 2003
Laissez vos commentaires concernant cet artiste!
Vos commentaires;
Gaétan G.,
22 octobre 2004
Je suis un méloman et j'adore E.L.P. particulièrement Keith
Emerson. En 1977 quelques jours avant le spectacle au stade
olympique à Montréal avec l'orchestre symphonique, je suis
entré illégalement pour voir la scène et l'intallation des
équipements.
J'ai beaucoup plus de vidéos et de photos du groupe, d'albums
que l'internet nous fait voir. Je te félicite pour ton site. Je
n'ai jamais vu un groupe aussi critiqué que ELP et surtout Keith
Emerson. J'aime énormément Karn evil 9 et Tarkus. Elton John
était jaloux de voir que Keith a eu le fameux clavier yamaha
gx-1 en 77. Emerson a été rejeté par le monde du classique et
le rock en même temps. Sa vrai raison de vivre était le jazz
malgré son bagage classique, honky tonk et tout, il a un bon
répertoire et a même impressionné quelques grand pianiste
classique, toujours controversé mais totalement faux de dire que
ELP ont une musique prétentieuse ou froide. Qu'aurait-il fait
Mozart à la même époque que Keith, probablement comme lui à
l'arrivée des synthétiseurs. Pas pour rien que Bob Moog
l'inventeur est allé voir Keith en premier pour expérimenter
son jouet. Moi je vois de profondes émotions humaines même dans
Karn evil 9, 3e impression avec son jeu d'orgue qui précéde la
guerre. Beethoven n'a t-il pas été dur dans sa musique mais
digne de la souffrance humaine qui se vie sur terre ainsi que la
vie le bonheur. Saviez-vous qu'on croyait qu'il avait enregistré
avec l'aide de la nasa à cause de la qualité sonore de leurs
albums à l'époque, que Keith aurait composé mais ne voulait
pas être un pepsi-cola (son expresssion) à la venu du disco des
groupes comme Kiss et la radio ne voulait que des pièces de
queques minutes, fin des années 70 et ELP décide à toute fin
de se retirer, de prendre une longue pause. Aucune composition et
aucun album (a part l'album live) de 73 à 77. Il a fallu pas
moins de 4 albums avant de voir la photo des gars soit Trilogy.
Je crois qu'ils sont en avance sur le temps et que d'ici 20 ans
ils feront surface disons dans nos médias et chez les plus
jeunes car ils se font vieux ELP et Keith a de sacré problème
avec ses doigst une maladie rare enfin qui traîne depuis fort
longtemps. S'il avait pas donné autant de temps à explorer le
synthé nous aurions vu d'autres oeuvres mais le travail a été
fait et vivre EMERSON!!, Savais tu que Palmer a trimé 10 heures
par jour 7 jours sur 7 a pratiqué avant de faire le premier
album, Keith est exigeant mais Palmer est fière aujourd'hui! Je
vois des jeunes de moins de 20 ans découvrir ELP ils reviendront
dans les mémoires car l'histoire ne peut dénigrer un groupe
aussi puissant, il s'agit plus que de vedettes ou un juke box,
mais de virtuoses compositeur et Emerson est un savant musical
incontournable.
![]()
1970 Note: 9 (Meilleur album) 1) The Barbarian 2) Take a Pebble 3) Knife-Edge 4) The Three Fates 5) Tank 6) Lucky Man Le premier et dernier album où la faîcheur
et l'innocence se font vraiment sentir chez Emerson Lake
and Palmer... Superbe. Peut-être leur meilleur, presque
sans tache. |
|
"Disturbing the waters of our lives"
En brouillant les eaux de nos vies
De Take a Pebble
Qu'entend-je? Qu'ouis-je? Que vois-je? (Barrez les fautes)... Oui! Emerson Lake and Palmer ont déjà été de jeunes compositeurs frais et innocents avant-gardistes! Avant-gardiste, cela s'applique à une bonne partie de leur oeuvre, mais innocente? Hmm... Admettons que cet album n'est pas le plus innocent des albums qui aient existés, mais, considérant le reste de la collection d'ELP... Écoutez cet album éponyme et ensuite, essayez d'écouter Karn Evil 9 qui est venu quelques années après, ou des pièces comme les versions de Fanfare for the Common Man ou de Jerusalem... Je suppose que, d'avoir tous été dans des groupes assez importants auparavant (Greg Lake dans King Crimson!!!) n'aura pas réussi à rendre les membres d'ELP trop pompeux (pas encore en tout cas). Lorsque j'écoute Emerson Lake and Palmer, j'ai peine à m'imaginer qu'un album comme celui-ci puisse être paru en 1970! Quelques mois auparavant, nous étions toujours dans les années 60, et des pièces comme Tank ou The Three Fates, avec la superbe production de l'album (merci Eddie Offord!), n'ont rien pour me rappeler la décénnie 60-69.
The Barbarian est sans aucun doute un des débuts d'albums les plus "méchants" que je connaisse. Le son de basse attaque et donne le ton. Pour le reste, la pièce est un espèce de mélange rapide de piano et de basse difficile à suivre, après tout, c'est inspiré d'une oeuvre classique du type Allegro, et, ceci est peut-être un pré-jugé flagrant, mais un(e?) artiste du nom de Bela Bartok ne peut pas composer quelque chose de très "normal". Une chose est sûre, il ou elle ne faisait pas partie du courant romantique! Les changements de tempos et les rapides dégringolades de piano le prouvent, ils prouvent aussi que Keith Emerson est un pianiste hors pair. Déjà, à ce moment, les membres du groupe exposent leurs talents à leurs instruments respectifs. Je suppose que c'est de l'honnêteté en quelque sorte : "tout de suite, nous vous avertissons que dans le futur, nous serons des exhibitionnistes musicaux". Mais quand même, The Barbarian est de la méchanceté honnête! Ensuite Take a Pebble représente une de meilleurs compositions de Greg Lake (sinon LA meilleure, mais ne nous prononçons pas trop vite). La pièce est structurée comme suit :chant - guitare douce - superbe piano - retour au chant du départ. Enfin libéré de la production moyenne de In The Court of the Crimson King, Greg Lake peut vraiment démontrer ses talents de vocaliste. Quel chanteur! Avec Peter Gabriel (à qui il ne ressemble pas du tout), il est l'un des meilleurs! La façon dont il chante "disturbing the waters, of our liiiiiiiiiives!!!" est si belle que j'en suis toujours surpris. Même si ici, les membres montrent encore leurs talents, c'est avec une plus grande subtilité qu'ils abordent le tout. La guitare n'est pas grandiose, mais tellement bien travaillée... Et le solo de piano ne veut pas trop se dévoiler, et reste toujours gêné, mais si structuré et mélodique... Et puis Lake revient pour nous rechanter ses belles paroles. Greg Lake est un extraordinaire compositeur... s'il le veut bien. Knife-Edge est peut-être le moment faible de Emerson Lake and Palmer, mais quand même, je me souviens clairement d'avoir été accroché à ma première écoute. La chanson tente de redonner de l'énergie brute à l'album après le calme de Take a Pebble, et je crois qu'elle réussi cette tâche, même si les passages musicaux sont plus ou moins bons, les parties chantées sont très biens. Maintenant, pourquoi tous semblent enlever du crédit à The Three Fates??? Clotho, Lachesis et Atropos sont des dieux (déesses?) grecques. Je connais bien des choses sur la mythologie grecque, mais mes lectures récentes étant en anglais, je ne sais pas trop si "The Three Fates" sont des hommes ou des femmes! Mais je crois que ce sont des femmes, car (sans être sexiste), elles sont associées à des fils de couture... Les trois destinés? Qu'est-ce en français? En gros, elles ont le contrôle sur la vie des humains. Clotho déroule le fil pour vous donner votre vie, Lachesis le mesure et décide en gros de son chemin, et Atropos la terrible coupe votre fil! Je crois que le début (Clotho), vraiment axé sur l'orgue du Royal Festival Hall, n'est pas le meilleur moment... Mais quand même pas si déplaisant. Lachesis par contre, est peut être, mis à part Take a Pebble, mon autre moment préféré de l'album. Emerson se donne à fond sur le piano dans un doux solo envoûtant, quel pianiste! Atropos est le genre de moment auquel je fais référence lorsque je parle du fait que j'ai peine à imaginer que Emerson Lake and Palmer soit paru en 70! Quelle cacophonie contrôlée et intelligente! Un trio d'orgue et piano qui démontre la rudesse d'Atropos; puissant! Tous semblent s'accorder sur le fait que The Three Fates est le moment moindre de l'album. Donnons du crédit à Emerson ; je ne suis pas d'accord avec cet accord général. Tank a aussi ses ennemis... Elle m'accroche. Pourquoi haïr les solos de batteries avec tant de passion? Et même si nous essayons d'oublier ce solo, les parties musicales de la pièce ne sont pas si mauvaises que cela! Le "riff" de sonorité étrange produite par Emerson à la fin est quand même intéressant, le début aussi. Pour ce qui est du solo de Palmer, j'en aime chaque seconde. Encore là, un moment très "non-1970"! Le solo devient vraiment violent vers la fin avec ses battements continus sur les cymbales... Très excitant. Lucky Man n'a pas besoin de présentation. "Oooooh, what a lucky man, he was!". Si vous ne reconnaissez pas sur le moment, il est fort probable que vous reconnaissiez en entendant. Encore là, une belle composition pop de Lake qui cri "ne croyez pas que nous ne pouvons pas apprécier une belle pièce simple et douce quand elle se présente!", par contre, à la fin de Lucky Man, Emerson fait résonner étrangement son clavier comme pour ajouter son "mais..." à la fin! Représentatif d'Emerson Lake and Palmer : nous pouvons faire de belles mélodies... mais...
Pour l'instant, je n'ai vraiment qu'écouté Emerson Lake and Palmer et Tarkus, et je dois dire que, malgré le consensus qui appui fortement Tarkus, je crois préférer cet album éponyme, avec une bonne longueur d'avance. Emerson Lake and Palmer semble ne pas avoir de défaut criant pour moi, comparé à certains passages un peut "bof" de Tarkus. Ce frais vent d'innocence est sûrement à l'origine de ce sentiment agréable. S'ajoute aussi l'effet de surprise. J'avais commandé cet album sur un coup de tête, je n'ai rien regretté. Un classique, avec une pochette classique! Quelle belle pochette! Et quand on l'ouvre, on voit que l'aile gauche de la colombe (je crois) épouse le contour du crane d'un homme. Alors qu'il pense, il s'envole vers la liberté d'expression (oh la! Quelle profondeur d'esrpit! Quel sarcasme envers moi même aussi! Hihi!). Mais vers quoi s'envole vraiment notre trio infernal? S'il vous plaît! Gardez vos belles mélodies douces! Non! Noooon!!! Trop tard... Mais quand même, du bon matériel s'en vient, Tarkus, n'a pas l'amour global de la communauté sans raisons...
Simon L. 6 juin 2003
Laissez vos commentaires concernant cet album!
![]()
1971 Note: 6 1) Tarkus 2) Jeremy Bender 3) Bitches Crystal 4) The Only Way (Hymn) 5) Infinite Space (Conclusion) 6) A Time and a Place 7) Are You Ready Eddy? Calmons-nous,
calmons-nous... Loin d'être ce que l'on prétend ce Tarkus,
mais quand même, de l'énergie à en revendre, sur au
moins la moitié du disque... Un peu surestimé. |
|
"The weaver in the web that he made!"
Le brodeur dans la toile qu'il a fait!
De Mass dans Tarkus
Emerson Lake et Palmer entrent finalement dans le rock progressif classique à fond la caisse... Où sont ces douces mélodies? Enfin... L'énergie y est, là, je ne peux pas dire le contraire, mais adieu Take a Pebble, adieu Lachesis... Notre trio est enfin très conscient de son talent, et il ne ménage pas les efforts pour rendre les auditeurs aussi conscient de ce fait qu'eux-même! Les passages musicaux pompeux et des paroles "over the top" qui les font probablement rougir de honte en ce nouveau millénaire sont au rendez-vous. Franchement Lake! "Can you believe God makes you breath? How did he lose six million jews"!?! De quoi parles-tu là? T'es complétement déliré! (Se traduit comme : pouvez-vous croire que Dieu vous fait respirer? Comment a-t-il perdu six millions de juifs?...) Heureusement que ces paroles ne sont pas là pour entacher le gros morceau de l'album : la pièce titre.
Tarkus est souvent votée comme une des pièces les meilleurs et les plus importantes du progressif. À ce moment, il y avait une espèce de compétition avec les chansons épiques, et Emerson Lake and Palmer sont dans les premiers à en avoir fait usage... Van der Graaf Generator avec A Plague of Lighthouse Keepers, Genesis avec Supper's Ready, Yes avec Close to the Edge... Toutes des pièces de plus de 20 minutes (Close to the Edge est très près de 20 minutes si je me souviens bien). Je ne crois pas que Emerson Lake and Palmer gagne la compétition, car je préfère toutes les chansons de 20 minutes énumérées ci-dessus à Tarkus... Même Gryphon, avec leur (Ein Klein) Heldenleben en 1975 surpasse Tarkus à mon avis! Reste à voir ce que ELP ont fait en 1973 avec Brain Salad Surgery et son Karn Evil 9 qui dur plus de 30 minutes en s'étendant sur deux côtés d'album... Mais quand même, toutes ces longues pièces épiques énumérées sont de qualité remarquable; ne pas être aussi superbe ne veut pas dire que nous ne valons rien en soit. En effet, Tarkus est néanmoins le point fort de cet album, et sans aucun doute, un débordement d'énergie. Je crois simplement que certains passages musicaux reviennent trop. L'histoire aussi, ne vaut pas grand chose; plus amusant qu'autre chose... Un monstre en forme de tatou mécanique (voir pochette) sort d'un volcan et fait des dégâts jusqu'à ce qu'il rencontre une manticore qui renvoie le tatou dans les eaux, où celui-ci semble reprendre des forces pour revenir plus tard (dans un futur Tarkus #2 peut-être, mais franchement, cet épisode ne m'intéresse pas plus que "Freddy 38", ou la suite du film "un flic à la maternelle", qui, espérons-le, ne verra jamais le jour...). Donnons encore du crédit à Greg Lake, car il chante encore superbement ses parties, et les meilleurs parties de Tarkus sont donc Stones of Years, Mass et Battlefield je suppose... La basse est top-notch pour Stones of Years... Bien que je mélange souvent les noms. Comme je disais, les passages musicaux ressemblant au superbe Eruption reviennent sans arrêt, bien que ce soit un superbe moment, une fois semble être assez. Iconoclast ne ressemble pas tellement à Eruption, mais c'est l'impression que l'on a... Que j'ai en tout cas. Mass aussi a de bons "riffs" et les lignes chantées sont très intéressantes... Par contre, Manticore vient rendre redondant le thème de la chanson en reprenant quelque chose du type Iconoclast qui elle, ressemblait de loin à Eruption. Pour Battlefield, Lake revient chanter, vive la voix de Lake! Les mélodies sont dans ces passages vraiment... Des fans semblent ne pas vraiment apprécier Aquatarkus, j'aime bien personnellement... Emerson s'amuse un peu avec les sonorités de ses claviers. J'aime cette partie plus que Manticore et Iconoclast en tout cas... Malheureusement, lorsque vous croyez la chanson finie, le bout répétitif revient! Enfin, je crois que cette fois, c'est presqu'identique au début; Eruption. Et voilà, c'est fini pour Tarkus, mais détrompez-vous! Juste pour les parties chantées, Aquatarkus et le riff "killer" qui est le thème principal de Tarkus, cette chanson se mérite un A- très près d'un A! C'est un classique, mais simplement, moins classique qu'on le prétend pour moi... La courte Jeremy Bender est une petite chanson très "Ouest Américain" pour dégonfler un peu le pompeux de Tarkus, amusant, sans plus. Bitches Crystal, j'aime bien! Rapide jeu de touches pour Emerson et Palmer pendant que Lake cri sur une mélodie répétitive mais quand même bonne. Le refrain est particulièrement bon "Evil learning, people burning...". C'est ici que tout se gâche avec la pitoyable The Only Way qui, je l'espère, est profondément oubliée par ses compositeurs... C'est d'ailleurs celle-ci qui comporte les paroles à propos des juifs que j'ai mentionné dans l'introduction... L'orgue est trop présent, et lent, la mélodie chantée pourrait être bonne, si simplement elle n'était pas prise dans cette pièce assez pathétique. Par contre, j'aime bien quand la chanson accélère, et finalement on oubli l'orgue, le rythme de batterie est mieux, même si la mélodie est la même; solution, couper la première moitié de la chanson, qui me fait grincer des dents, par contre, la mélodie ne vient pas améliorer la "pathéticité" des paroles! La conclusion Infinite Space est plus ou moins originale, et rapidement oubliée, du "noodling" à la Emerson Lake and Palmer par excellence; comment remplir de l'espace avec du pseudo classique. A Time and a Place est probablement, avec Bitches Crystal, ce qu'il y a de mieux sur cette deuxième moitié d'album, pourtant, elle n'a rien de tellement impressionnant. Disons que c'est une pièce typique pour le groupe. Déjà mieux que "médiocre". "Save me from this shallow land"! et "Show me those who understand!", et certaines sonorités d'Emerson me plaisent beaucoup, même si elles me rappellent des sons de consoles de jeux vidéos, nostalgie! Are You Ready Eddy est une blague envers l'ingénieur Eddie Offord... Encore là, amusant sans plus, c'est un espèce de rock'n'roll classique pas très imaginatif, mais qui réussi quand même à rendre l'album un peu moins sérieux, ce qui l'aide probablement.
Finalement, Tarkus fait l'album. Je suis à peu près certain qu'un album constitué d'un paquet de chansons du style et de la qualité de celles qui se trouvent sur la deuxième moitié de cet album serait considéré comme le pire de l'histoire d'Emerson Lake and Palmer (je ne peux pas me prononcer sur Love Beach! Désolé...). Ce qui en dit assez long je crois. Je ne peux pas me permettre de louanger Tarkus autant que les autres, qui semblent oublier ce ramassi de chansons moyennes. Mais quand même, Tarkus se tient debout avec puissance. De plus, on a encore une belle pochette! J'aime bien les couleurs, et je crois qu'elle ne tente pas de cacher le ridicule du sujet de la chanson Tarkus... Vraiment, je conseillerais encore l'album éponyme au lieu de celui-ci. Jamais une chanson du style Tarkus n'aurait pu s'y retrouver, à cause de la grandeur de l'instrumentation et du sujet, mais c'est ce qui fait, dans un sens, le charme de Emerson Lake and Palmer, l'album.
Simon L. 7 juin 2003
Laissez vos commentaires concernant cet album!
![]()